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France Archives - Chuchotis Marins

France

A l’est, te retrouver

Figurez-vous que je devais publier cet article il y a des mois, et puis il s’est passé plein de choses comme, au hasard, des doigts coupés (eh oui), avant que le mojo du blog ne me quitte définitivement en claquant la porte. Je vous jure, j’ai réellement songé  à arrêter le blog tellement plus rien ne me passionnait ou ne me faisait envie, quand à publier, ha ha, j’avais tout simplement perdu la flamme de l’écriture.

Je n’arrête pas de le dire en ce moment (je me fatigue moi-même à rabâcher les mêmes choses…), mais la majorité des blogs finit par se ressembler ou à ressembler à des catalogues publicitaires, et ça ne me pousse pas à redoubler de créativité – je vous invite d’ailleurs à lire ce chouette article du non moins chouette blog La Lune Mauve, jolie découverte de ces derniers mois. Parce que oui, j’ai besoin de lire du contenu original pour me pousser à créer le mien, et cette émulation générale me manque ! (Dites, vous êtes comme ça aussi ou ce n’est que moi ? )

Plus rien ne m’inspirait, donc, mais j’ai décidé qu’il fallait que ça change.  J’ai donc choisi cet article pour « remettre le pied » à l’étrier en quelque sorte, petit récit émaillé de photos verdoyantes de mon joli weekend lorrain passé en compagnie de mon cher et tendre.

***

Je m’interroge souvent sur ce qui fait l’attractivité d’une ville, sur les raisons qui poussent certaines a être connues et appréciées, alors que d’autres le sont moins (sans pourtant démériter…). J’ai ce sentiment sans doute optimiste que chaque endroit est potentiellement plaisant, pour peu que l’on prenne le temps de l’apprivoiser et de s’y créer des habitudes. J’affirme souvent en plaisantant qu’il me suffit, à moi, d’une bibliothèque municipale, d’un joli petit marché fermier et d’un magasin bio pour me sentir chez moi. La petite ville de Normandie d’où je viens, détruite par les bombardements et reconstruite un peu à la va vite, a la réputation d’être morne et ennuyeuse (ou disons-le clairement : moche). Pourtant, je m’y sens bien et apprécie y retourner. De la même façon, mes trois années passées à Valenciennes m’ont peu à peu attachée à cette ville de Nord à la réputation assez déplorable. Comme quoi…

 

Metz

C’est comme ça que je me suis retrouvée un vendredi soir en direction de l’Est, que je connais bien mal, dans un train assez peu peuplé (ça change) pour aller retrouver A. 

Nous y avons passé un excellent weekend. Cela a peut-être à voir avec ce délicieux restaurant italien aux dernières lueurs du jour, ou bien avec ces grands parcs fleuris et verdoyants dans lesquels je me verrais bien pique-niquer ou lire toute la journée, ou bien tout simplement au temps ensoleillé que nous avons eu, mais je me suis demandé plusieurs fois pourquoi diable cette ville n’était pas plus connue.

On parle souvent de Strasbourg (et de ses marché de Noël), de Nancy (et de sa superbe place Stanislas)(paraît-il, moi je ne l’ai jamais vue…), ou bien de Mulhouse… mais Metz, enfin ?! Je compte donc rétablir cette injuste offense par quelques clichés ensoleillés de cette ville que je me suis plu à mitrailler. Il a fallu faire un choix évidemment, je n’avais aucune envie de vous assommer de trouze mille photos de végétation (ma faiblesse)

 

Luxembourg

Evidemment nous avons fait un petit tour à Luxembourg, la capitale luxembourgeoise, et sans doute un passage obligé lorsque l’on est dans le coin. Nous y sommes allés complètement les mains dans les poches, sauf pour le choix du restaurant 🙂 On y a mangé d’excellents burgers végétaliens, les meilleurs burgers de notre vie, et c’était chez Beet, restaurant entièrement végétalien de la capitale luxembourgeoise. Nous n’y sommes pas restés très longtemps, juste le temps d’une promenade dans la ville-basse fortifiée (le quartier du « Grund », conseillé par notre gentil auto-stoppeur), et qu’une grosse averse nous tombe dessus.

J’espère vous retrouver bientôt pour de nouveaux articles !

Carte postale

Je crois qu’on a tous une ville à laquelle on est particulièrement lié, pour cause de souvenirs d’enfance, de quelques années passées pendant ses études ou de rencontre de son premier amour… Un endroit cher à notre cœur pour toutes ces raisons, souvenirs d’une autre époque que les brumes du temps n’enfouiront jamais.

