S'éveiller Archives - Page 4 sur 8 - Chuchotis Marins

S’éveiller

J’ai lu : Nymphéas Noirs, de Michel Bussi

Chers petits lecteurs avides de péripéties. (l’êtes-vous ?)
Je me suis rendue compte récemment que je n’avais jamais parlé littérature par ici. C’est fâcheux en vérité, puisque la lecture occupe une bonne partie de mon temps libre. C’est simple : si je ne suis pas occupée à manger-dormir-travailler, je lis. Il m’arrive de tomber sur de vraies petites pépites, qu’il serait dommage de ne pas partager vous ne croyez pas ? Alors voilà, j’ai décidé, de temps en temps, de vous parler de mes dernières découvertes afin que vous puissiez vous aussi en profiter. Je commence donc par un polar de Michel Bussi, Nymphéas Noirs.
Résumé : Mai 2010 – Giverny, joli petit village de Normandie réputé pour son cadre idyllique et son célèbre musée Claude Monet. Sérénaç, jeune inspecteur tout juste muté du sud et son fidèle adjoint Bénavides sont dépêchés sur les lieux pour enquêter sur le meurtre d’un opthalmologiste de renom, retrouvé le crâne fracassé puis noyé dans l’étang aux nénuphars. Bientôt le motif d’un crime passionnel font porter les soupçon sur Jacques Dupain, dont la femme n’est autre que la séduisante institutrice du village sur laquelle se retournent tous les hommes. Qui est-elle vraiment, cette Stéphanie aussi mystérieuse qu’envoûtante, et qui semble cacher un lourd secret ?
Plus tard, leurs recherches les mènent vers l’accident d’un jeune garçon, survenu plus de soixante-dix ans plus tôt au bord de ce même étang. Quel lien entre ces deux affaires ? Et surtout, qui est ce mystérieux narrateur que l’on suit dans sa quête, et qui semble en savoir beaucoup sur cette affaire ?
Mon avis : J’ai choisi ce roman par hasard, en me fiant au titre et au résumé, et la quatrième de couverture a fini de me convaincre. Ne connaissant pas Bussi je n’en attendais pas grand chose, si ce n’est un agréable moment de lecture. Et je dois dire que c’est réussi ! Ce polar mêlant passé et présent s’est révélé un vrai coup de cœur, avec le XIX ème siècle des peintres impressionnistes en toile de fond. Le cadre, d’abord, dans une jolie Normandie pittoresque et romantique, puis une intrigue merveilleusement bien ficelée. L’auteur ménage le suspens avec brio, et réussit jusqu’au bout à nous tenir en haleine tandis que la folie s’empare de l’histoire et perd le lecteur, jusqu’au dénouement.
La fin, magistrale et époustouflante, vous surprendra assurément !
 

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{Bullet Journal} Pourquoi je ne BuJotte pas

J’adore la jolie papeterie, les stylos à paillettes et possède dans mes tiroirs des carnets par dizaine (j’exagère à peine). Faire des listes est un de mes passe-temps favoris, tout comme essayer d’organiser ma vie le plus efficacement possible. Partant de là, j’aurais très bien pu tomber dans la marmite du Bullet Journal – vous savez, ce super-agenda qui aurait le pouvoir de vous rendre plus créatif/productif/efficace – et surtout chasser la procrastination, cette traîtresse ! Alors, pourquoi n’ai-je pas succombé à la tentation ? Pour plusieurs raisons, que je vais vous exposer ici.

A ce stade je ne pense pas nécessaire de vous expliquer en détail ce que c’est. Sauf à vivre reclus dans la forêt ou côtoyant peu les internets (ce qui est très louable, soit dit en passant)(j’adorerais en faire autant), il est très probable que vous le sachiez déjà. Sinon, il y a cet article très complet, et celui-là.

Déjà, il me paraît compliqué à mettre en place et difficile à tenir sur le long terme. Il nécessite d’y investir un peu d’argent, ne serait-ce que dans du matériel de base comme un joli carnet, de beaux stylos ou même quelques autocollants pour parfaire le tout. Bon je suis d’accord que ce n’est sûrement pas obligatoire, mais la tentation doit être grande de dépenser pour le rendre le plus mignon possible.

Pour moi, justement, ce carnet tient davantage de l’oeuvre d’art que de l’agenda véritablement utilitaire. Vous savez, cette chose tellement jolie que l’on n’ose pas utiliser, c’est à dire gribouiller-raturer-salir, de peur de tout gâcher. Il n’y a qu’à voir les superbes galeries de Bullet Journaux parfaitement tenus qui fleurissent sur le net (Instagram et Pinterest notamment), décorés avec le plus grand soin à base de superbes calligraphies et de dessins magnifiques. Leurs auteurs semblent passer plus de temps à s’occuper de la forme et l’exposer sur les réseaux sociaux qu’à s’en servir à proprement parler, et de l’utiliser dans leur vie quotidienne. D’ailleurs, n’est-ce pas ironique de consacrer autant de temps à une tâche sensée nous en faire gagner ?

