France Archives - Chuchotis Marins

France

Carte postale

Je crois qu’on a tous une ville à laquelle on est particulièrement lié, pour cause de souvenirs d’enfance, de quelques années passées pendant ses études ou de rencontre de son premier amour… Un endroit cher à notre cœur pour toutes ces raisons, souvenirs d’une autre époque que les brumes du temps n’enfouiront jamais.

Petits nous passions toutes nos vacances d’été ici, chez notre grand-mère, dans cette petite station balnéaire de Vendée. Entre sable blond et crème solaire, je me souviens toujours du voyage en voiture pour venir jusqu’ici. Il faisait souvent très chaud, nos vêtements s’effeuillaient au fil des heures et au grès des chansons qui défilaient à la radio. Un short par ci, une chaussette par là, nous laissant à la fin aussi peu vêtus et légers qu’un souffle de vent. Je souris de cet épisode estival déjà révolu, alors que dehors la pluie tambourine aux carreaux et que les feuilles tombent déjà.

Il y avait les impatients et universels « Quand est-ce qu’on arriiiive », évidemment, et nos chamailleries de gosses laissant nos parents fatigués. Cette phrase que notre père nous demandait de dire à notre grand-mère, parce qu’il aimait la taquiner, Mamie qu’est-ce que tu as encore cassé pendant qu’on était pas là ?, plus difficile à répéter qu’elle n’y paraît pour les petits que nous étions. Alors je m’appliquais à la répéter dans ma tête, encore et encore, jusqu’à la savoir par cœur et en restituer chaque mot, sans fautes.

Nous y sommes retournés récemment pour un petit weekend – je n’y étais pas allée depuis cet été – pour un retour aux sources plus-que-bienvenu. Adieu cônes glacés et ciels d’Azur, sur la plage les bambins en maillot ont laissé place à des adultes en anorak, vaste ballet du temps qui passe. Et puis nous sommes rentrés prendre le thé, où une pile de crêpes nous attendait sur la table. Passée la porte, une délicieuse odeur nous chatouillait déjà les narines, nous faisant nous hâter pour la dégustation. On a fait jouer les cuillères dans le pot de confiture d’abricot, entre la pluie de sucre en poudre et les carrés de chocolat.

Ensuite on est rentré tout court, chez nous je veux dire, dans la nuit qui tombait déjà. Il suffit parfois de quelques jours au vert pour repartir du bon pied.

Cap à l’ouest (et citronnade maison)

Le Cap Ferret, j’avais en tête l’idée d’un lieu trop chic et inaccessible, peuplé de créatures richissimes en chapeau de paille et lunettes de soleil. Je suis souvent sidérée des a priori que je me fabrique, à travers la lunette étriquée des on-dit et de ce que veulent bien raconter les magazines.

Et puis j’y ai découvert l’Océan et ses vagues folles, d’une force telle que je n’en avais jamais vue. Je ne me suis jamais sentie aussi vivante que dans cette houle déchaînée, qui m’étreint les hanches et me pousse dans mes retranchements.

Il y eut aussi les pins chauffés par le soleil à l’odeur enivrante, le marché plein de trésors, et les écureuils sautant de branches en branches. Je crois n’avoir jamais autant mangé de bonnes choses, et au diable la culpabilité qui te souffle à l’oreille que tu le regretteras. Les cannelés de la grande-tante dégustés avec gourmandise, à choisir un peu trop cuits pour la croûte au goût de caramel, et les gaufres au caramel -le vrai, cette fois-  qui dégouline sur le menton. Il fût beaucoup question de caramel, et de gourmandises à s’en lécher les doigts. C’est les vacances, après tout…

Ce jour-là, le temps était maussade mais ils ont décidé de nous emmener déguster des huître à la cabane de pêcheur. Je me suis contentée de pain qui les accompagnait, mais c’était bien. La brume au loin, les bateaux, lui à côté de moi et moi prenant des photos. Là, tous les cinq, à contempler la mer. Oui, c’était bien.

