Pensées Archives - Page 3 sur 9 - Chuchotis Marins

Pensées

Déboires photographiques + mes sources d’inspiration

Si je reçus mon premier reflex pour mes seize ans (mon premier appareil photo tout court au demeurant, que j’utilise encore à ce jour), je me mis sérieusement à la photographie il y a seulement une petite année. Apprendre les prémices d’un monde fantastique que je ne connaissais guère, un univers à apprivoiser peuplé de règles des tiers, de bokeh et autres « cailloux ». Si je soupçonne Instagram et les jolis blogs d’être à l’origine de ce regain d’enthousiasme, le fait est que j’avais en moi cette petite graine depuis plusieurs années. Restait à affûter le regard et former l’œil, tel les muscles souples d’un athlète. Si les premiers progrès sont souvent fulgurants, la suite est parfois frustrante devant l’échec. En cas de doute, ne jamais oublier que tout artiste est passé par là !

Pleine de velléité à la pensée de tous les champs photographiques qui allaient s’ouvrir à moi, je décidai de m’offrir un trépied. Pas ce qu’on pourrait appeler un coup de tête – j’y pensais depuis un moment -, épluchant au passage tout ce que je pouvais trouver sur le sujet pour bien le choisir. Naïvement j’imaginais qu’il serait facile de l’utiliser, voire, qu’il ferait tout le travail (Mais bien sûr…). J’ai eu beau pester contre lui, trépigner d’impatience, tempêter (et puis me traiter de nulle aussi, mais ça c’était pas obligé)(Spoiler alert : ça ne résout rien), impossible de faire la mise au point là où je le voulais. Bon.
Finalement j’en revenais toujours au même point, celui de la facilité : « Chériiii, tu m’aides à prendre des photos steupléé ? », avec regard résigné du monsieur sus-mentionné.
Je me rends compte combien la photo a pris une place importante dans ma vie, jusqu’à l’intégrer totalement dans mon quotidien. Je me suis mise à voir la vie, ma vie, dans le prisme d’un appareil photo. Les couleurs, le cadrage, les petits détails…, chaque facette de mon environnement passée au crible pour y trouver une place précise dans le cadre. Si c’est assez déroutant au début (et follement amusant ?), ça a le mérite de me faire prendre conscience de la beauté qui nous entoure.
♥ Où je puise mon inspiration ♥

Je suis très peu touchée par les photos studio trop travaillées, trop chargées ou mises en scène à outrance, leur préférant de loin le charme de clichés plus naturels et à la composition épurée. La Toile est pleine de personnes aussi talentueuses qu’inspirantes, je vous livre ici mes principales sources lorsqu’il s’agit d’aller chercher l’inspiration. Il ne s’agit pas de copier trait pour trait le travail d’autrui, mais simplement de s’en inspirer afin de définir ce qui nous touche, ou bien de retrouver l’envie quand elle s’éloigne un peu trop. Comme le disait mon prof de Lettres préféré, « Le loup mange de l’agneau mais fait du loup« .

  • La douce Céline du blog Les Mots Ailés, dont les photos toutes douces et lumineuses sont ma première source d’inspiration. J’aime énormément son univers, qui met en lumière (tiens, tiens, photographie : littéralement écrire la lumière) les petits bonheurs du quotidien et rend la vie un peu plus extraordinaire.
  • Célie aka Miss Blemish, dont les articles sur ses questionnement photographiques me parlent tout particulièrement. J’aime aussi beaucoup l’univers qu’elle s’est créé autour de clichés de couleurs pastels et aux tons très blancs, presque effacés pour n’en laisser que la substantifique moelle.
  • Les jolies photos de la très talentueuse Caroline du Plus Bel Age, photographe de métier mais aussi rédactrice.
  • Instagram est également un très bel endroit numérique à explorer, le tout est de ne pas s’y noyer. Mon conseil : aller fouiller minutieusement dans les abonnements des personnes que l’on suit et dont on admire le travail, il y a de fortes chances de tomber sur de nouveaux comptes à l’atmosphère similaire.
 

