Chuchotis Marins -

« Lire, c’est voyager  » : trois livres, trois univers

Salut les petits amis, j’espère que vous allez bien et n’êtes pas (encore) (trop) frigorifiés. (Moi c’est limite…)

Avez-vous remarqué comme le temps semble ralentir ces temps-ci, comme si l’automne avait déjà laissé place à l’hiver en s’en allant sur la pointe des pieds ? Il fait nuit de plus en plus tôt, et les arbres sont maintenant aussi nus que des nouveaux nés : je crois que l’on est bel et bien entrés dans cette période de l’année où la seule activité satisfaisante consiste à sortir du lit le plus tard possible et de boire du chaud, du chaud, et encore du chaud ! (Vive le lait d’épeautre au cacao, si réconfortant par les temps qui courent). J’ai déjà envie de préparer des sablés aux Quatre-épices en écoutant des chants de Noël, comme tous les ans à la même période. Plus cliché on meurt (mais ne mourrez pas, s’il vous plaît. J’ai besoin de vous pour lire cet article, hein)

Quelle meilleure période de l’année que celle-ci pour rester chez soi avec un bon livre ? (je veux dire, à part l’été. Mais l’été on va aussi à la plage alors ça ne compte pas). Cet article attend dans mes brouillons depuis plusieurs semaines déjà, car je dois vous avouer quelque chose : lorsque je me suis lancée dans le NaNoWriMo – que j’ai malheureusement arrêté, faute de temps – j’ai vraiment eu du mal à concilier ce challenge avec mon blog. Comme si cette avalanche de mots était trop pour un seul esprit et menaçait de se déverser tel un torrent en furie. Bref, ce fût compliqué.

Mais me revoilà, pour vous parler de trois lectures récentes qui m’ont bien plu et que j’aimerais vous faire découvrir !

Voyager… au pays du Soleil Levant

 

J’aime le nattô – Julie Blanchin Fujita

Direction le Japon avec ce délicieux petit roman graphique. C’est d’abord son titre qui m’a interpellée (le natto, qu’est-ce donc que cette chose ?) puis ses jolies illustrations à l’aquarelle. Il se lit en une petite poignée d’heures et se déguste comme un moshi, cette délicieuse pâtisserie japonaise fourrée à la pâte de haricots rouges. Parfait pour faire une pause après la lecture interminable que j’ai eu du mal à terminer.

J’ai adoré suivre la jeune femme dans son périple, au grès de ses pérégrinations et de ses découvertes d’une culture et des mœurs différentes des nôtres. Je connais beaucoup de personnes dans mon entourage passionnées par le Japon, ce n’était pas forcément mon cas jusqu’à ce que je lise ces pages. Résultat : j’ai maintenant envie de découvrir ce pays, et je gage que ce sera votre cas !

 Voyager… au pays de l’enfance

 

Neverland – Timothée de Fombelle

Qui ne connaît pas Timothée de Fombelle, auteur jeunesse de la saga Tobie Lolness ? Il se lance pour la première fois dans la littérature adulte, sans pour autant mettre de côté son thème de prédilection qu’est l’enfance. Devenu un homme, de Fombelle décide de partir à la recherche de l’Enfance (avec une majuscule sivouplé), et nous embarque avec lui dans cette longue quête faite de souvenirs enfouis et de sensations : comme une madeleine de Proust, chaque objet, chaque odeur est prétexte à un retour en arrière.

On retrouve évidemment l’univers onirique et poétique propre à l’auteur, qui nous régale de ses jolis mots. Cependant, par certains côtés j’ai trouvé Neverland assez sombre et mélancolique, et si je dois être tout à fait honnête j’ai été quelque peu mitigée quant à ce conte philosophique. Si j’ai tourné les pages avec un certain plaisir (et un plaisir certain), cette lecture ne m’a pas autant enthousiasmée que ses romans jeunesse… Pour finir, je dirais que c’est quand même une jolie madeleine de Proust à déguster lors d’une journée pluvieuse de fin d’automne. (Mais à éviter si vous êtes déprimés…)

Voyager… dans les tréfonds d’une société où les libertés individuelles sont bafouées

The heart goes last – Margaret Atwood

Stan et Charmaine, jeune couple américain, sont touchés de plein fouet par la crise économique qui touche les USA. Après avoir perdu leur travail, ils se voient contraints de loger dans leur voiture. Alors quand ils voient à la télé une publicité qui leur promet une vie de rêve dans la ville de Concilience, ils n’hésitent pas une seconde et s’engagent.

