Chuchotis Marins -

Trois petites choses littéraires (décembre 2017)

J’aime ces petits rendez-vous du dimanche sur le blog, de moi à moi et de moi avec vous, quelques minutes volées à nos emplois du temps surchargés pour venir vous écrire ici. Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de trois petites choses, qui sont en vérité de petits bonbons littéraires, et qui ont accompagné (embelli !) ma semaine.

  • Petit pays, Gaël Faye ♥

Il y a, d’abord, ce petit roman bouleversant dont les dernières pages m’ont fait monter les larmes aux yeux. Je l’ai refermé, bouleversée, incapable de faire un geste. Dans les rayonnages il était à côté de Chanson douce, que je voulais lire depuis longtemps, collés l’un contre l’autre alors je les ai pris tous deux. Je n’avais pas le cœur à les séparer. C’est l’histoire de Gabriel et sa bande de copains (qui m’a d’ailleurs fait penser aux aventures du Petit Nicolas), de leur enfance heureuse au Burundi, petit pays d’Afrique, avant que n’éclate la guerre et l’épuration ethnique. Je connaissais Gaël Faye (très rapidement) en tant que rappeur et compositeur, pas du tout comme écrivain. Ce premier roman à la narration impeccable, petit bijou empreint de poésie malgré l’horreur, est un petit chef d’oeuvre que j’ai eu envie d’offrir à tout le monde.

  • La page suivante, Les mots ailés

La semaine dernière, Céline nous présentait sur son blog sa dernière création, de petites vidéos intimistes et artistiques sur les livres qui ont marqué sa vie. Et je suis absolument enthousiasmée ! Le deuxième épisode, sorti hier, met en lumière un roman jeunesse et fantasy de Pierre Bottero : Ellana. Je ne suis pas très fantasy, mais plus jeune je me rappelle avoir adoré La quête d’Ewilan (dont Ellana est le spin-off) du même auteur, alors je suis bien tentée de découvrir celui-ci. La vidéo vaut vraiment le détour, rien que pour ses jolis plans et la voix douce de Céline nous lisant quelques lignes. Idéal pour prendre une pause douceur à l’heure du thé.

  • Le cœur battant de nos mères, Britt Bennett.

Il était posé là, en évidence, dans le coin « Nouveautés » de ma bibliothèque. Attirée par sa couverture colorée et le titre qui me disait quelque chose, je l’ai emprunté. Je n’en suis encore qu’au chapitre Quatre mais je suis déjà conquise par ce premier roman d’une jeune femme de 27 ans (je suis toujours admirative – voire un peu envieuse, soyons honnête – devant l’âge de certains artistes…). C’est l’histoire de Nadia, 17 ans, dont la mère vient de se suicider et qui vient d’avorter (beaucoup de traumatismes pour une seule jeune fille…). Dans la communauté religieuse noire et stricte qui l’a vue grandir, elle doit en plus endurer leur jugement et les silences de son père. J’aime beaucoup le style, à la fois simple et percutant, de ce roman à la deuxième personnes du pluriel. Qui est ce nous narrateur et mystérieux ? Un récit captivant parfait pour les jours froids d’hiver.

 

Et vous, que lisez-vous  en ce moment ? Quelles sont les œuvres qui vous ont enthousiasmés ?

Novembre

Novembre est un drôle de mois, coincé entre deux saisons, plus tout à fait automne ni encore hiver. En somme il ne s’y passe pas grand chose, si ce n’est l’excitation de Noël à venir qui commence à monter. J’exagère un peu quant à son vide sidéral supposé : il y a eu le NaNoWriMo aussi. Et puis j’ai lu de très bon livres (ce fût un excellent cru de ce point de vue) et écouté de tas de podcasts inspirants (La Poudre notamment. C’est un podcast féministe très agréable à écouter, et la voix douce de Lauren Bastide est un régal pour les oreille. Courez-y si vous ne connaissez pas encore), alors ce n’est pas tout à fait un mois inutile, pas vraiment. D’ailleurs, aucun ne l’est. Il y a même un peu de magie dans ses jours raccourcis, des paillettes parsemées par-ci par-là, mais je suis quand même contente qu’il soit passé. Bienvenue froid Décembre au ventre rebondi de bonhomme bien nourri, aux joues rougies par le vent et à la tignasse blanche de neige. (Je crois que vous avez compris où je voulais en venir : c’est Noël !)