Quelques articles pour apprivoiser le sujet


J’espère que cet article vous aura été un peu utile, et surtout, un dernier conseil : ne vous découragez pas devant vos premiers résultats ! 

« Parlez-moi d’amooour » (petits plaisirs de la vie à deux)

Après avoir lu l’article le plus choupinou de la blogosphère (enfin, je ne les ai pas tous lus mais c’est Céline alors foncez !) sur les clés d’un couple qui dure, j’ai eu moi aussi envie d’écrire un article Spécial St-Valentin. Cette fête toute rose qui n’a pas forcément bonne presse, considérée comme commerciale et dégoulinante de mièvrerie par les uns – et donc totalement indigne d’intérêt -, incontournable pour les autres. Mais toute proportion gardée, je trouve qu’il n’est pas inutile de fêter l’Amour dans ce monde un peu trop violent, et de rappeler aux gens qu’on aime qu’on les aime, justement (la vie est trop courte pour oublier de le dire, merde !).

J’aurais pu vous raconter comme il est doux de vivre avec lui, que c’est une évidence entre deux êtres qui ont dû se rencontrer dans une vie antérieure, qui sait. Que je n’ai jamais eu cette pointe d’appréhension qui touche généralement deux personnes sur le point de vivre ensemble, mélange d’excitation à l’idée de vivre une nouvelle aventure et de peur que ça ne fonctionne pas. C’est très étrange et en même temps rassurant, de se rendre compte que oui la vie peut être simple parfois, qu’il y a des évidences qui ne se refusent pas.
A la place j’ai eu envie de lister tous ces petits bonheurs de la vie à deux, qui rendent les jours un peu plus lumineux et les soirées un peu plus belles. Bien sûr je ne dis pas que c’est triste de vivre seul, je suis moi-même plutôt indépendante de manière générale, et vivre seule pendant trois ans dans un petit 9m² ne m’a pas été désagréable. Pourtant, pour rien au monde je ne retournerais en arrière… Peut-être que certains rituels vous sembleront familiers, ou bien que vous en aurez inventé d’autres à votre image. Dans tous les cas, je serais curieuse de les connaître 🙂

♥ Les petits bonheurs de la vie à deux ♥

– Me coller à lui dans le lit, et oublier pour un temps les grosses chaussettes dont je suis coutumière en temps normal. Sachez-le, dormir à deux est excellent en terme d’économie d’énergie !
– Quand avant d’aller prendre sa douche il m’enjoint de ne pas m’endormir avant qu’il ait fini, « qu’on puisse papoter un peu avant de dormir » (je fooonds devant sa propension à la communication)
– Lorsqu’on refait le monde, à notre façon, et que l’on a de grandes discussions philosophiques (ou pas…)

– Quand un réveil inopiné me cueille au milieu de la nuit, sa main que je serre dans la mienne avant de me rendormir tout contre son dos

– Les promenades du dimanche au bord du lac, avant de rentrer prendre le goûter comme des enfants qui n’en sont plus tout à fait. Les goûter du dimanche sont toujours les meilleurs, non ? L’odeur des gâteaux maison en toile de fond, et le temps qu’on prend (enfin) pour soi.