Cette lecture, j’ai vraiment eu du mal à la terminer. Ce qui est terriblement injuste à son égard puisque je l’ai vraiment appréciée, au delà du simple « moui, c’est pas mal » qui aurait pu justifier un tel rythme de ma part. Peut-être était-ce la langue, car c’était le premier roman que je lisais en langue originale (c’est bête, mais je n’avais jamais osé jusque-là bien que je maîtrise plutôt bien l’anglais)(du moins à l’écrit…), mais je n’ai pas vraiment d’explications. Bref, j’ai eu l’impression de mettre littéralement DES SIÈCLES à finir ce roman.

Pourtant, je vous encourage vivement à découvrir ce roman et à vous faire votre avis ! The Heart goes last (c’est le coeur qui lâche en dernier, en français) est encore une belle dystopie de la prêtresse-es-dystopie, j’ai nommé Margaret Atwood. Ayant lu auparavant La Servante Ecarlate, j’ai trouvé The Heart Goes Last plus réussi et plus vivant, notamment au sujet des personnages et des actions (mais je pense que le propos s’y prêtait davantage). C’était mon petit roman-défi du mois, pour me mettre doucement à la lecture en version originale.

 

Et vous, connaissez-vous ces livres ? Etes-vous tentés de les découvrir ?

 

Carte postale

Je crois qu’on a tous une ville à laquelle on est particulièrement lié, pour cause de souvenirs d’enfance, de quelques années passées pendant ses études ou de rencontre de son premier amour… Un endroit cher à notre cœur pour toutes ces raisons, souvenirs d’une autre époque que les brumes du temps n’enfouiront jamais.

Petits nous passions toutes nos vacances d’été ici, chez notre grand-mère, dans cette petite station balnéaire de Vendée. Entre sable blond et crème solaire, je me souviens toujours du voyage en voiture pour venir jusqu’ici. Il faisait souvent très chaud, nos vêtements s’effeuillaient au fil des heures et au grès des chansons qui défilaient à la radio. Un short par ci, une chaussette par là, nous laissant à la fin aussi peu vêtus et légers qu’un souffle de vent. Je souris de cet épisode estival déjà révolu, alors que dehors la pluie tambourine aux carreaux et que les feuilles tombent déjà.

Il y avait les impatients et universels « Quand est-ce qu’on arriiiive », évidemment, et nos chamailleries de gosses laissant nos parents fatigués. Cette phrase que notre père nous demandait de dire à notre grand-mère, parce qu’il aimait la taquiner, Mamie qu’est-ce que tu as encore cassé pendant qu’on était pas là ?, plus difficile à répéter qu’elle n’y paraît pour les petits que nous étions. Alors je m’appliquais à la répéter dans ma tête, encore et encore, jusqu’à la savoir par cœur et en restituer chaque mot, sans fautes.

Nous y sommes retournés récemment pour un petit weekend – je n’y étais pas allée depuis cet été – pour un retour aux sources plus-que-bienvenu. Adieu cônes glacés et ciels d’Azur, sur la plage les bambins en maillot ont laissé place à des adultes en anorak, vaste ballet du temps qui passe. Et puis nous sommes rentrés prendre le thé, où une pile de crêpes nous attendait sur la table. Passée la porte, une délicieuse odeur nous chatouillait déjà les narines, nous faisant nous hâter pour la dégustation. On a fait jouer les cuillères dans le pot de confiture d’abricot, entre la pluie de sucre en poudre et les carrés de chocolat.