Et surtout, il y a eu la citronnade maison dégustée glacée au retour de la plage, les cheveux encore emmêlés par le sel et les vagues. Et dont j’ai bien évidemment demandé la recette, comme un souvenir de vacances à rapporter dans la valise. Sa saveur, avec celles des cannelés et des gaufres au caramel, me rappellera à jamais le goût de ces quelques jours de paradis.

 

Pour un pichet de citronnade :

  • un citron Bio
  • 50g de sucre de canne
  • 1L d’eau chaude
Cette recette, qui n’en est pas vraiment une, est tout ce qu’il y a de plus simple : dans un pichet, verser le sucre, le citron coupé en fines tranches et l’eau.
Attendre que le mélange refroidisse avant de mettre au réfrigérateur.
A déguster bien frais au retour de la plage, ou bien à tout autre moment de la journée, je vous fais confiance !
Petite note : choisir un citron biologique a ici toute son importance, afin que les pesticides ne se retrouvent pas dans la boisson.

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{Cantine végé} Le Bar à lire, à Valenciennes

Depuis quelques mois, un nouveau petit salon de thé a vu le jour à Valenciennes. Un endroit comme je les aime et qu’on trouve malheureusement trop peu par ici, où l’on peut déguster boissons chaudes et pâtisseries à l’abri du monde et dans une ambiance chaleureuse. Moi qui me déplaçais souvent à Lille pour profiter de ce genre de lieu, c’est un petit plaisir de constater que ça sera désormais possible sans prendre le train.

C’est une amie qui m’a parlé en premier de cette bonne adresses, en mettant en avant le fait qu’on pouvait également y déguster des petits plats végétaliens à l’heure du déjeuner. Renseignements pris, je découvre que c’est également une bouquinerie remplies de livres d’occasion, autant qu’une petite cantine avec quelques tables.
On a décidé d’y déjeuner un midi, après que la carte du jour affichée sur leur page Facebook nous ait mis l’eau à la bouche. Ce jour-là, donc, nous sommes attirés par une assiette de curry de légumes au lait de coco (pléonasme ou pas ? Y’a-t-il toujours du lait de coco dans les curry ?) avec son accompagnement de riz et de falafels maison. L’assiette paraît petite de prime abord mais il n’en est rien, petits-yeux-plus-gros-que-le-ventre que nous sommes ! Bien que le riz fût un peu collant à mon goût, nous nous sommes tout de même régalés. Je n’avais malheureusement plus faim pour un dessert mais mon acolyte préféré, lui, a opté pour un petit muffin banane-chocolat qu’il a eu l’air d’apprécier, eût égard au temps d’engloutissement ne dépassant pas les trente secondes.

Si la carte n’est pas entièrement végétalienne, je suis ravie de pouvoir trouver ce genre d’options dans une petite ville telle que Valenciennes ! Preuve en est que les régimes sans produits animaux se démocratisent, même en dehors de Paris.
Les livres disposés un peu partout dans des étagères, les meubles de récupération aux couleurs vives et les murs de briques -typiques de la région- participent à la chaleur de la déco, et font que l’on s’y sent vraiment bien.

Le Bar à Lire
16 Square Crasseau
59300 Valenciennes 
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Trois petits jours à Strasbourg

De l’Alsace je ne connaissais pas grand chose, si ce n’est les habituels lieux communs : « choucroute-Bretzels-maisons à colombages ». Avant mon installation en Allemagne nous avons décidé de passer quelques jours dans la belle ville de Strasbourg, que je ne connaissais pas du tout. Ma maman, elle, y avait déjà fait un stage et en avait gardé un impérissable souvenir de choucroutes savoureuses (eh oui !) et de bons restaurants. C’est donc avec une certaine hâte de découvrir la ville que je suis arrivée.

J’avais loué un petit logement Airbnb pour quatre personnes, très mignon et construit dans une résidence « écologique » dont nous avons croisé quelques habitants. Ici tout le monde se parle, l’ambiance est hyper chaleureuse et des cultures de tomates, fraises et courgettes poussent çà et là sur les balcons ! Pour la petite anecdote, nous logions juste en face de l’ancienne usine à bières Kronenbourg, par laquelle on pouvait apercevoir les grandes cuves désormais hors service.