– Quand il remarque que j’ai changé de coupe/coiffure/bijoux, que j’ai un nouveau vêtement. Qu’il remarque toujours ces petits détails, quoi qu’on affirme sur les hommes…
– Quand il me propose de faire à manger/la vaisselle alors que c’est mon tour, mais que je suis trop fatiguée pour le faire. (ou, avouons-le, flemmarde… Je lui renvois bien-sûr la pareille en une autre occasion hein, n’allez pas croire que je l’exploite !)
– Aller faire les courses ensemble au magasin bio comme on part à l’aventure ou en voyage, en vu du délicieux repas qu’on a prévu de préparer ensemble. S’arrêter sur tel ou tel ingrédient nouveau, imaginer ce qu’on pourrait en faire et prévoir de l’acheter à la prochaine session courses.
– Décider de se préparer un petit apéritif à boire rien que tous les deux, comme ça, sans raison. Juste pour rendre cette soirée un peu plus spéciale qu’elle ne l’est en réalité.
– Cuisiner à quatre mains, le voir s’affairer à touiller nos potions magiques dans la casserole et jouer avec les épices. Sourire de le voir s’amuser avec la pâte à pizza, tellement moelleuse et agréable à travailler.
– Etre de mauvaise humeur et le voir essayer de tout arranger. Quand il propose de me faire un massage, et que je me laisse pétrir entre ses mains magiques
– Se mettre sur la canapé avec un plaid et regarder un film serrés l’un contre l’autre. S’agacer un peu de nous gâcher la surprise lorsqu’il connaît les dialogues par cœur, mais sourire très fort devant sa mémoire d’éléphant.

– C’est être ensemble 7 jours/7 sans se lasser et en redemander, et trépigner d’impatience en comptant les heures ou les dodos en cas d »éloignement

♥ ♥ ♥


Rentrer, ce délicieux sentiment

Est-ce que cela se passe toujours ainsi ? Partir pour mieux revenir, se rendre compte que l’on apprécie quelque chose ou quelqu’un quand ces entités s’éloignent ou disparaissent ? Tel un amour rétrospectif, le manque comme un indice et ce trou dans la poitrine comme une preuve.
C’est en passant quelques mois loin de chez moi, de mes habitudes et mes repères, que j’ai découvert que ce petit coin du Nord m’avait manqué. Finalement, et malgré tout. Malgré le calme, malgré le froid, malgré la pluie et le manque de lumière, parfois. Faire contre mauvaise fortune bon cœur, et voir toutes les belles choses autour de soi. Mais sans se forcer au bonheur, oh non ! essayer seulement d’extraire la pulpe savoureuse des jours ordinaires.
Est-ce cette belle lumière rase d’hiver qui illumine les visages d’une douce chaleur ? Ce soleil qui nous fait l’honneur de sa présence depuis quelques jours ? Ou bien ces murs de briques rouges, comme un signe rassurant aux fenêtres inclinées de notre nouveau cocon ? Et puis, sortir le plaid tout doux sur le canapé et les théières fumantes, les gros livres et les chaussettes épaisses.
Emprunter de nouveau les chemins familiers sertis de folles herbes, l’étang gelé comme destination à nos pas. Longer les murs fêlés et les clôtures fleuries derrière lesquelles passent les trains, ronronnement quotidien.

Ah, qu’il est bon de rentrer !

( Pssst, vous pouvez aussi me retrouver sur Instagram et Twitter !)

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Ce que j’aimerais pour mon blog en 2017


En février, mon blog aura deux ans. Deux ans ! Ce n’est pas grand chose à l’échelle de la blogosphère, où les plus vieux blogs dépassent l’âge canonique de dix ans, mais je ne suis pas peu fière de ne pas avoir abandonné l’aventure. Cette activité que je compare à une fleur qu’il faut nourrir, arroser et cajoler pour la voir s’épanouir pleinement et devenir une jolie plante. Ça demande du temps, de l’attention et de l’entretien, mais ça en vaut la peine.

En 2015, première année du blog, j’ai publié 66 articles contre 40 en 2016 (j’ai pû en supprimer deux ou trois au passage). Disons-le, passés les premiers moment d’euphorie et d’enthousiasme où l’on publie souvent à tout-va et sans forcément réfléchir, la source d’idées se tarit. Mais ce n’est pas plus mal finalement, poussés que nous sommes à se creuser davantage la tête pour proposer quelque chose de plus original et d’esthétique. Fin 2016, j’avais pris la résolution de publier au moins un article par semaine pour continuer à entretenir l’inspiration et huiler la machine, et je m’y suis plutôt bien tenue.