Ensuite on est rentré tout court, chez nous je veux dire, dans la nuit qui tombait déjà. Il suffit parfois de quelques jours au vert pour repartir du bon pied.

Une journée à la VeggieWorld Paris 2017

Samedi dernier, par une belle journée d’automne j’ai traîné A., mon amoureux, à la Veggieworld de Paris. Traîner n’étant peut-être pas le terme exact, puisqu’il était au moins aussi emballé que moi. J’ai un amoureux formidable. (Il faut dire que je lui avais promis d’aller au salon de l’automobile le lendemain.)

Après une petite escapade dans le métro parisien aussi instructive (on en apprend beaucoup sur le genre humain dans ces endroits) qu’éreintante, nous arrivons au lieu des réjouissances. Et là, surprise ! Malgré notre avance, une queue de plusieurs mètres de long se presse déjà dans la rue devant le Cent-Quatre (le lieu des réjouissances, donc).

J’avais prévu de faire le plein de faux-mages, ou vromages, ou ce que vous voulez s’apparentant à ce mets très prisé des français en version végétale, afin d’en faire goûter à notre entourage. Mais aussi pour nous-mêmes, quand même ! (D’autant qu’ils n’ont pas fait long feu, nous avons été un peu trop ambitieux quand au nombre de goûteurs potentiels…). Nous avons testé des tas de vromages aussi exquis les uns que les autres, bluffés par leur apparence, leur goût et leur texture. A s’y méprendre !

Est-ce une bonne chose ? Oui (bien-sûr que c’est une bonne chose !) ET non. Non parce que le fromage ne m’avait jamais manqué jusque-là, mais que ces versions à se damner ont peut-être ravivé la flamme, qui sait… En tout cas, je ne doute pas que ce domaine ait de l’avenir. Si vous cherchez encore votre vocation… A bon entendeur.

(D’ailleurs, j’en profite pour vous présenter le blog de Thomas que je viens juste de découvrir grâce à Instagram, avec sa recette de « cashewbert » et ses photos incroyables : c’est ici)

Evidemment, on ne s’est pas arrêté aux fauxmages, puisque ce salon est aussi un immense paradis de la bouffe végane en tout genre. Je n’aime pas trop utiliser le terme « bouffe », mais ici c’est vraiment le mot qui m’est venu à l’esprit au vu de la variété et du choix gargantuesque de mets proposés. Bref, il y a eu régalance. Après avoir fait le tour des stands, arriva ce qui devait arriver : à midi nous n’avions plus faim pour le déjeuner ! Qu’à cela ne tienne, nous essayons quand même le petit burger avocat-façon-œuf du Potager de Charlotte. C’était bon.

N’allez pas croire que nous n’avons fait que manger (heu, attendez…). On a aussi découvert plein de petites marques de cosmétiques éthiques, et j’ai jeté mon dévolu sur une mousse de karité aux huiles essentielles. Mention Slow Cosmétique s’il vous plaît ! Tradition & Co est une toute jeune marque parisienne spécialisée dans le beurre de karité, que ce soient des savons saponifiés à froid – vous savez comme je les aimes ! -, des beurres parfumés ou des mousses. J’utilise la mienne depuis plus d’une semaine déjà et je la trouve tout simplement parfaite !

C’est quand même fou (et trop cool), un salon entier consacré au mode de vie végane ! Y êtes-vous déjà allé ?

Tag livresque d’automne

La semaine dernière j’ai été taguée par l’adorable Plouf du non moins adorable Plouf qui lit n’amasse pas mousse (un dicton bien connu), un blog chroniques-littéraires-mais-pas-seulement que vous vous devez absolument d’aller lire sous peine d’être changé en gnome velu aux doigts crochus (pas pratique pour tenir un livre). Plouf est drôle, Plouf lit beaucoup, et par ses chroniques elle vous emmène dans un grand élan d’enthousiasme. Alors moi, vous comprenez, je suis tombée sous le charme.