Petits nous passions toutes nos vacances d’été ici, chez notre grand-mère, dans cette petite station balnéaire de Vendée. Entre sable blond et crème solaire, je me souviens toujours du voyage en voiture pour venir jusqu’ici. Il faisait souvent très chaud, nos vêtements s’effeuillaient au fil des heures et au grès des chansons qui défilaient à la radio. Un short par ci, une chaussette par là, nous laissant à la fin aussi peu vêtus et légers qu’un souffle de vent. Je souris de cet épisode estival déjà révolu, alors que dehors la pluie tambourine aux carreaux et que les feuilles tombent déjà.

Il y avait les impatients et universels « Quand est-ce qu’on arriiiive », évidemment, et nos chamailleries de gosses laissant nos parents fatigués. Cette phrase que notre père nous demandait de dire à notre grand-mère, parce qu’il aimait la taquiner, Mamie qu’est-ce que tu as encore cassé pendant qu’on était pas là ?, plus difficile à répéter qu’elle n’y paraît pour les petits que nous étions. Alors je m’appliquais à la répéter dans ma tête, encore et encore, jusqu’à la savoir par cœur et en restituer chaque mot, sans fautes.

Nous y sommes retournés récemment pour un petit weekend – je n’y étais pas allée depuis cet été – pour un retour aux sources plus-que-bienvenu. Adieu cônes glacés et ciels d’Azur, sur la plage les bambins en maillot ont laissé place à des adultes en anorak, vaste ballet du temps qui passe. Et puis nous sommes rentrés prendre le thé, où une pile de crêpes nous attendait sur la table. Passée la porte, une délicieuse odeur nous chatouillait déjà les narines, nous faisant nous hâter pour la dégustation. On a fait jouer les cuillères dans le pot de confiture d’abricot, entre la pluie de sucre en poudre et les carrés de chocolat.

Ensuite on est rentré tout court, chez nous je veux dire, dans la nuit qui tombait déjà. Il suffit parfois de quelques jours au vert pour repartir du bon pied.

Cap à l’ouest (et citronnade maison)

Le Cap Ferret, j’avais en tête l’idée d’un lieu trop chic et inaccessible, peuplé de créatures richissimes en chapeau de paille et lunettes de soleil. Je suis souvent sidérée des a priori que je me fabrique, à travers la lunette étriquée des on-dit et de ce que veulent bien raconter les magazines.

Et puis j’y ai découvert l’Océan et ses vagues folles, d’une force telle que je n’en avais jamais vue. Je ne me suis jamais sentie aussi vivante que dans cette houle déchaînée, qui m’étreint les hanches et me pousse dans mes retranchements.

Il y eut aussi les pins chauffés par le soleil à l’odeur enivrante, le marché plein de trésors, et les écureuils sautant de branches en branches. Je crois n’avoir jamais autant mangé de bonnes choses, et au diable la culpabilité qui te souffle à l’oreille que tu le regretteras. Les cannelés de la grande-tante dégustés avec gourmandise, à choisir un peu trop cuits pour la croûte au goût de caramel, et les gaufres au caramel -le vrai, cette fois-  qui dégouline sur le menton. Il fût beaucoup question de caramel, et de gourmandises à s’en lécher les doigts. C’est les vacances, après tout…

Ce jour-là, le temps était maussade mais ils ont décidé de nous emmener déguster des huître à la cabane de pêcheur. Je me suis contentée de pain qui les accompagnait, mais c’était bien. La brume au loin, les bateaux, lui à côté de moi et moi prenant des photos. Là, tous les cinq, à contempler la mer. Oui, c’était bien.

Et surtout, il y a eu la citronnade maison dégustée glacée au retour de la plage, les cheveux encore emmêlés par le sel et les vagues. Et dont j’ai bien évidemment demandé la recette, comme un souvenir de vacances à rapporter dans la valise. Sa saveur, avec celles des cannelés et des gaufres au caramel, me rappellera à jamais le goût de ces quelques jours de paradis.

 

Pour un pichet de citronnade :

  • un citron Bio
  • 50g de sucre de canne
  • 1L d’eau chaude
Cette recette, qui n’en est pas vraiment une, est tout ce qu’il y a de plus simple : dans un pichet, verser le sucre, le citron coupé en fines tranches et l’eau.
Attendre que le mélange refroidisse avant de mettre au réfrigérateur.
A déguster bien frais au retour de la plage, ou bien à tout autre moment de la journée, je vous fais confiance !
Petite note : choisir un citron biologique a ici toute son importance, afin que les pesticides ne se retrouvent pas dans la boisson.

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{Cantine végé} Le Bar à lire, à Valenciennes

Depuis quelques mois, un nouveau petit salon de thé a vu le jour à Valenciennes. Un endroit comme je les aime et qu’on trouve malheureusement trop peu par ici, où l’on peut déguster boissons chaudes et pâtisseries à l’abri du monde et dans une ambiance chaleureuse. Moi qui me déplaçais souvent à Lille pour profiter de ce genre de lieu, c’est un petit plaisir de constater que ça sera désormais possible sans prendre le train.

