Pensées Archives - Page 3 sur 9 - Chuchotis Marins

Pensées

Rentrer, ce délicieux sentiment

Est-ce que cela se passe toujours ainsi ? Partir pour mieux revenir, se rendre compte que l’on apprécie quelque chose ou quelqu’un quand ces entités s’éloignent ou disparaissent ? Tel un amour rétrospectif, le manque comme un indice et ce trou dans la poitrine comme une preuve.
C’est en passant quelques mois loin de chez moi, de mes habitudes et mes repères, que j’ai découvert que ce petit coin du Nord m’avait manqué. Finalement, et malgré tout. Malgré le calme, malgré le froid, malgré la pluie et le manque de lumière, parfois. Faire contre mauvaise fortune bon cœur, et voir toutes les belles choses autour de soi. Mais sans se forcer au bonheur, oh non ! essayer seulement d’extraire la pulpe savoureuse des jours ordinaires.
Est-ce cette belle lumière rase d’hiver qui illumine les visages d’une douce chaleur ? Ce soleil qui nous fait l’honneur de sa présence depuis quelques jours ? Ou bien ces murs de briques rouges, comme un signe rassurant aux fenêtres inclinées de notre nouveau cocon ? Et puis, sortir le plaid tout doux sur le canapé et les théières fumantes, les gros livres et les chaussettes épaisses.
Emprunter de nouveau les chemins familiers sertis de folles herbes, l’étang gelé comme destination à nos pas. Longer les murs fêlés et les clôtures fleuries derrière lesquelles passent les trains, ronronnement quotidien.

Ah, qu’il est bon de rentrer !

( Pssst, vous pouvez aussi me retrouver sur Instagram et Twitter !)

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Ce que j’aimerais pour mon blog en 2017


En février, mon blog aura deux ans. Deux ans ! Ce n’est pas grand chose à l’échelle de la blogosphère, où les plus vieux blogs dépassent l’âge canonique de dix ans, mais je ne suis pas peu fière de ne pas avoir abandonné l’aventure. Cette activité que je compare à une fleur qu’il faut nourrir, arroser et cajoler pour la voir s’épanouir pleinement et devenir une jolie plante. Ça demande du temps, de l’attention et de l’entretien, mais ça en vaut la peine.

En 2015, première année du blog, j’ai publié 66 articles contre 40 en 2016 (j’ai pû en supprimer deux ou trois au passage). Disons-le, passés les premiers moment d’euphorie et d’enthousiasme où l’on publie souvent à tout-va et sans forcément réfléchir, la source d’idées se tarit. Mais ce n’est pas plus mal finalement, poussés que nous sommes à se creuser davantage la tête pour proposer quelque chose de plus original et d’esthétique. Fin 2016, j’avais pris la résolution de publier au moins un article par semaine pour continuer à entretenir l’inspiration et huiler la machine, et je m’y suis plutôt bien tenue.

Mon blog aura donc deux ans. Je me rappelle mes premiers articles plutôt orientés écologie, où j’étais toute contente de vous parler des découvertes qui m’enthousiasmaient (ici les huiles végétales, la cup et le DIU au cuivre !) et de mon nouvel état de végéta*ienne. Depuis j’ai pris un tournant un peu différent par ici, qui s’est fait naturellement. Je ne ressens plus vraiment le besoin de parler écologie/minimaliste/tout ça, puisque ce mode de vie fait désormais partie de mes habitudes et que je pense en avoir fait le tour. Un peu comme s’il existait des blogs sur ces activités qui sont inscrites dans notre ADN, comme manger-boire-et-dormir.
J’avoue que je ne me reconnais plus trop dans le nom de ce blog, ni dans ce template blogger tout ce qu’il y a de plus impersonnel. J’envisage sérieusement de changer tout ça, ainsi que d’opter pour un vrai nom de domaine avec hébergement. J’y songe depuis un moment à vrai dire, mais je ne sais par où commencer, ni comment m’y prendre. Je rêve d’un endroit virtuel qui me ressemblerait tout à fait, un petit cocon plein de livres, de Rooibos à l’orange, de chocolat et de réflexions sur le monde qui nous entoure.

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Dire au revoir à 2016

Cette année, pour la toute première fois, nous avons fêté Noël rien que tous les deux et c’était drôlement bien. Très simple et très doux. Nous nous sommes offert une partie de nos cadeaux le 23 au soir, presque à la descente du train. C’était ce qu’on s’était promis au téléphone dans un éclat de rire, comme si respecter la tradition n’était pas de notre ressort. Nous ne voulions pas attendre, parce que la vie elle-même n’attend pas, pas vrai.

Le midi du 24 décembre nous avions décidé d’aller manger en ville, un petit repas tout simple et pas trop copieux pour ne pas empiéter sur celui du soir. Il y a eu ce petit restaurant indien aux effluves délicieuses, où nous étions les seuls clients excepté un petit couple de vieux. On s’est régalés, en admirant l’ingéniosité de cette façon de déposer ces petits plats de curry sur des bougies chauffe-plats, pour qu’ils restent toujours bien chaud tout au long du repas. C’était gai, c’était chaleureux, on aurait dit un jour comme les autres si ce n’est qu’un air de fête flottait dans l’air.

Le soir de Noël nous avons cuisiné ensemble, en musique, épluchant les légumes destinés au repas. Un velouté de champignons à la crème de soja, une pizza au potimarron et oignons rouges surmontée de fines tranches de tofu fumé accompagnée de mâche, un banana-bread et des truffes avocat-choco à l’huile essentielle d’orange douce pour le dessert. Ça n’avait rien du repas traditionnel composé d’huîtres, de foie gras et de bûche au beurre, et c’était très très bon ainsi.