Lorsqu’elle m’a mentionnée dans ce tag je me suis d’abord retournée pour voir si c’était bien de moi dont il s’agissait, façon « Hein, quoi… moi ? » avec des yeux ébahis de petit phoque en goguette dans le vaste monde. Ensuite, il me restait assez d’énergie pour sautiller de joie et me creuser la tête pour tenter d’honorer dignement cette mention.

Allez, c’est parti !

TAG LIVRESQUE D’AUTOMNE AVEC DU POTIMARRON DEDANS

1. Feuilles qui craquent : le monde est rempli de couleurs – choisis un livre à la couverture rouge, orange ou jaune

Je me suis d’abord demandé ce que j’allais bien pouvoir répondre à cette question. Parce qu’il ne faut pas se leurrer, les livres à couverture rouge, orange ou jaune ne courent pas les rues en France. Je sens que je vais passer pour une folle, mais par association d’idées je me suis mise à penser à mes deux carottes en train de flétrir tristement depuis deux semaines dans le bac à légumes. Parce qu’elles sont jaunes, voyez-vous.

Et soudain je me suis rappelé ce livre fraîchement terminé, Vernon Subutex : Bingo, pile dans la tendance automnale ! C’est l’occasion pour moi d’évoquer ce curieux bouquin sur un ancien disquaire devenu SDF, dont j’ai hésité à faire une chronique ici. Je ne sais trop quoi penser de ce roman, à part que l’auteur a réussi à mettre en scène une galerie de personnages assez attachants et à me faire plonger dans l’histoire alors que… ce n’était pas gagné. L’écriture de Virginie Despentes est crue, incisive et sans concession, on aime ou on n’aime pas, mais je crois que j’ai fini par m’y faire.

La couverture ressemble donc à ÇA :

2. Pull douillet : il fait finalement assez froid pour enfiler des vêtements chauds et douillets – quel livre te réchauffe le cœur ?

Il y a quelques années, quand les affres du temps n’avaient pas encore atteint le coin de mes yeux (eh je plaisante, je n’ai que 23 ans)(bon d’accord, bientôt 24), j’ai dévoré la saga Malaussène de Daniel Pennac devant la cheminée distillant sa douce chaleur. Je suis tombée amoureuse de l’univers tendre et loufoque de cette fratrie soudée, et sur le moment j’ai vraiment rêvé d’avoir une famille comme la sienne. Décalée et un peu fêlée, mais tellement attachante.

Dans un autre registre, j’avais eu un gros coup de cœur pour ce livre de Holly Goldberg Sloan, La vie par 7. J’adore ce genre de littérature jeunesse, intelligente et émouvante, qui te redonne foi en l’humanité. Typiquement le genre de bouquin qui réchauffe le cœur justement.

3. Air frais et piquant : avec quel personnage voudrais-tu échanger ta place ? 

J’avoue que j’ai eu beaucoup de mal à répondre à cette question, parce que je crois que je n’ai jamais ressenti l’envie d’être à la place d’un personnage. Non que ma vie soit parfaite (quelle vie le serait ?), mais je l’aime bien comme ça, avec ses aspérités et ses déliés. Des amis, des livres, un amoureux, des voyages et du vin de temps en temps… 😉

4. Cidre chaud : quel livre pas assez connu aimerais-tu voir devenir la prochaine lecture dont tout le monde parle ?

J’ai dû me replonger dans mon journal de lecture pour trouver la réponse. Oui, je suis ce genre de personne qui tient religieusement compte de chacune de ses lectures. En réalité c’est une passion toute récente que je dois à un article découvert chez Allez vous faire lire, et dont j’ai trouvé l’idée excellente. Parce que figurez-vous que les livres lus s’évaporent de mon esprit aussi tôt la dernière page tournée, et que je suis souvent bien en peine de répondre correctement à un quidam désirant s’enquérir de mes dernières lectures (ce qui est bien dommage, avouons-le. Le monde regorge de romans fantastiques qui méritent toute notre attention.). Ainsi, il me suffit de me plonger dans ce carnet merveilleux pour retrouver la mémoire : c’est proprement stupéfiant.

