Pensées Archives - Page 2 sur 9 - Chuchotis Marins

Pensées

Déambulation par belle soirée de mai


Je vous écris à cette heure de la journée où la chaleur est écrasante, les volets doucement clos pour tenter de conserver le peu de fraîcheur qu’il reste, dérangée de temps à autre par quelque courant d’air égaré.

Il y a quelques jours, j’ai ressorti cette crème à l’iris dont l’odeur me rend dingue. C’est une crème d’été, parce qu’elle en a l’odeur et que sa légèreté ne convient pas vraiment au reste de l’année. Alors je la remise au placard en attendant les beaux jours. Je l’avais un peu oubliée à vrai dire, quand je l’ai retrouvée par hasard j’ai murmuré dans ma tête avec cet air d’étonnement, « tiens, tu es là toi ? ».

Elle sent divinement bon.
Genre vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment,
BON.

Si bien que je pourrais passer la journée à me shooter à l’odeur (c’est un peu fou vous en conviendrez), si je n’avais autre chose à faire tel que : faire une lessive/un gâteau/mes devoirs/lire un livre.

Un soir avec mon amoureux (qui est merveilleux l’ai-je déjà dit ?), on est sortis prendre des photos. C’était en semaine, le soleil couchant cognait contre la fenêtre comme pour nous inviter à le rejoindre, et je me suis dit que la lumière devait être drôlement belle dehors. Alors on a mis nos chaussures et on est partis comme ça, en laissant tout en plan pour ne pas rater la lente descente de l’astre, les assiettes sales sur la table attendront oh!
C’était bien, c’était parfait, on a marché un peu puis pris les fleurs en photos. Après c’était notre tour, on a fait les fous derrière l’objectif en prenant des poses et je me suis laissée faire alors que je déteste ça.

Et puis retrouver les joies du marché du samedi matin, ce qui est drôlement chouette aussi, surtout quand le soleil nous fait l’honneur de sa présence. C’est comme un rendez-vous qu’on avait un peu oublié et qu’on est heureux de retrouver, c’est un festival d’odeurs et de couleurs qu’on a envie d’étreindre et de toucher. C’est l’arrivée tant attendue des fraises, celles dont on se réjouit bien à l’avance parce que ce sont les premières de la saison, – ça y est elles sont là ! Sans oublier la rhubarbe ramenée par fagots rougeoyants, et qui finira sans doute en compote embaumant délicieusement l’appartement.

C’est beau la vie



Et vous racontez-moi, c’est quoi vos petits bonheurs des jours qui rallongent ?

Cette semaine j’ai…

Eu l’impression de passer ma vie dans les trains à sauter d’un wagon à l’autre (mais c’était bien), suis passée devant des kilomètres de paysages et ai traversé la France en long avant de remonter tout au Nord. Apprécié ces quelques heures de vacuité forcée sans culpabilité, sans chercher à les combler davantage qu’en prenant et reposant à intervalles réguliers ma lecture en cours.
Pris le soleil en Corrèze et le vent en Normandie, et non le contraire – voilà qui aurait été étonnant. Visité des falaises et des jardins, appris à jouer aux échecs et à l’Awalé (c’est un petit jeu très simple et assez amusant qui vient du Togo, avec de jolies billes vertes qui poussent sur un arbre dans une longue boîte en bois qui s’ouvre en deux).
Me suis réjouie de l’arrivée de la rhubarbe sur les étals des marchés, et des petites crèmes au lait d’amande qui s’en sont suivies. J’avais beaucoup d’a priori sur la préparation de cette polygonacée, en fait c’est très simple : on coupe l’extrémité, on épluche/effile succinctement avant de couper en tronçons puis de laisser reposer une petite heure sous un doux manteau de sucre. Un peu long peut-être, mais pas compliqué. 
Donné une seconde chance à une oeuvre que je n’avais pas eu le courage de poursuivre il y a quelques années déjà, piochée dans ma bibliothèque personnelle un soir de désœuvrement. La maturité ou le recul ayant probablement fait leur oeuvre, ce roman de Camus est en fait une bonne surprise que je me plais à (re)lire. Un style austère et une écriture simple à la limite du dépouillement, des personnages qui ne laissent que très rarement transparaître leurs émotions.