Mon blog aura donc deux ans. Je me rappelle mes premiers articles plutôt orientés écologie, où j’étais toute contente de vous parler des découvertes qui m’enthousiasmaient (ici les huiles végétales, la cup et le DIU au cuivre !) et de mon nouvel état de végéta*ienne. Depuis j’ai pris un tournant un peu différent par ici, qui s’est fait naturellement. Je ne ressens plus vraiment le besoin de parler écologie/minimaliste/tout ça, puisque ce mode de vie fait désormais partie de mes habitudes et que je pense en avoir fait le tour. Un peu comme s’il existait des blogs sur ces activités qui sont inscrites dans notre ADN, comme manger-boire-et-dormir.
J’avoue que je ne me reconnais plus trop dans le nom de ce blog, ni dans ce template blogger tout ce qu’il y a de plus impersonnel. J’envisage sérieusement de changer tout ça, ainsi que d’opter pour un vrai nom de domaine avec hébergement. J’y songe depuis un moment à vrai dire, mais je ne sais par où commencer, ni comment m’y prendre. Je rêve d’un endroit virtuel qui me ressemblerait tout à fait, un petit cocon plein de livres, de Rooibos à l’orange, de chocolat et de réflexions sur le monde qui nous entoure.

EnregistrerEnregistrer

Dire au revoir à 2016

Cette année, pour la toute première fois, nous avons fêté Noël rien que tous les deux et c’était drôlement bien. Très simple et très doux. Nous nous sommes offert une partie de nos cadeaux le 23 au soir, presque à la descente du train. C’était ce qu’on s’était promis au téléphone dans un éclat de rire, comme si respecter la tradition n’était pas de notre ressort. Nous ne voulions pas attendre, parce que la vie elle-même n’attend pas, pas vrai.

Le midi du 24 décembre nous avions décidé d’aller manger en ville, un petit repas tout simple et pas trop copieux pour ne pas empiéter sur celui du soir. Il y a eu ce petit restaurant indien aux effluves délicieuses, où nous étions les seuls clients excepté un petit couple de vieux. On s’est régalés, en admirant l’ingéniosité de cette façon de déposer ces petits plats de curry sur des bougies chauffe-plats, pour qu’ils restent toujours bien chaud tout au long du repas. C’était gai, c’était chaleureux, on aurait dit un jour comme les autres si ce n’est qu’un air de fête flottait dans l’air.

Le soir de Noël nous avons cuisiné ensemble, en musique, épluchant les légumes destinés au repas. Un velouté de champignons à la crème de soja, une pizza au potimarron et oignons rouges surmontée de fines tranches de tofu fumé accompagnée de mâche, un banana-bread et des truffes avocat-choco à l’huile essentielle d’orange douce pour le dessert. Ça n’avait rien du repas traditionnel composé d’huîtres, de foie gras et de bûche au beurre, et c’était très très bon ainsi.

Dans quelques jours, 2016 laissera sa place à une nouvelle année. Il est de bon ton de dresser des bilans, mais je crois sincèrement que j’en serais incapable. C’est que les événements se mélangent souvent dans ma mémoire et il m’est impossible de dire s’ils se sont déroulés l’année dernière, fin 2015 ou début 2016. Il me semble quand même que j’ai pas mal écrit par ici ces derniers mois, et j’aspire à continuer dans cette voie le plus longtemps possible même si cela risque d’être plus difficile après mon retour en cours (eh oui, j’ai eu plus de temps pour moi depuis septembre, stage oblige)

J’espère aussi de tout cœur que 2017 connaîtra moins de violences que son aînée, moins de guerres entre les peuples (si seulement !) et plus de joie.

En attendant, je vous souhaite à tous et à toutes le meilleur, quoi qu’il signifie pour vous.

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Design par ASALINE