Donc, ce livre : Broken Soup de jenny Valentine, dont j’avais un peu parlé ici. Une petite pépite dévorée au cœur de l’été avec le chant des cigales en toile de fond, et qui m’a beaucoup marquée. Juste : lisez-le ♥

5. Manteau, écharpe et gants : le temps s’est rafraîchi et il est temps de se couvrir. Quelle est la couverture de livre la plus embarrassante que tu possèdes et que tu préfères cacher ?

En prépa j’ai lu du Marquis de Sade. Voilà c’est dit. *cours se cacher*

Mais c’est pas (vraiment) de ma faute, c’est mon prof de lettres : il n’arrêtait pas de nous rappeler d’être curieux et de lire de tout, que rien n’était interdit. Alors voilà, même pas honte (bon par contre j’évite de mettre la couverture sous les yeux du tout-venant. Parce que Les prospérités du vice et Justine ou les malheurs de la vertu, ça le fait moyen devant les petits cousins pas encore majeurs)

6. Potiron épicé : quelle est ta nourriture d’automne favorite ?

Sans hésitation ni tergiversation aucune : LE VELOUTE DE POTIMARRON bien sûr ! Je ne conçois aucun automne digne de ce nom sans un bon velouté de potimarron, ah non mais quel comble sinon. Il faudrait mentionner les châtaignes fraîchement ramassées, aussi : je trouve qu’on ne parle pas assez des châtaignes. C’est si bon, surtout quand elles sont grillées !

Voilà, j’espère que cela vous aura donné envie de découvrir ces livres ! N‘hésitez pas vous aussi à répondre en commentaire, ou bien juste à me raconter vos dernières (ou non) lectures marquantes

 

Ces choses que je n’achète plus

Chers petits lecteurs en grosses écharpes : bonjour chez vous.

C’est samedi, le ciel est bas et lourd, et je viens de terminer ma dissertation d’anglais (Le sujet : « Accepteriez-vous de porter une puce électronique dans votre cerveau ? Pensez aux avantages et inconvénients, ainsi qu’aux mauvaises utilisations possibles ». Voilà ce sera tout, merci au revoir)(Pour ma part je préfère ne pas).

Alors voilà, j’ai eu envie de continuer sur ma lancée et me voici devant mon ordinateur à vous écrire ce nouvel article. C’est qu’il me trottait dans la tête depuis un moment, et je me suis dit qu’aujourd’hui était le moment idéal pour qu’il voit le jour. N’allez pas croire que je trouve ce temps tristounet (bon un peu, c’est vrai), mais que voulez-vous, je suis une fille de l’hiver qui sautille aux premiers frimas, et qui par dessus tout aime rester dans son cocon d’automne avec une pile de livres et un gros mug de thé à portée de mains.

Cela fait maintenant quelques années que j’ai débuté cette réflexion sur mon rapport aux objets et à leur consommation, et que je me suis mise à me poser davantage de questions au moment de passer à la caisse. En ai-je vraiment besoin ? Ne puis-je pas le remplacer par un objet similaire que je possède déjà ? Quel est son impact sur l’environnement ? Ou bien : puis-je le fabriquer moi-même ? Aaah, la consomm’action, vaste sujet…

Voici donc quelques objets que j’ai tout simplement arrêté d’acheter, ainsi que leurs alternatives. Cela vous donnera peut-être des idées pour consommer autrement qui sait 😉

 

Les livres

« QU-OII ?!, vous écriez-vous avec un brin de courroux et force indignation (et vous n’aurez pas complètement tort). Comment ose-t-elle ?! Se dire amoureuse des livres et des mots, avec des idées pareilles, et les petites librairies alors, et les auteurs…?