Me suis préparée aux présidentiellesC’est un peu bête, mais je ne m’étais jamais trop intéressée à la politique jusqu’à cette année, laissant ça aux « autres ». Trop compliqué à comprendre, à des années lumières de mes préoccupations quotidiennes… j’étais cette fille qui, lors de discussions entre amis, n’osait ouvrir la bouche de peur de dire des bêtises plus grosses qu’elle. Et puis, par la force des choses, il a bien fallu que je me familiarise avec le sujet et me renseigne sur les programmes des candidats (la force des choses étant un amoureux commentant à voix haute les programmes des candidats tout en me montrant des vidéos très bien foutues – Osons causer, pour ne pas les citer -) 

Ai gardé l’œil vissé au hublot miniature de mon appareil photo, essayant de capturer aussi souvent que possible des bribes de mon quotidien.

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Et vous votre semaine ?

Mon mec est formidable (si si)

Je ne dis pas ça seulement parce que c’est le mien, et que je l’ai choisi. Mais force est de constater que c’est un amour.

Un soir que je lui demandais ce qu’il voulait boire, et lui ayant déclaré que je me préparais une tisane d’orties, il me répond « the same as you, girl » (oui parce qu’il parle anglais des fois)(il était en train de regarder The Walking Dead en V.O, ceci explique sûrement cela). Je lui ai demandé si j’avais bien entendu, pour être sûre, et il a confirmé. UNE TISANE D’ORTIES. C’est là que je me suis rendue compte que, décidément, cet homme était une perle.

Il fait plein de trucs formidables, comme penser à racheter du beurre de cacahuète quand je n’y pense pas (c’est vachement important) ou bien me demander chaque soir si j’ai passé une bonne journée. En plus, il me garde toujours les pelures d’oignons que j’accumule méthodiquement pour une future teinture de linge végétale. Mais aussi :

Il n’est pas végétarien, ni même végétalien, mais prend toujours ma défense lors des discussions houleuses avec nos amis. Il ne boit plus de lait, et a même déclaré qu’il ne mangerait plus de viande au restau U (oui bon, sauf dans les pizzas et les burgers il a dit. On ne peut pas tout avoir)

Il aime faire les courses au magasin bio, et ne rigole même pas lorsque je sors mes petits sacs en toile pour faire mes achats. Ni quand je lui fait part de mes idées loufoques-écolo-utopistes pour rendre le monde plus beau, avec une candeur exaltée qui me fait faire de grands gestes et accélérer le débit, moi la pas-très-expansive.

Il goûte toujours mes petits plats avec enthousiasme et sans a priori, comme si rien ne pouvait être plus délicieux. Même ceux avec tout plein d’ingrédients étranges dedans aux noms exotiques, même quand le résultat n’est pas à vraiment à la hauteur (c’est de plus en plus rare, heureusement). De ce fait, le miso, gomasio et protéines de soja texturées n’ont presque plus aucuns secrets pour lui. En homme délicat et plein de tact, il ne me dit jamais que c’est immangeable et trouve toujours les mots.

Il se prête de bonne grâce au jeu du mannequin et ne proteste presque pas lorsque je le mitraille sous tous les angles avec mon appareil photo, ou lui demande de reprendre la pose en avançant un peu sur la droite, non là c’était mieux, arrête de bouger s’il-te-plaît.

Enfin, il est remarquablement attentionné, incroyablement patient, romantique à souhait et féministe sur les bords ♥

Déboires photographiques + mes sources d’inspiration

Si je reçus mon premier reflex pour mes seize ans (mon premier appareil photo tout court au demeurant, que j’utilise encore à ce jour), je me mis sérieusement à la photographie il y a seulement une petite année. Apprendre les prémices d’un monde fantastique que je ne connaissais guère, un univers à apprivoiser peuplé de règles des tiers, de bokeh et autres « cailloux ». Si je soupçonne Instagram et les jolis blogs d’être à l’origine de ce regain d’enthousiasme, le fait est que j’avais en moi cette petite graine depuis plusieurs années. Restait à affûter le regard et former l’œil, tel les muscles souples d’un athlète. Si les premiers progrès sont souvent fulgurants, la suite est parfois frustrante devant l’échec. En cas de doute, ne jamais oublier que tout artiste est passé par là !

