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Lecture Archives - Page 2 sur 2 - Chuchotis Marins

Lecture

Binge reading // Mes lecture d’été 2017

Tandis que certains s’adonnent avec joie au visionnage intensif de séries en un binge watching effréné, d’autres (dont je fais partie) lui préfèrent encore un bon binge reading en bonne et due forme, avalant des kilomètres de mots en une valse lente avec le temps. Pour autant, n’allez pas croire que je dénigre le premier au profit du second, not at all. Rien ne saurait mieux me faire perdre la notion du temps qu’une (très) bonne série, comme ce fût le cas avec le très prenant Bates Motel (et hop! ni vu ni connu elle glisse le titre comme une suggestion cachée, la perfide…)

Ma découverte du géniallissime Allez vous faire lire, dont les chroniques se boivent comme du petit-lait de soja à la vanille -c’est à dire goulûment-, a fini de faire grossir ma Pile A Lire. Qui n’a de pile que le nom, d’ailleurs, puisqu’elle consiste en une liste virtuelle de titres stockée bien au chaud dans un Mémo de mon téléphone.

(J’ai arrêté d’acheter des livres depuis belle lurette, depuis en fait que ma bibliothèque a menacé de se déverser comme une rivière en crue. A la place j’ai pris un abonnement à la médiathèque : rentabilité maximale les cocos !)

Cette intro a assez duré n’est-ce pas, venons-en au fait, et vite ! Je vous propose donc un petit aperçu de mes dernières lectures estivales afin de palier, si nécessaire, à votre désert romanesque. Ne me remerciez pas, tout le plaisir est pour moi 😉 Petite précision : ces romans proviennent tous des rayons Jeunesse/Young Adult de ma bibliothèque, mais je gage que vous passerez en leur compagnie d’agréables moments.

De Cape & de Mots | Flore Vesco

A la mort de son père, la pétillante Serine est contrainte de quitter sa comtesse de mère et sa farandole de petits frères pour trouver un emploi. S’opposant à sa génitrice, elle décide de s’engager auprès de la Reine comme Demoiselle de Compagnie. En chemin, rien ne se passe comme prévu entre sa méconnaissance des conventions, la tyrannie de la Reine envers ses sujets et le mépris des autres demoiselles plus fortunées qu’elle. Heureusement, la jeune fille peut toujours compter sur sa gouaille et sa débrouillardise pour contourner tous les obstacles, tout comme sa propension à nouer des relations avec les êtres qui l’entourent.

Le premier roman de Flore Vesco est un petit bijou de fantaisie et d’inventivité, où l’on se délecte de jeux de mots bien juteux et d’inventions les plus folles. On suit avec ravissement l’ascension de Serine au sein du palais, tandis qu’au même moment les nobles malintentionnés dégringolent de leur piédestal.

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Nous les menteurs | e. lockhart

Dans la famille Sainclair, tout le monde est beau, tout le monde est riche, tout le monde réussit dans la vie. Pas de drogué, pas de raté, pas de tire-au-flancs… et pourtant. Dans la famille Sainclair, tout le monde va bien mais personne ne révèle ses émotions. Tous les étés, Cadence passe ses vacances sur l’île paradisiaque de sa famille avec les Menteurs, sa petite bande ses cousins auxquels vient se greffer Gat. Gat, le neveu du nouveau mari de sa tante, l’impénétrable Gat, l’amoureux de Cadence. L’été 15 (c’est comme ça que Cadence nomme l’été de ses quinze ans), tout bascule : c’est le drame, l’accident, mais la jeune fille ne se souvient plus de rien. Peu à peu quelques bribes lui reviennent, et les morceaux du puzzle se mettent en place. Jusqu’à la révélation.

Ce roman est… stupéfiant et à nul autre pareil. Fort comme un vent du nord, cinglant comme une gifle, je n’ai pu le lâcher avant la dernière page. L’écriture est fluide et les dialogues savoureux, entrecoupés de phrases courtes à la manière de vers poétiques qui font toute son originalité. C’est une lecture forte (voire perturbante) qui ravira certainement les mordus de drames familiaux.

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Broken Soup | Jenny Valentine

Je finis par mon coup de cœur absolu de ces trois ouvrages, que j’ai dévoré en un peine une journée. Je l’ai achevé avec beaucoup de regrets, et ai même envisagé de le relire aussitôt (chose que je ne fais jamais).

Depuis la mort accidentelle de son frère Jack, rien ne va plus à la maison. Avec un père absent et une mère à la dérive, Rowan, 14 ans, doit prendre en charge sa vie d’adolescente et sa petite sœur de six ans. Un jour, sa vie prend un tournant inattendu alors qu’un inconnu lui tend un négatif qu’elle aurait laissé tomber. A partir de là, tout s’enchaîne et se déroule comme une bobine de fil. J’ai été happée par ce roman lumineux et optimiste, qui met en scène une belle galerie de personnages à la personnalité attachante. Harper, Rowan et Stroma sont de ceux qu’on aimerait rencontrer dans la vraie vie, pour les serrer dans nos bras et faire un bout de chemin avec eux.