En Novembre il y a eu le Black Friday, et cette opération marketing m’a mise un peu en colère. J’ai trouvé qu’on marchait sur la tête, à ne pas voir que notre consommation effrénée mettait la planète à mal, que la mise en garde des 15 000 scientifiques à la Une du journal Le Monde n’avait pas eu l’effet escompté. Oui, j’ai eu mal au cœur de voir cette course aux bonnes affaires qui n’en sont pas. Ce jour-là j’ai été assaillie de mails, de sms et de publicités jusqu’à la nausée, me poussant à dégainer ma carte bancaire plus vite que mon ombre. Parce que vous le valez bien, tu sais. J’ai résisté, enfin ce n’était pas bien compliqué car je n’avais besoin de rien, vraiment. J’ai même eu envie d’écrire un article sur ce phénomène venu des états-unis, un petit Black Friday, non merci avant de finalement décider d’en parler rapidement ici, dans cet article novembrien un peu fourre-tout. Parce que nous valons tellement mieux que ça, et que nous ne sommes pas que de simples consommateurs ni des vaches à lait. Alors, à ma manière, j’ai décidé de boycotter ce Vendredi Noir et de le transformer en un Green Friday un peu moins vide de sens. (J’ai juste fait des sablés au lieu d’aller faire les magasins, ça compte ?)

En Novembre, c’est aussi le mois des courses de Noël pour les plus rapides. J’ai commencé à réfléchir à mes cadeaux, que je voulais le plus Zéro déchet et le plus éthiques possible. J’ai sorti un stylo et mon plus beau carnet et me suis attelée à la tâche difficile d’attribution des cadeaux. J’ai écrit, raturé, listé, et débattu avec moi-même pour enfin tomber d’accord. Alors voilà, je crois que j’y suis presque, je n’ai plus qu’à confectionner tout ça. J’ai aussi découvert grâce à Instagram deux très belles marques françaises de bougies, que je rêve maintenant de m’offrir (et d’offrir). Voici les liens, si cela vous intéresse : La Belle Mèche et La bougie Herbivore. Elles sont éco-responsables, non testées sur les animaux, fabriquées à partir de cire de soja naturelle et le prix est vraiment raisonnable : que demander de plus ?

Et puis sur Twitter je suis tombée sur cette chouette idée de calendrier de l’Avent inversé, qui consiste à mettre chaque jour dans une boîte un objet utile de la vie quotidienne (dentifrice, savon, crème pour les mains, paire de gants…), et de l’offrir à la fin à une personne dans le besoin. J’ai eu envie de partager avec vous cette belle initiative, qui évite de participer à la surconsommation et d’aider une personne en difficulté.

Finalement, je crois que Novembre n’aura pas été si moisi. Comment était le vôtre ? Sur cette entrevue je vous laisse, j’ai encore quelques sablés de Noël à grignoter avant disparition complète de l’espèce. (Oh, noooon !)(C’est que j’abrite à la maison un amoureux gourmand voyez-vous)

Scones à la farine de châtaigne et aux noix (VGL)

Chers petits petons gelés par le froid hivernal,

Courez vous enfouir dans de grosses chaussettes épaisses, à défaut de vivre avec un chat-bouillotte chaud comme un radiateur (ce n’est pas mon cas, malheureusement…). Hum, bon, je ne voulais pas commencer comme ça. En fait, je voulais vous parler de scones.