Pleine de velléité à la pensée de tous les champs photographiques qui allaient s’ouvrir à moi, je décidai de m’offrir un trépied. Pas ce qu’on pourrait appeler un coup de tête – j’y pensais depuis un moment -, épluchant au passage tout ce que je pouvais trouver sur le sujet pour bien le choisir. Naïvement j’imaginais qu’il serait facile de l’utiliser, voire, qu’il ferait tout le travail (Mais bien sûr…). J’ai eu beau pester contre lui, trépigner d’impatience, tempêter (et puis me traiter de nulle aussi, mais ça c’était pas obligé)(Spoiler alert : ça ne résout rien), impossible de faire la mise au point là où je le voulais. Bon.
Finalement j’en revenais toujours au même point, celui de la facilité : « Chériiii, tu m’aides à prendre des photos steupléé ? », avec regard résigné du monsieur sus-mentionné.
Je me rends compte combien la photo a pris une place importante dans ma vie, jusqu’à l’intégrer totalement dans mon quotidien. Je me suis mise à voir la vie, ma vie, dans le prisme d’un appareil photo. Les couleurs, le cadrage, les petits détails…, chaque facette de mon environnement passée au crible pour y trouver une place précise dans le cadre. Si c’est assez déroutant au début (et follement amusant ?), ça a le mérite de me faire prendre conscience de la beauté qui nous entoure.
♥ Où je puise mon inspiration ♥

Je suis très peu touchée par les photos studio trop travaillées, trop chargées ou mises en scène à outrance, leur préférant de loin le charme de clichés plus naturels et à la composition épurée. La Toile est pleine de personnes aussi talentueuses qu’inspirantes, je vous livre ici mes principales sources lorsqu’il s’agit d’aller chercher l’inspiration. Il ne s’agit pas de copier trait pour trait le travail d’autrui, mais simplement de s’en inspirer afin de définir ce qui nous touche, ou bien de retrouver l’envie quand elle s’éloigne un peu trop. Comme le disait mon prof de Lettres préféré, « Le loup mange de l’agneau mais fait du loup« .

  • La douce Céline du blog Les Mots Ailés, dont les photos toutes douces et lumineuses sont ma première source d’inspiration. J’aime énormément son univers, qui met en lumière (tiens, tiens, photographie : littéralement écrire la lumière) les petits bonheurs du quotidien et rend la vie un peu plus extraordinaire.
  • Célie aka Miss Blemish, dont les articles sur ses questionnement photographiques me parlent tout particulièrement. J’aime aussi beaucoup l’univers qu’elle s’est créé autour de clichés de couleurs pastels et aux tons très blancs, presque effacés pour n’en laisser que la substantifique moelle.
  • Les jolies photos de la très talentueuse Caroline du Plus Bel Age, photographe de métier mais aussi rédactrice.
  • Instagram est également un très bel endroit numérique à explorer, le tout est de ne pas s’y noyer. Mon conseil : aller fouiller minutieusement dans les abonnements des personnes que l’on suit et dont on admire le travail, il y a de fortes chances de tomber sur de nouveaux comptes à l’atmosphère similaire.
 

Quelques articles pour apprivoiser le sujet


J’espère que cet article vous aura été un peu utile, et surtout, un dernier conseil : ne vous découragez pas devant vos premiers résultats ! 

« Parlez-moi d’amooour » (petits plaisirs de la vie à deux)

Après avoir lu l’article le plus choupinou de la blogosphère (enfin, je ne les ai pas tous lus mais c’est Céline alors foncez !) sur les clés d’un couple qui dure, j’ai eu moi aussi envie d’écrire un article Spécial St-Valentin. Cette fête toute rose qui n’a pas forcément bonne presse, considérée comme commerciale et dégoulinante de mièvrerie par les uns – et donc totalement indigne d’intérêt -, incontournable pour les autres. Mais toute proportion gardée, je trouve qu’il n’est pas inutile de fêter l’Amour dans ce monde un peu trop violent, et de rappeler aux gens qu’on aime qu’on les aime, justement (la vie est trop courte pour oublier de le dire, merde !).