C’est une amie qui m’a parlé en premier de cette bonne adresses, en mettant en avant le fait qu’on pouvait également y déguster des petits plats végétaliens à l’heure du déjeuner. Renseignements pris, je découvre que c’est également une bouquinerie remplies de livres d’occasion, autant qu’une petite cantine avec quelques tables.
On a décidé d’y déjeuner un midi, après que la carte du jour affichée sur leur page Facebook nous ait mis l’eau à la bouche. Ce jour-là, donc, nous sommes attirés par une assiette de curry de légumes au lait de coco (pléonasme ou pas ? Y’a-t-il toujours du lait de coco dans les curry ?) avec son accompagnement de riz et de falafels maison. L’assiette paraît petite de prime abord mais il n’en est rien, petits-yeux-plus-gros-que-le-ventre que nous sommes ! Bien que le riz fût un peu collant à mon goût, nous nous sommes tout de même régalés. Je n’avais malheureusement plus faim pour un dessert mais mon acolyte préféré, lui, a opté pour un petit muffin banane-chocolat qu’il a eu l’air d’apprécier, eût égard au temps d’engloutissement ne dépassant pas les trente secondes.

Si la carte n’est pas entièrement végétalienne, je suis ravie de pouvoir trouver ce genre d’options dans une petite ville telle que Valenciennes ! Preuve en est que les régimes sans produits animaux se démocratisent, même en dehors de Paris.
Les livres disposés un peu partout dans des étagères, les meubles de récupération aux couleurs vives et les murs de briques -typiques de la région- participent à la chaleur de la déco, et font que l’on s’y sent vraiment bien.

Le Bar à Lire
16 Square Crasseau
59300 Valenciennes 
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Trois petits jours à Strasbourg

De l’Alsace je ne connaissais pas grand chose, si ce n’est les habituels lieux communs : « choucroute-Bretzels-maisons à colombages ». Avant mon installation en Allemagne nous avons décidé de passer quelques jours dans la belle ville de Strasbourg, que je ne connaissais pas du tout. Ma maman, elle, y avait déjà fait un stage et en avait gardé un impérissable souvenir de choucroutes savoureuses (eh oui !) et de bons restaurants. C’est donc avec une certaine hâte de découvrir la ville que je suis arrivée.

J’avais loué un petit logement Airbnb pour quatre personnes, très mignon et construit dans une résidence « écologique » dont nous avons croisé quelques habitants. Ici tout le monde se parle, l’ambiance est hyper chaleureuse et des cultures de tomates, fraises et courgettes poussent çà et là sur les balcons ! Pour la petite anecdote, nous logions juste en face de l’ancienne usine à bières Kronenbourg, par laquelle on pouvait apercevoir les grandes cuves désormais hors service.

Il était par contre assez difficile de sortir dans la journée tant la chaleur était écrasante. Etant la première levée j’en profitais pour explorer la ville dans la matinée, tandis que nous faisions les « activités » plutôt en fin d’après-midi.

Nous avons testé une balade en Segway – un « Zen tour » – que nous avons plus qu’adoré ! C’est plutôt relax (tout ce que nous cherchions en cette semaine caniculaire, où mettre un pas devant l’autre demandait déjà un effort considérable), ludique, et permet de visiter la ville d’une manière différente. J’avoue que j’angoissais un peu de monter dessus, mais c’est finalement tout simple et ça reste stable. Accompagnés d’un moniteur nous avons effectué un circuit d’1h en petit groupe, en traversant des endroits verdoyants et le quartier le plus pittoresque de Strasbourg : La Petite France. On retrouve ici tout l’esprit typique de Strasbourg, avec ses (fameuses) façades colorées et ses maisons à colombages.

Bien sûr nous n’avons pas manqué à notre devoir de touriste en dévorant quelques Bretzels – qu’on trouve un peu partout – , quant à la choucroute je ne saurais vous dire puisque je ne m’y suis tout simplement pas risquée. Niveau shopping, rien à signaler, si ce n’est une boutique de thé en vrac de ma marque préférée que j’aime-à-la-folie, Les Jardins de Gaïa. J’ignorais que c’était une marque d’origine alsacienne, j’étais donc d’autant plus ravie de l’apprendre et d’acheter un produit local 🙂 J’ai jeté mon dévolu sur le « Voie lactée » à l’arôme de caramel ♥ que j’ai déjà prévu de déguster en grosses chaussettes, lors des froides soirées d’hiver (pfff on est en pleine canicule et la fille se croit déjà en hiver… ah bien !)

 
C’est vrai, en trois petits jours nous n’avons eu qu’un bref aperçu de la vie strasbourgeoise, cependant assez pour me faire dire que j’apprécie déjà grandement cette ville que je trouve magnifique. C’est avec plaisir que j’y retournerais.
 
 
Et vous Strasbourg vous aimez ? Avez-vous de bonnes adresses à partager ?

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