Il y a quelques années, je suis partie faire du WWOOFING à Cambridge. Il n’est question ni de chien ni d’aboiement dans cette phrase, mais bien d’une idée tout à fait géniale pour étancher sa soif de voyages et de connaissances : le wwoofing consiste à travailler dans une ferme écologique, quelques jours par semaine, en échange du gîte et du couvert. Je suis donc partie trois semaines à Cambridge, et croyez-moi ce fût une expérience que je n’oublierai pas de sitôt. Cambridge est une ville magnifique, et la campagne anglaise encore plus.

Trois jours par semaine, j’avais pour mission de cueillir et d’empaqueter des framboises bio pour une coopérative (je revois monsieur G., mon hôte, la bouche pleine de framboises m’expliquer dans un sourire malicieux qu’il fallait les goûter pour voir si elles étaient bonnes. Moi je n’osais pas, évidemment, mais il m’y encourageait fermement. C’était l’homme le plus adorable que j’aie jamais rencontré et il était végétarien, chose que je trouvais absolument bizarre à l’époque).

Le reste du temps, je partais explorer la ville au grès de mes envies. Je me souviens avoir pensé que je ne pouvais décemment pas quitter cet endroit sans avoir au moins une fois eut le plaisir de m’offrir un vrai teatime à l’anglaise, alors dans mon petit cahier noir j’avais écrit une liste de salons de thé (‘tearooms‘) à tester. J’en avais choisi un qui me paraissait bien, il s’appelait Harriet’s je crois (je vous dis ça de tête, je ne suis pas allée vérifier), et je m’étais installée à cette petite table près de la fenêtre. Et là, sur une petite assiette, on m’avait apporté deux jolis scones ronds et joufflus accompagnés d’un petit pot de clotted cream (qui est une sorte de crème fouettée comme seuls les anglais ont en le secret) et de confiture de fraise. Cet après-midi-là je me suis régalée de douceur et de thé, et me suis promis d’essayer de refaire ces scones une fois rentrée en France, avec l’emporte-pièce spécial que j’avais acheté là-bas.

Plusieurs années ont passé depuis cette aventure, mais mon affection pour les scones n’a jamais cessé. Seul changement : je ne les fais plus ronds désormais, mais triangles, et c’est tout aussi bon (la vérité c’est que ça prend moins de temps, et courir après le temps est une de mes activités les plus régulières…).

Pour 8 beaux scones

 

  • 250g de farine de blé
  • 50g de farine de châtaigne
  • 50g de sucre complet
  • 1 pincée de sel
  • 1 càc de bicarbonate de soude
  • 1 càS de vinaigre de cidre
  • 2 càS d’huile d’olive
  • 30 cerneaux de noix en petits morceaux
  • un peu de lait végétal

 

Préparation

Dans un saladier, mélanger les ingrédients secs : farines, sucre et sel. Ajouter le bicarbonate et le vinaigre par dessus (ça va mousser et faire pschitt ! ), puis mélanger et verser l’huile d’olive.

Ajouter les cerneaux de noix, bien mélanger et verser le lait peu à peu jusqu’à former une boule pas trop collante.

Étaler la pâte sur un papier sulfurisé en un cercle un peu épais, et couper au couteau 8 parts égales (enfin, essayer). Les décoller et les écarter les uns des autres pour ne pas qu’ils se touchent.

Enfourner à 180°C pour environ 13 minutes. Ça paraît court mais ils cuisent vraiment très vite !

Petites notes :

  • Vous pouvez poussez la décadence encore plus loin (je ne vous en voudrai pas) en ajoutant des pépites de chocolat noir (miam !), ou des raisons secs, ou des cranberries, ou… ce que vous voulez d’un peu sucré.
  • L’huile d’olive peut être remplacée par de l’huile de coco ramollie, et c’est encore meilleur d’après moi. Mais par souci de simplicité (car je pense que chacun en a dans ses placards) et de « localité », j’ai préféré utiliser de l’huile d’olive.