J’aurais pu vous raconter comme il est doux de vivre avec lui, que c’est une évidence entre deux êtres qui ont dû se rencontrer dans une vie antérieure, qui sait. Que je n’ai jamais eu cette pointe d’appréhension qui touche généralement deux personnes sur le point de vivre ensemble, mélange d’excitation à l’idée de vivre une nouvelle aventure et de peur que ça ne fonctionne pas. C’est très étrange et en même temps rassurant, de se rendre compte que oui la vie peut être simple parfois, qu’il y a des évidences qui ne se refusent pas.
A la place j’ai eu envie de lister tous ces petits bonheurs de la vie à deux, qui rendent les jours un peu plus lumineux et les soirées un peu plus belles. Bien sûr je ne dis pas que c’est triste de vivre seul, je suis moi-même plutôt indépendante de manière générale, et vivre seule pendant trois ans dans un petit 9m² ne m’a pas été désagréable. Pourtant, pour rien au monde je ne retournerais en arrière… Peut-être que certains rituels vous sembleront familiers, ou bien que vous en aurez inventé d’autres à votre image. Dans tous les cas, je serais curieuse de les connaître 🙂

♥ Les petits bonheurs de la vie à deux ♥

– Me coller à lui dans le lit, et oublier pour un temps les grosses chaussettes dont je suis coutumière en temps normal. Sachez-le, dormir à deux est excellent en terme d’économie d’énergie !
– Quand avant d’aller prendre sa douche il m’enjoint de ne pas m’endormir avant qu’il ait fini, « qu’on puisse papoter un peu avant de dormir » (je fooonds devant sa propension à la communication)
– Lorsqu’on refait le monde, à notre façon, et que l’on a de grandes discussions philosophiques (ou pas…)

– Quand un réveil inopiné me cueille au milieu de la nuit, sa main que je serre dans la mienne avant de me rendormir tout contre son dos

– Les promenades du dimanche au bord du lac, avant de rentrer prendre le goûter comme des enfants qui n’en sont plus tout à fait. Les goûter du dimanche sont toujours les meilleurs, non ? L’odeur des gâteaux maison en toile de fond, et le temps qu’on prend (enfin) pour soi.

– Quand il remarque que j’ai changé de coupe/coiffure/bijoux, que j’ai un nouveau vêtement. Qu’il remarque toujours ces petits détails, quoi qu’on affirme sur les hommes…
– Quand il me propose de faire à manger/la vaisselle alors que c’est mon tour, mais que je suis trop fatiguée pour le faire. (ou, avouons-le, flemmarde… Je lui renvois bien-sûr la pareille en une autre occasion hein, n’allez pas croire que je l’exploite !)
– Aller faire les courses ensemble au magasin bio comme on part à l’aventure ou en voyage, en vu du délicieux repas qu’on a prévu de préparer ensemble. S’arrêter sur tel ou tel ingrédient nouveau, imaginer ce qu’on pourrait en faire et prévoir de l’acheter à la prochaine session courses.
– Décider de se préparer un petit apéritif à boire rien que tous les deux, comme ça, sans raison. Juste pour rendre cette soirée un peu plus spéciale qu’elle ne l’est en réalité.
– Cuisiner à quatre mains, le voir s’affairer à touiller nos potions magiques dans la casserole et jouer avec les épices. Sourire de le voir s’amuser avec la pâte à pizza, tellement moelleuse et agréable à travailler.
– Etre de mauvaise humeur et le voir essayer de tout arranger. Quand il propose de me faire un massage, et que je me laisse pétrir entre ses mains magiques
– Se mettre sur la canapé avec un plaid et regarder un film serrés l’un contre l’autre. S’agacer un peu de nous gâcher la surprise lorsqu’il connaît les dialogues par cœur, mais sourire très fort devant sa mémoire d’éléphant.

– C’est être ensemble 7 jours/7 sans se lasser et en redemander, et trépigner d’impatience en comptant les heures ou les dodos en cas d »éloignement

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