En fait je considère ce genre d’agenda comme une sorte de « doudou » rassurant, un peu comme un journal intime qui recueillerait aussi bien nos listes de livres à lire, de films à regarder et de recettes à tester que nos états d’âme ou autres petites pensées personnelles. Je ne me verrais pas le transporter partout dans mon sac de peur de le perdre, ou bien de le consulter n’importe où aux vues et aux sus de tous. Or, c’est un peu la fonction d’un planner, d’être emmené et utilisé à n’importe quel moment…

Alors voilà, je ne tiens pas de Bullet Journal mais ça ne m’empêche pas d’admirer certaines magnifiques réalisations, comme je peux comprendre que ce système convienne à certaines personnes. D’ailleurs, peut-être qu’un jour – sait-on jamais – je changerai d’avis et que vous verrez sur mon blog un article « Comment j’ai finalement adopté le Bujo » ah ah. Allez, je ne pouvais pas vous laisser sans une vidéo qui m’aurait (presque !) convaincue :

Pourquoi tant d’accumulation ?

Ce matin, alors que je cherchais des babioles à empaqueter pour mon vide-grenier à venir, une chose en entraînant une autre j’eus envie de ranger et désencombrer la maison toute entière. C’est fou l’effet qu’a la fin d’année scolaire sur moi, soudainement atteinte de désencombrïte aigüe. Ceci étant c’est la maison de mes parents, pas la mienne et je dois respecter ça. Je ne peux donc pas trop m’immiscer dans leurs habitudes et tout débarrasser à grand coup de balai, même si ce n’est pas l’envie qui m’en manque notez bien ! ahah.
C’est comme ça que j’atterris dans la cuisine, et plus précisément dans le placard à provisions.
Aventurière, je décide de tout sortir sur la table afin d’avoir une vision globale du problème et là, j’en eu le souffle coupé. C’est inouï tout ce que peut abriter un si petit endroit, cela relève presque de la magie pure. Tout de suite, je pense au sac à main sans fond de cette chère Mary Poppins.
Après inventaire, il s’avère que nous détenons pas moins de 5 paquets de riz différents, dont 3 (!) de risotto, des conserves de haricots rouges, jaunes, verts, une quantité incalculable de pâtes de toutes sortes, 3 paquets de flageolets, des lentilles, pois cassés, pois chiches… j’en passe et des meilleurs. J’arrête là la liste avant que vous ne tombiez raide assoupi sur votre tabouret 😉
A vue de nez, je pense que même en arrêtant de faire les courses pendant un an nous pourrions tenir un siège de plusieurs mois. C’est quand même extraordinaire, ce besoin d’accumuler, d’entasser, de racheter toutes ces choses que nous possédons déjà. Le plus souvent je ne pense pas que ce soit voulu, mais ils sont si bien cachés que ma maman oublie qu’il reste encore trois boîtes de flageolets dans le placard et en rachète une quatrième.
De voir tout ça, ça m’a un peu dégoûtée. De penser à toutes ces ressources qu’il a fallu mobiliser pour produire ces aliments. Toute cette eau, ces machines, ce travail humain…
Tout ça pour… rien, lorsqu’ils sont oubliés au fond d’un placard, abandonnés au bas d’un frigo ou jetés car trop dépassés pour être consommés. Bien sûr, il m’arrive aussi d’oublier un pauvre légume flétri et de le jeter, et je m’en veux terriblement après.
Ah le gaspillage alimentaire, ce fléau !

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DEMAIN, un film optimiste à voir ab-so-lu-ment !

Des mois que j’avais envie de voir ce film de Mélanie Laurent et Cyril Dion, sans y parvenir faute de temps et à cause d’un nombre de séances très restreint. Heureusement j’ai pu y remédier dimanche dernier, et ça valait vraiment le coup !

Demain n’est pas de ces films catastrophes et angoissants qui montrent que le monde va mal, très mal, et que l’on va droit dans le mur si nous ne changeons pas de comportement très rapidement. Parce qu’il y en a marre des vidéos d’abattoirs, des photos d’animaux maltraités et de désastres écologiques… C’est vrai, tout cela existe et Mélanie et Cyril nous rappellent que notre Planète ne pourra pas subvenir aux besoins de tant d’habitants à un tel rythme, mais là n’est pas le sujet principal du film.
Au contraire, les deux acteurs proposent des solutions pratiques en nous montrant tout l’or que nous avons dans les mains pour changer les choses, à notre échelle. Pas besoin de gros moyens, juste des petites choses toutes simples comme cultiver son potager urbain, composter ses déchets et devenir plus autonome pour arrêter d’engraisser les vilaines multinationales. En parcourant pas moins de dix pays à travers le monde, ils partent à la rencontre de personnes créatives qui ont le désir de construire un monde plus chaleureux et durable, somme toute des citoyens ordinaires qui font de leur mieux pour créer un environnement extraordinaire. Et ça marche !