« Lire, c’est voyager  » : trois livres, trois univers

Salut les petits amis, j’espère que vous allez bien et n’êtes pas (encore) (trop) frigorifiés. (Moi c’est limite…)

Avez-vous remarqué comme le temps semble ralentir ces temps-ci, comme si l’automne avait déjà laissé place à l’hiver en s’en allant sur la pointe des pieds ? Il fait nuit de plus en plus tôt, et les arbres sont maintenant aussi nus que des nouveaux nés : je crois que l’on est bel et bien entrés dans cette période de l’année où la seule activité satisfaisante consiste à sortir du lit le plus tard possible et de boire du chaud, du chaud, et encore du chaud ! (Vive le lait d’épeautre au cacao, si réconfortant par les temps qui courent). J’ai déjà envie de préparer des sablés aux Quatre-épices en écoutant des chants de Noël, comme tous les ans à la même période. Plus cliché on meurt (mais ne mourrez pas, s’il vous plaît. J’ai besoin de vous pour lire cet article, hein)

Quelle meilleure période de l’année que celle-ci pour rester chez soi avec un bon livre ? (je veux dire, à part l’été. Mais l’été on va aussi à la plage alors ça ne compte pas). Cet article attend dans mes brouillons depuis plusieurs semaines déjà, car je dois vous avouer quelque chose : lorsque je me suis lancée dans le NaNoWriMo – que j’ai malheureusement arrêté, faute de temps – j’ai vraiment eu du mal à concilier ce challenge avec mon blog. Comme si cette avalanche de mots était trop pour un seul esprit et menaçait de se déverser tel un torrent en furie. Bref, ce fût compliqué.

Mais me revoilà, pour vous parler de trois lectures récentes qui m’ont bien plu et que j’aimerais vous faire découvrir !

Voyager… au pays du Soleil Levant

 

J’aime le nattô – Julie Blanchin Fujita

Direction le Japon avec ce délicieux petit roman graphique. C’est d’abord son titre qui m’a interpellée (le natto, qu’est-ce donc que cette chose ?) puis ses jolies illustrations à l’aquarelle. Il se lit en une petite poignée d’heures et se déguste comme un moshi, cette délicieuse pâtisserie japonaise fourrée à la pâte de haricots rouges. Parfait pour faire une pause après la lecture interminable que j’ai eu du mal à terminer.

J’ai adoré suivre la jeune femme dans son périple, au grès de ses pérégrinations et de ses découvertes d’une culture et des mœurs différentes des nôtres. Je connais beaucoup de personnes dans mon entourage passionnées par le Japon, ce n’était pas forcément mon cas jusqu’à ce que je lise ces pages. Résultat : j’ai maintenant envie de découvrir ce pays, et je gage que ce sera votre cas !

 Voyager… au pays de l’enfance

 

Neverland – Timothée de Fombelle

Qui ne connaît pas Timothée de Fombelle, auteur jeunesse de la saga Tobie Lolness ? Il se lance pour la première fois dans la littérature adulte, sans pour autant mettre de côté son thème de prédilection qu’est l’enfance. Devenu un homme, de Fombelle décide de partir à la recherche de l’Enfance (avec une majuscule sivouplé), et nous embarque avec lui dans cette longue quête faite de souvenirs enfouis et de sensations : comme une madeleine de Proust, chaque objet, chaque odeur est prétexte à un retour en arrière.

On retrouve évidemment l’univers onirique et poétique propre à l’auteur, qui nous régale de ses jolis mots. Cependant, par certains côtés j’ai trouvé Neverland assez sombre et mélancolique, et si je dois être tout à fait honnête j’ai été quelque peu mitigée quant à ce conte philosophique. Si j’ai tourné les pages avec un certain plaisir (et un plaisir certain), cette lecture ne m’a pas autant enthousiasmée que ses romans jeunesse… Pour finir, je dirais que c’est quand même une jolie madeleine de Proust à déguster lors d’une journée pluvieuse de fin d’automne. (Mais à éviter si vous êtes déprimés…)

Voyager… dans les tréfonds d’une société où les libertés individuelles sont bafouées

The heart goes last – Margaret Atwood

Stan et Charmaine, jeune couple américain, sont touchés de plein fouet par la crise économique qui touche les USA. Après avoir perdu leur travail, ils se voient contraints de loger dans leur voiture. Alors quand ils voient à la télé une publicité qui leur promet une vie de rêve dans la ville de Concilience, ils n’hésitent pas une seconde et s’engagent.