Ce livre parle avec justesse de la mort d’un proche et de tous ces petits liens détruits, mais aussi de la manière d’y faire face parce que la Vie continue, elle. Et c’est bouleversant.

Et vous, quelles sont vos lectures du moment ?

Comment ne pas finir comme tes parents, ou le livre qui donne envie de méditer

Il fallait que je vous parle de ce chouette bouquin qui a accompagné le début de mes vacances, histoire de partager avec vous mon immense enthousiasme à son égard.
Pour la petite histoire, nous étions partis faire les soldes. Sur le point de repartir bredouilles, nous faisions un dernier petit tour à Nature & Découvertes (il faut que vous le sachiez : je n’envisage pas une virée en ville sans un petit passage dans le temple de la saveur citronnée et des petits gadgets écolo-futiles)(Je les soupçonne d’ailleurs de diffuser des phéromones à l’entrée du magasin pour attirer le client désorienté…Bref.) quand je suis tombée sur ce livre au titre bien impertinent. C’est d’abord ce qui m’a attirée voyez-vous.
Je peux maintenant vous le dire : ce fût les 22.90€ les mieux dépensés de cette journée (de la semaine ?). Culture : 1, Fringues : 0 (de toute façon j’en avais pas besoin).
Comment ne pas finir comme tes parents (Parents, n’y voyez aucune offense) est une introduction géniale et ludique à la méditation, pour qui voudrait s’y essayer sans jamais oser. Je l’ai picoré petits bouts par petits bouts, en résistant à l’envie de le terminer trop vite malgré sa relative densité, et en essayant aussi souvent que possible d’effectuer les petits exercices de méditation proposés tout au long de l’ouvrage.
Ce livre plein d’humour s’adresse au lecteur sur un ton amical et désacralise terriblement la méditation pour les plus jeunes, en y développant les concepts phares sous le prisme de la vie quotidienne d’un ado du XXIème siècle. S’il est indiqué sur la couverture « La méditation pour les 15-25 ans » j’étendrais personnellement cette tranche d’âge au delà tant le propos est intelligent et universel. J’ai beaucoup aimé l’utilisation de métaphores pour expliquer simplement des concepts fondamentaux comme les pensées, tout comme le fait que les auteurs ne prônent rien du tout mais nous invitent chaudement à expérimenter les bienfaits de la méditation par nous-même et à se faire son propre avis.
L’ouvrage est en outre vraiment agréable à lire grâce à sa mise en page aérée et colorée, relevé par quelques jolies illustrations de l’artiste Pénélope Bagieu, qu’on ne présente plus. Il contient également un CD de 11 méditations guidées (que je me suis empressée de transférer sur mon iPod pour les emmener partout avec moi cet été !), à pratiquer parallèlement à la lecture lorsque le petit logo dédié apparaît au fil des pages.
 

Conclusion : un bouquin très bien fichu à mettre entre les mains dodues de votre pré-ado, plus musclées d’un jeune adulte ou même sur le point de se rider d’un adulte qui en a déjà vu de belles, bref : à mettre entre des mains de tout âge !

{Bilan lecture} L’Homme qui Rit – Victor Hugo

Je reviens aujourd’hui avec un petit bilan lecture, dont je tenais absolument à vous parler. Je n’ai pas lu beaucoup d’œuvres différentes ce mois-ci, mais c’est que je me suis attelé à un pavé que je n’ai pas pu lâcher !
D’Hugo je ne connaissais pas grand chose, si ce n’est Le dernier jour d’un condamné étudié au collège (que j’avais trouvé ennuyant à mourir à l’époque) et son très célèbre Les Misérables abandonné en cours de route, toute jeune que j’étais et quelque peu intimidée par l’ampleur de la tâche. 
Et puis ces derniers mois, mue par une étincelle d’enthousiasme, j’ai décidé de me replonger dans l’oeuvre de l’écrivain. J’avais envie de grande littérature et de belles tournures, d’époque un peu lointaine pour voyager sans mettre un pied dehors et de rencontrer de nouveaux personnages. Je me suis aventurée dans le monde de L’Homme qui Rit comme on saute dans une machine à remonter le temps, et me suis laissée bercer par l’histoire extraordinaire de Gwynplaine, dont le visage a été mutilé à la naissance par des comprachicos en un sourire permanent .
Dans une Angleterre sinistre du XVIII ème, on suit le destin du jeune homme de son abandon à son recueillement à l’âge de dix ans par un vagabond nommé Ursus et son loup domestique, Homo. Ensemble, ils voyageant dans toute l’Angleterre à l’abri de leur roulotte et haranguent les foules avec leurs spectacles de rue et les connaissances en médecine du vieillard. Quelques années plus tard, le jeune homme est sommé de suivre un homme qui lui apprend sa véritable identité…

J’ai adoré ce très beau roman, critique de l’Angleterre de l’époque mais aussi oeuvre philosophique et poétique par les réflexion du vieux Ursus. Inutile de dire aussi que je me suis régalée de la plume d’Hugo et de sa prose magnifique, parfois tendre ou assassine. Ce roman m’a donné envie d’en lire davantage de lui et, accessoirement, de me mettre à écrire, aussi. (Certains auteurs vous font cet effet-là…)