Dans quelques jours, 2016 laissera sa place à une nouvelle année. Il est de bon ton de dresser des bilans, mais je crois sincèrement que j’en serais incapable. C’est que les événements se mélangent souvent dans ma mémoire et il m’est impossible de dire s’ils se sont déroulés l’année dernière, fin 2015 ou début 2016. Il me semble quand même que j’ai pas mal écrit par ici ces derniers mois, et j’aspire à continuer dans cette voie le plus longtemps possible même si cela risque d’être plus difficile après mon retour en cours (eh oui, j’ai eu plus de temps pour moi depuis septembre, stage oblige)

J’espère aussi de tout cœur que 2017 connaîtra moins de violences que son aînée, moins de guerres entre les peuples (si seulement !) et plus de joie.

En attendant, je vous souhaite à tous et à toutes le meilleur, quoi qu’il signifie pour vous.

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Petit blabla du samedi + velouté de champignons vraiment (vraiment) trop bon ! (VGL, SG)

 
Bonjour bonjour petits lecteurs de Noël ! 
J’espère que vous allez tous bien en ce dernier samedi avant Noël, et que les microbes ne sont pas trop de la partie (Allez ouste !)

 

Je n’avais pas forcément programmé d’article pour ce weekend, mais j’avais quand même envie de venir poster quelques mots par ici. Alors voilà, nous y sommes presque, il reste de moins en moins de cases à ouvrir… Autrement dit, Noël approche à grands pas ! Pour tout vous dire, j’ai encore du mal à réaliser que c’est imminent, que douze petits mois se sont déjà écoulés depuis Noël dernier. Cette phrase ne veut plus rien dire à force de l’entendre mais… Bon dieu que le temps passe vite !
Cette année je n’ai ni acheté ni fabriqué de calendrier, par contre j’ai décidé de revoir tous les Harry Potter jusqu’à Noël – mon petit calendrier de l’Avent à moi. C’est toujours terriblement régressif de se replonger dans les aventures du célèbre sorcier..
En réalité, ces petits mots posés là étaient surtout un prétexte à vous parler du velouté de champignons que j’ai préparé ce midi et qui, en plus d’être un modèle de simplicité et de rapidité, fût un énorme délice. Rien de plus réconfortant qu’une bonne soupe ou un velouté de légumes pour apprécier la chaleur de nos intérieurs, en cette période de froid. Au départ, je souhaitais réaliser un velouté de champignons aux marrons (qui sont en fait des châtaignes, eh oui), mais impossible d’en trouver en bocaux par ici ! Voici donc, la recette :
(Je tiens aussi à remercier Roger, mon vieux mixer plongeant qui appartenait à ma grand-mère et que je ne quitte plus désormais. Pour mes beaux yeux, il n’hésite jamais à plonger la tête la première dans les eaux bouillonnantes de l’Enfer de la marmite. Merci Roger !)
 
 
Velouté Délicieux de Champignons de Paris
 
Pour 2 personnes :
  • 1 petit oignon
  • 300g de champignons de Paris
  • 2 càS d’huile d’olive
  • 1 pincée de sel
  • eau
  • crème de soja
  • facultatif : quelques brins de persil
Préparation :
Couper les champignons en quartiers.
Éplucher et émincer l’oignon, puis le faire revenir quelques instants dans l’huile d’olive.
Ajouter les champignons en quartiers, le sel, puis environ deux tasses d’eau (j’utilise un mug de taille « normale », dans lequel je bois mon thé)
Couvrir en remuant de temps en temps et laisser cuire environ 20 minutes.
Mixer finement, et ajouter un peu de crème de soja selon la quantité désirée.
Bon weekend, et prenez soin de vous : prenez le temps, ralentissez, ne vous malmenez pas 🙂

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L’attente.

Je lui ai dit, Tu m’attendras hein, ne t’en va pas sans me dire au revoir. Un dernier baiser, une dernière étreinte avant que ne s’envole l’empreinte de ses pas. Et puis le manque, douloureux au début, qui t’agrippe et t’étreint le cœur.

Encore un mois, un tout petit mois. Très exactement trois semaines et trois jours. C’est que je les ai comptés vois-tu, ces jours qui passent et nous rapprochent, qui s’étirent comme du chewing-gum collé sous nos semelles lorsque l’attente est trop longue. Ces petits cailloux semés chaque jours, comme autant de rappels que la vie ne nous attend pas.

Sais-tu que j’ai assisté hier matin au lever du soleil, petit croissant incandescent à la lente ascension ? Peu à peu il s’est changé en une grosse boule de feu, monstre solaire incandescent. Oui je l’ai vu, de ma fenêtre du deuxième étage, rougeoyer avec fougue à m’en brûler la rétine. Je ne pouvais détacher les yeux de ce spectacle grandiose, comme si un seul de ses rayons pouvait tout anéantir. Dieu sait pourquoi j’ai pensé à nous, à l’été parti pour de bon – en sont témoins ces traces de bronzages qui s’estompent peu à peu -, à l’hiver à venir. A quoi pensais-tu, toi, pendant ce temps ?
Et si je laissais tout, là, maintenant, pour te retrouver ? Il me suffirait d’abdiquer, de tout jeter à l’abandon. Oublier les chiffres, les papiers et les comptes à rebours.
 
Non, il faut attendre.
 
Bientôt
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