Cette lecture, j’ai vraiment eu du mal à la terminer. Ce qui est terriblement injuste à son égard puisque je l’ai vraiment appréciée, au delà du simple « moui, c’est pas mal » qui aurait pu justifier un tel rythme de ma part. Peut-être était-ce la langue, car c’était le premier roman que je lisais en langue originale (c’est bête, mais je n’avais jamais osé jusque-là bien que je maîtrise plutôt bien l’anglais)(du moins à l’écrit…), mais je n’ai pas vraiment d’explications. Bref, j’ai eu l’impression de mettre littéralement DES SIÈCLES à finir ce roman.

Pourtant, je vous encourage vivement à découvrir ce roman et à vous faire votre avis ! The Heart goes last (c’est le coeur qui lâche en dernier, en français) est encore une belle dystopie de la prêtresse-es-dystopie, j’ai nommé Margaret Atwood. Ayant lu auparavant La Servante Ecarlate, j’ai trouvé The Heart Goes Last plus réussi et plus vivant, notamment au sujet des personnages et des actions (mais je pense que le propos s’y prêtait davantage). C’était mon petit roman-défi du mois, pour me mettre doucement à la lecture en version originale.

 

Et vous, connaissez-vous ces livres ? Etes-vous tentés de les découvrir ?

 

Carte postale

Je crois qu’on a tous une ville à laquelle on est particulièrement lié, pour cause de souvenirs d’enfance, de quelques années passées pendant ses études ou de rencontre de son premier amour… Un endroit cher à notre cœur pour toutes ces raisons, souvenirs d’une autre époque que les brumes du temps n’enfouiront jamais.

Petits nous passions toutes nos vacances d’été ici, chez notre grand-mère, dans cette petite station balnéaire de Vendée. Entre sable blond et crème solaire, je me souviens toujours du voyage en voiture pour venir jusqu’ici. Il faisait souvent très chaud, nos vêtements s’effeuillaient au fil des heures et au grès des chansons qui défilaient à la radio. Un short par ci, une chaussette par là, nous laissant à la fin aussi peu vêtus et légers qu’un souffle de vent. Je souris de cet épisode estival déjà révolu, alors que dehors la pluie tambourine aux carreaux et que les feuilles tombent déjà.

Il y avait les impatients et universels « Quand est-ce qu’on arriiiive », évidemment, et nos chamailleries de gosses laissant nos parents fatigués. Cette phrase que notre père nous demandait de dire à notre grand-mère, parce qu’il aimait la taquiner, Mamie qu’est-ce que tu as encore cassé pendant qu’on était pas là ?, plus difficile à répéter qu’elle n’y paraît pour les petits que nous étions. Alors je m’appliquais à la répéter dans ma tête, encore et encore, jusqu’à la savoir par cœur et en restituer chaque mot, sans fautes.

Nous y sommes retournés récemment pour un petit weekend – je n’y étais pas allée depuis cet été – pour un retour aux sources plus-que-bienvenu. Adieu cônes glacés et ciels d’Azur, sur la plage les bambins en maillot ont laissé place à des adultes en anorak, vaste ballet du temps qui passe. Et puis nous sommes rentrés prendre le thé, où une pile de crêpes nous attendait sur la table. Passée la porte, une délicieuse odeur nous chatouillait déjà les narines, nous faisant nous hâter pour la dégustation. On a fait jouer les cuillères dans le pot de confiture d’abricot, entre la pluie de sucre en poudre et les carrés de chocolat.

Ensuite on est rentré tout court, chez nous je veux dire, dans la nuit qui tombait déjà. Il suffit parfois de quelques jours au vert pour repartir du bon pied.

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