Ferme du Bec Hellouin, en Normandie (c’est chez moi dis donc !) où tout est produit en permaculture. J’ai d’ailleurs acheté leur bouquin, Permaculture, qui m’a l’air passionnant

J’ai adoré découvrir toutes ces belles initiatives, et l’espoir que nous donne ce film quant à l’avenir de la planète. Et de remarquer que (en vrai je le savais déjà :P) beaucoup de changements positifs passent par la nourriture : moins mais de meilleure qualité, locale, idéalement biologique et à dominance végétale. D’ailleurs, connaissiez-vous les Incroyables Comestibles (Incredible Edible in english) ? Comme leur nom l’indique, des végétaux comestibles disséminés un peu partout dans la ville, pour embellir l’environnement urbain et nourrir ses habitants. Charmant !

Avec de jolies paysages, des musiques joyeuses et entraînantes pour couronner le tout, je suis ressortie de la séance motivée et regonflée à bloc par tant d’optimisme. C’est vrai, tout n’est pas rose mais pourquoi ne pas montrer plus d’initiatives de ce genre au lieu d’images sombres et d’informations anxiogènes ? Définitivement, je pense que tout le monde devrait voir ce film, et pas seulement les personnes qui s’intéressent au sujet 😉

 
Vous l’avez-vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

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Mon végétarisme, 2 ans après.

Je me rappelle ce jour, lorsque j’ai affirmé à ma mère que je ne mangerai plus de viande. Son air mi-étonné mi-narquois, comme si elle pensait Bah ! ce n’est qu’une lubie passagère. C’est d’ailleurs ce qu’elle disait aux gens lorsque je leur avouais que je ne mangeais plus de chair animal. Même le poisson, oui. Et les remarques du genre Pourtant-tu-adorais-ça-avant. Est-ce qu’on va dire à un ancien fumeur, ooh tu a arrêté ? Mais tu aimais ça avant…!   ??
 
Deux ans après je n’ai pas changé d’avis, bien au contraire !
J’avais envie de faire le point sur cette démarche, en constatant avec une graaaaande joie que depuis quelques temps, petit à petit, les mentalités changent à ce sujet. Et de m’étonner que quoi que l’on pense, même sans chercher à convaincre du bien-fondé de ce régime alimentaire, les gens que l’on côtoie changent (un peu)(certains complètement !) à notre contact. Où j’ai découvert que la citation de Gandhi Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde s’appliquait véritablement.
Quelques exemples : mon copain ne jure plus que par les protéines de soja texturé et le lait d’avoine alors qu’il ne savait même pas ce que c’est il y a encore six mois, mes parents ont arrêté de vouloir me faire manger de la viande (ouf !), mes amis reconnaissent que la cuisine végétale peut être très appétissante et délicieuse, et ma grand-mère affirme que ça ne la dérangerait pas de manger vegan à temps plein si c’est moi qui faisait la cuisine (et la vaisselle je suppose).
Je me souviens qu’au début je ne savais pas quoi répondre à cette question fatidique : Mais pourquoi ?!
Oui j’avais honte, honte (!) d’avouer que c’était pour des raisons éthiques, écologiques et de santé. Je ne me sentais pas légitime pour endosser le rôle de « la végétarienne de service ». Lors des repas en société j’avais peur de l’opinion des gens, de passer pour l’enquiquineuse de service et ne pas savoir répondre à leurs questions, d’être incollable. Parce que ne pas ‘rentrer dans le moule’, ça peut-être fatiguant et inconfortable. Au fond de moi je savais que c’est ce qui me convenait le mieux, sans pouvoir l’expliquer.

J’ai découvert tout plein de p’tites graines fabuleuses

J’ai senti que quelque chose changeait en moi en même temps que mon alimentation, comme si le fait d’arrêter de manger de la chaire animale m’avait rendue plus sensible (truc étrange : moi qui pleurais rarement devant un film triste je me suis mise à le faire) , plus empathique et plus ‘réceptive’ au monde qui m’entoure. Quand je voyais un animal dans la rue, j’essayais de voir le monde à travers son regard, comme si je me mettais à sa place (bizarre hein ?).

Mentalement, je me suis sentie tout de suite plus énergique et optimiste, alors que mon corps a semblé s’affiner (enfin c’est ce qu’on me dit, je préfère le croire hihi). Tous ces changements hyper positifs me confortaient dans mon choix, même si une petite voix dans ma tête continuait à semer le doute de temps en temps. Oui mais t’es sûre que c’est pas dangereux ? Et les carences ? Ils ont peut-être raison tous ces gens… Et comment tu feras quand tu auras des enfants ? Leur imposer ce régime par éthique et pour leur bien ? Et si ça les mettait en danger ?
 
Finalement, deux ans après je suis de plus en plus sûre de mon choix. Je pense toujours que c’est la meilleure décision de ma vie et pour rien au monde je ne reviendrais en arrière. Notre dernier séjour à Londres nous a confirmé que la France était bien en retard à ce niveau-là, quand on a vu combien il était facile, voire normal, d’obtenir un plat vegan dans la capitale britannique, où les plats omni et végé se côtoient sur la carte aussi facilement qu’un steak-frites et où le végétaLisme n’est pas considéré comme une tare d’anorexique maniaco-dépressif.

Tout ça pour dire, ne renoncez pas à devenir ce que vous êtes par peur du regard des autres et de ne pas faire « comme tout le monde », ce serait dommage.

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