Il était par contre assez difficile de sortir dans la journée tant la chaleur était écrasante. Etant la première levée j’en profitais pour explorer la ville dans la matinée, tandis que nous faisions les « activités » plutôt en fin d’après-midi.

Nous avons testé une balade en Segway – un « Zen tour » – que nous avons plus qu’adoré ! C’est plutôt relax (tout ce que nous cherchions en cette semaine caniculaire, où mettre un pas devant l’autre demandait déjà un effort considérable), ludique, et permet de visiter la ville d’une manière différente. J’avoue que j’angoissais un peu de monter dessus, mais c’est finalement tout simple et ça reste stable. Accompagnés d’un moniteur nous avons effectué un circuit d’1h en petit groupe, en traversant des endroits verdoyants et le quartier le plus pittoresque de Strasbourg : La Petite France. On retrouve ici tout l’esprit typique de Strasbourg, avec ses (fameuses) façades colorées et ses maisons à colombages.

Bien sûr nous n’avons pas manqué à notre devoir de touriste en dévorant quelques Bretzels – qu’on trouve un peu partout – , quant à la choucroute je ne saurais vous dire puisque je ne m’y suis tout simplement pas risquée. Niveau shopping, rien à signaler, si ce n’est une boutique de thé en vrac de ma marque préférée que j’aime-à-la-folie, Les Jardins de Gaïa. J’ignorais que c’était une marque d’origine alsacienne, j’étais donc d’autant plus ravie de l’apprendre et d’acheter un produit local 🙂 J’ai jeté mon dévolu sur le « Voie lactée » à l’arôme de caramel ♥ que j’ai déjà prévu de déguster en grosses chaussettes, lors des froides soirées d’hiver (pfff on est en pleine canicule et la fille se croit déjà en hiver… ah bien !)

 
C’est vrai, en trois petits jours nous n’avons eu qu’un bref aperçu de la vie strasbourgeoise, cependant assez pour me faire dire que j’apprécie déjà grandement cette ville que je trouve magnifique. C’est avec plaisir que j’y retournerais.
 
 
Et vous Strasbourg vous aimez ? Avez-vous de bonnes adresses à partager ?

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Normandie fort-et-vert

Alors que je tournais en rond, ne sachant que faire, passant d’une tasse de thé à une brève pause lecture tout en consultant sur mon portable mes mails et mon flux Instagram, j’ai eu envie d’aller prendre un bain de Nature

Oui oui parfaitement, aller humer la campagne, sentir le vent dans mon cou et inspirer un grand bol de verdure. Il faut dire que je n’ai pas grand chose à faire en ce moment, ou disons rien de bien important, ce qui me laisse le temps de flâner à loisirs. C’est donc avec mon fidèle acolyte (aka mon appareil photo) que je me suis faufilée entre les gouttes et ai profité de ce petit moment d’accalmie avant que la pluie ne fasse son grand retour.
C’est fou comme prendre le temps d’aller se promener dans la campagne procure une sensation de liberté et de bien-être, se remplir les yeux de vert et le nez d’odeurs – non pas délicieuses mais… naturelles – ahah. Je me suis découverte une passion pour les jeunes fougères à la belle couleur vert tendre, particulièrement photogéniques, et me suis approchées de ces demoiselles à tâches qui ont accouru au triple galop pour venir s’enquérir de ce qui se passait. Quels museaux curieux !
Au bout de ce chemin se trouve un grand étang dont je vous avez déjà parlé (mais siiii, cherchez bien !), dont la simple vue me procure immédiatement un sentiment de sérénité. J’aime m’installer sur son petit rebord en pierres, et rester là sans bouger à observer sa surface lisse et calme, tout juste troublée de temps à autres par quelques canards bavards.

Et sinon vous ça va ?

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