{Coup de ♥ lecture} Juliette, de Camille Jourdy

Un jour j’ai découvert les romans graphiques, et ce fût une petit révélation. Pas tout à fait bande-dessinée ni tout à fait roman non plus (d’où le nom), ils alternent entre les genres avec des bulles entrecoupées de pages en prose à la manière d’un roman. J’avais envie aujourd’hui de vous parler d’un de ceux pour lequel j’ai eu un vrai coup de cœur : JulietteLes fantômes reviennent au Printemps. 
De Camille Jourdy j’avais déjà dévoré les trois tomes de la série Rosalie Blum, dont j’avais adoré l’histoire touchante et les illustrations. Lorsque j’ai trouvé son dernier opus à la bibliothèque j’étais joie ! Je me suis empressée de mettre le nez dedans, en essayant tout de même de le déguster à petites lampées pour ne pas le finir trop vite (en vain !). C’est un peu le problème avec ce genre d’ouvrage, on déroule les pages trop vite !
C’est donc l’histoire de Juliette, une jeune trentenaire angoissée par la vie et un peu perdue, qui ne sait pas quoi faire d’elle. Elle retourne quelques jours chez son père dans le village familiale, séparé de son artiste et loufoque de mère qui ne fait rien comme tout le monde. Un jour elle croise par hasard le chemin de Polux, un pilier de bar célibataire au cœur tendre qui ne sait pas plus qu’elle de quoi il a envie, et se noue entre eux une amitié inattendue. Ils adoptent même un petit caneton abandonné par sa mère que Polux surnomme « Maigret-Canard ». Il y a aussi sa sœur, débordée par ses enfants et qui cache un amant dans le placard, sa grand-mère sénile dont il faut s’occuper et un secret de famille qu’on ne lui a jamais raconté.
Définitivement je suis fan du travail de Camille Jourdy, dont les illustrations sont pleines de poésie et les histoires empruntes de tendresse. Elle sait rendre le quotidien extraordinaire et raconter l’humain dans toute sa complexité, les petits malheurs comme les grands bonheurs. Je trouve que ce genre de livre pousse à garder espoir malgré les difficultés, et à apprécier la vie dans toute sa simplicité, à sa juste valeur.
 
Vous l’aurez compris, mon premier coup de cœur de 2017 !

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J’ai lu : Nymphéas Noirs, de Michel Bussi

Chers petits lecteurs avides de péripéties. (l’êtes-vous ?)
Je me suis rendue compte récemment que je n’avais jamais parlé littérature par ici. C’est fâcheux en vérité, puisque la lecture occupe une bonne partie de mon temps libre. C’est simple : si je ne suis pas occupée à manger-dormir-travailler, je lis. Il m’arrive de tomber sur de vraies petites pépites, qu’il serait dommage de ne pas partager vous ne croyez pas ? Alors voilà, j’ai décidé, de temps en temps, de vous parler de mes dernières découvertes afin que vous puissiez vous aussi en profiter. Je commence donc par un polar de Michel Bussi, Nymphéas Noirs.
Résumé : Mai 2010 – Giverny, joli petit village de Normandie réputé pour son cadre idyllique et son célèbre musée Claude Monet. Sérénaç, jeune inspecteur tout juste muté du sud et son fidèle adjoint Bénavides sont dépêchés sur les lieux pour enquêter sur le meurtre d’un opthalmologiste de renom, retrouvé le crâne fracassé puis noyé dans l’étang aux nénuphars. Bientôt le motif d’un crime passionnel font porter les soupçon sur Jacques Dupain, dont la femme n’est autre que la séduisante institutrice du village sur laquelle se retournent tous les hommes. Qui est-elle vraiment, cette Stéphanie aussi mystérieuse qu’envoûtante, et qui semble cacher un lourd secret ?
Plus tard, leurs recherches les mènent vers l’accident d’un jeune garçon, survenu plus de soixante-dix ans plus tôt au bord de ce même étang. Quel lien entre ces deux affaires ? Et surtout, qui est ce mystérieux narrateur que l’on suit dans sa quête, et qui semble en savoir beaucoup sur cette affaire ?
Mon avis : J’ai choisi ce roman par hasard, en me fiant au titre et au résumé, et la quatrième de couverture a fini de me convaincre. Ne connaissant pas Bussi je n’en attendais pas grand chose, si ce n’est un agréable moment de lecture. Et je dois dire que c’est réussi ! Ce polar mêlant passé et présent s’est révélé un vrai coup de cœur, avec le XIX ème siècle des peintres impressionnistes en toile de fond. Le cadre, d’abord, dans une jolie Normandie pittoresque et romantique, puis une intrigue merveilleusement bien ficelée. L’auteur ménage le suspens avec brio, et réussit jusqu’au bout à nous tenir en haleine tandis que la folie s’empare de l’histoire et perd le lecteur, jusqu’au dénouement.
La fin, magistrale et époustouflante, vous surprendra assurément !
 

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