{Bilan lecture} L’Homme qui Rit – Victor Hugo

Je reviens aujourd’hui avec un petit bilan lecture, dont je tenais absolument à vous parler. Je n’ai pas lu beaucoup d’œuvres différentes ce mois-ci, mais c’est que je me suis attelé à un pavé que je n’ai pas pu lâcher !
D’Hugo je ne connaissais pas grand chose, si ce n’est Le dernier jour d’un condamné étudié au collège (que j’avais trouvé ennuyant à mourir à l’époque) et son très célèbre Les Misérables abandonné en cours de route, toute jeune que j’étais et quelque peu intimidée par l’ampleur de la tâche. 
Et puis ces derniers mois, mue par une étincelle d’enthousiasme, j’ai décidé de me replonger dans l’oeuvre de l’écrivain. J’avais envie de grande littérature et de belles tournures, d’époque un peu lointaine pour voyager sans mettre un pied dehors et de rencontrer de nouveaux personnages. Je me suis aventurée dans le monde de L’Homme qui Rit comme on saute dans une machine à remonter le temps, et me suis laissée bercer par l’histoire extraordinaire de Gwynplaine, dont le visage a été mutilé à la naissance par des comprachicos en un sourire permanent .
Dans une Angleterre sinistre du XVIII ème, on suit le destin du jeune homme de son abandon à son recueillement à l’âge de dix ans par un vagabond nommé Ursus et son loup domestique, Homo. Ensemble, ils voyageant dans toute l’Angleterre à l’abri de leur roulotte et haranguent les foules avec leurs spectacles de rue et les connaissances en médecine du vieillard. Quelques années plus tard, le jeune homme est sommé de suivre un homme qui lui apprend sa véritable identité…

J’ai adoré ce très beau roman, critique de l’Angleterre de l’époque mais aussi oeuvre philosophique et poétique par les réflexion du vieux Ursus. Inutile de dire aussi que je me suis régalée de la plume d’Hugo et de sa prose magnifique, parfois tendre ou assassine. Ce roman m’a donné envie d’en lire davantage de lui et, accessoirement, de me mettre à écrire, aussi. (Certains auteurs vous font cet effet-là…)