Chacun sait que l’argent dépensé pour les livres n’EXISTE PAS réellement, évidemment, et que ces euros ne sont que poudre de perlimpimpin (?). Et je suis d’accord, bien sûr, mais ce n’est pas l’avis de mes étagères. Enfant puis adolescente j’ai acheté énormément de livres, parce que j’adorais ça, mais un beau jour je n’ai plus eu de place pour les stocker. Par la même occasion je me suis rendue compte que (pratiquement) tous ces livres étaient disponibles à ma bibliothèque municipale, alors j’ai décidé de m’approvisionner dans cette superbe caverne d’Ali baba qui m’était offerte presque gratuitement. Avoir accès à une telle quantité de savoir moyennant un petit abonnement annuel de rien du tout, si ce n’est pas de la magie ça !

Pour autant, bien que ce soit très rare maintenant, il m’arrive quand même de m’offrir un livre : lorsque je ne le trouve pas à la médiathèque, ou qu’il est vraiment très beau, ou que je ressens l’envie de le posséder dans ma bibliothèque comme un petit trésor.

 

Les magazines

Alors là, c’est sans regret que j’ai arrêté de lire ces torchons misogynes qui nous racontent comment perdre rapidement 5 kilos avant l’été, ou bien comment s’habiller pour un dîner avec les collègues de son mari. Là encore, j’ai été assez bon public dans ma jeunesse. Un beau jour j’ai décidé d’arrêter de me polluer l’esprit avec ces cochoncetés (bon, le revers de la médaille c’est que je ne savais pas que Kate Middleton attendait son troisième enfant, mais est-ce vraiment grave ?), et force est de constater je ne m’en porte pas plus mal !

J’ai conscience que c’est un tableau bien noir que je vous brosse, pourtant quelques uns trouvent encore grâce à mes yeux ne vous inquiétez pas ! C’est ainsi que j’aime beaucoup le très cocooning et « slow-life » Simple Things, notamment pour les jolies chroniques de Céline aka Les Mots Ailés. Aussi, l’autre jour quelle ne fût pas ma joie de découvrir que ma médiathèque (encore elle !) était abonnée à Flow magazine ♥

 

Les pâtisseries et autres douceurs industrielles qui te tendent les bras

C’est la chose la plus gratifiante qu’il m’ait été donné d’expérimenter, cuisiner moi-même les douceurs qui me font envie. Découvrir que j’étais capable de réaliser des brioches aussi moelleuses et des pâtisseries aussi bonnes (voir meilleures) que dans le commerce, avec quelques ingrédients bien choisis ! Lorsque je suis devenue végéta*ienne il ne s’agissait plus d’acheter n’importe quoi sans lire les étiquettes, alors je me suis mise à écumer les blogs culinaires et à tester toutes les recettes qui me tombaient sous la main et m’inspiraient.

Je suis très brioche en ce moment, chose qui m’intimidait au plus haut point à mes débuts. Je suis devenue experte en levée de pâte et pétrissage à la main, en essayant presque chaque semaine une nouvelle recette. On essaye toujours de nous faire croire que c’est compliqué, impossible à réaliser chez soi, moins bon. Eh bien sachez-le, c’est FAUX : vous en êtes tout à fait capables ! 

 

Les gels douche ou shampoings « conventionnels »

Ce n’est plus un secret pour personne désormais, les produits de toilette conventionnels (à savoir, non issus de l’agriculture biologique) sont une véritable plaie, un désastre écologique et sanitaire bourrés de perturbateurs endocriniens. Heureusement, il existe plein d’alternatives tout aussi efficaces ! J’essaie de commander le moins possible sur le net et de me contenter des produits basiques que je trouve près de chez moi, ainsi je me fournis principalement en magasins BIO (dentifrice, shampoing, huiles végétales, huiles essentielles…).

Sinon… vous pouvez aussi fabriquer vos propres savons saponifiés à froid ! Il existe pas mal de tutoriels sur internet, j’avais également fait un article il y a trèèèès longtemps.

Voilà, je me rends compte que ça m’a bien changé la vie tous ces petits pas. Et quand j’y pense je réalise que, quand même, j’ai fait de sacré belles économies grâce à tout ça !

Et vous, quels sont les choses que vous avez arrêté d’acheter ? Par quoi les avez-vous remplacées ?

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