MENUMENU
S'éveiller Archives - Page 5 sur 9 - Chuchotis Marins

S’éveiller

Pourquoi tant d’accumulation ?

Ce matin, alors que je cherchais des babioles à empaqueter pour mon vide-grenier à venir, une chose en entraînant une autre j’eus envie de ranger et désencombrer la maison toute entière. C’est fou l’effet qu’a la fin d’année scolaire sur moi, soudainement atteinte de désencombrïte aigüe. Ceci étant c’est la maison de mes parents, pas la mienne et je dois respecter ça. Je ne peux donc pas trop m’immiscer dans leurs habitudes et tout débarrasser à grand coup de balai, même si ce n’est pas l’envie qui m’en manque notez bien ! ahah.
C’est comme ça que j’atterris dans la cuisine, et plus précisément dans le placard à provisions.
Aventurière, je décide de tout sortir sur la table afin d’avoir une vision globale du problème et là, j’en eu le souffle coupé. C’est inouï tout ce que peut abriter un si petit endroit, cela relève presque de la magie pure. Tout de suite, je pense au sac à main sans fond de cette chère Mary Poppins.
Après inventaire, il s’avère que nous détenons pas moins de 5 paquets de riz différents, dont 3 (!) de risotto, des conserves de haricots rouges, jaunes, verts, une quantité incalculable de pâtes de toutes sortes, 3 paquets de flageolets, des lentilles, pois cassés, pois chiches… j’en passe et des meilleurs. J’arrête là la liste avant que vous ne tombiez raide assoupi sur votre tabouret 😉
A vue de nez, je pense que même en arrêtant de faire les courses pendant un an nous pourrions tenir un siège de plusieurs mois. C’est quand même extraordinaire, ce besoin d’accumuler, d’entasser, de racheter toutes ces choses que nous possédons déjà. Le plus souvent je ne pense pas que ce soit voulu, mais ils sont si bien cachés que ma maman oublie qu’il reste encore trois boîtes de flageolets dans le placard et en rachète une quatrième.
De voir tout ça, ça m’a un peu dégoûtée. De penser à toutes ces ressources qu’il a fallu mobiliser pour produire ces aliments. Toute cette eau, ces machines, ce travail humain…
Tout ça pour… rien, lorsqu’ils sont oubliés au fond d’un placard, abandonnés au bas d’un frigo ou jetés car trop dépassés pour être consommés. Bien sûr, il m’arrive aussi d’oublier un pauvre légume flétri et de le jeter, et je m’en veux terriblement après.
Ah le gaspillage alimentaire, ce fléau !

EnregistrerEnregistrer

DEMAIN, un film optimiste à voir ab-so-lu-ment !

Des mois que j’avais envie de voir ce film de Mélanie Laurent et Cyril Dion, sans y parvenir faute de temps et à cause d’un nombre de séances très restreint. Heureusement j’ai pu y remédier dimanche dernier, et ça valait vraiment le coup !

Demain n’est pas de ces films catastrophes et angoissants qui montrent que le monde va mal, très mal, et que l’on va droit dans le mur si nous ne changeons pas de comportement très rapidement. Parce qu’il y en a marre des vidéos d’abattoirs, des photos d’animaux maltraités et de désastres écologiques… C’est vrai, tout cela existe et Mélanie et Cyril nous rappellent que notre Planète ne pourra pas subvenir aux besoins de tant d’habitants à un tel rythme, mais là n’est pas le sujet principal du film.
Au contraire, les deux acteurs proposent des solutions pratiques en nous montrant tout l’or que nous avons dans les mains pour changer les choses, à notre échelle. Pas besoin de gros moyens, juste des petites choses toutes simples comme cultiver son potager urbain, composter ses déchets et devenir plus autonome pour arrêter d’engraisser les vilaines multinationales. En parcourant pas moins de dix pays à travers le monde, ils partent à la rencontre de personnes créatives qui ont le désir de construire un monde plus chaleureux et durable, somme toute des citoyens ordinaires qui font de leur mieux pour créer un environnement extraordinaire. Et ça marche !

Ferme du Bec Hellouin, en Normandie (c’est chez moi dis donc !) où tout est produit en permaculture. J’ai d’ailleurs acheté leur bouquin, Permaculture, qui m’a l’air passionnant

J’ai adoré découvrir toutes ces belles initiatives, et l’espoir que nous donne ce film quant à l’avenir de la planète. Et de remarquer que (en vrai je le savais déjà :P) beaucoup de changements positifs passent par la nourriture : moins mais de meilleure qualité, locale, idéalement biologique et à dominance végétale. D’ailleurs, connaissiez-vous les Incroyables Comestibles (Incredible Edible in english) ? Comme leur nom l’indique, des végétaux comestibles disséminés un peu partout dans la ville, pour embellir l’environnement urbain et nourrir ses habitants. Charmant !

Avec de jolies paysages, des musiques joyeuses et entraînantes pour couronner le tout, je suis ressortie de la séance motivée et regonflée à bloc par tant d’optimisme. C’est vrai, tout n’est pas rose mais pourquoi ne pas montrer plus d’initiatives de ce genre au lieu d’images sombres et d’informations anxiogènes ? Définitivement, je pense que tout le monde devrait voir ce film, et pas seulement les personnes qui s’intéressent au sujet 😉

 
Vous l’avez-vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

EnregistrerEnregistrer

Mon végétarisme, 2 ans après.

Je me rappelle ce jour, lorsque j’ai affirmé à ma mère que je ne mangerai plus de viande. Son air mi-étonné mi-narquois, comme si elle pensait Bah ! ce n’est qu’une lubie passagère. C’est d’ailleurs ce qu’elle disait aux gens lorsque je leur avouais que je ne mangeais plus de chair animal. Même le poisson, oui. Et les remarques du genre Pourtant-tu-adorais-ça-avant. Est-ce qu’on va dire à un ancien fumeur, ooh tu a arrêté ? Mais tu aimais ça avant…!   ??
 
Deux ans après je n’ai pas changé d’avis, bien au contraire !
J’avais envie de faire le point sur cette démarche, en constatant avec une graaaaande joie que depuis quelques temps, petit à petit, les mentalités changent à ce sujet. Et de m’étonner que quoi que l’on pense, même sans chercher à convaincre du bien-fondé de ce régime alimentaire, les gens que l’on côtoie changent (un peu)(certains complètement !) à notre contact. Où j’ai découvert que la citation de Gandhi Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde s’appliquait véritablement.
Quelques exemples : mon copain ne jure plus que par les protéines de soja texturé et le lait d’avoine alors qu’il ne savait même pas ce que c’est il y a encore six mois, mes parents ont arrêté de vouloir me faire manger de la viande (ouf !), mes amis reconnaissent que la cuisine végétale peut être très appétissante et délicieuse, et ma grand-mère affirme que ça ne la dérangerait pas de manger vegan à temps plein si c’est moi qui faisait la cuisine (et la vaisselle je suppose).
Je me souviens qu’au début je ne savais pas quoi répondre à cette question fatidique : Mais pourquoi ?!
Oui j’avais honte, honte (!) d’avouer que c’était pour des raisons éthiques, écologiques et de santé. Je ne me sentais pas légitime pour endosser le rôle de « la végétarienne de service ». Lors des repas en société j’avais peur de l’opinion des gens, de passer pour l’enquiquineuse de service et ne pas savoir répondre à leurs questions, d’être incollable. Parce que ne pas ‘rentrer dans le moule’, ça peut-être fatiguant et inconfortable. Au fond de moi je savais que c’est ce qui me convenait le mieux, sans pouvoir l’expliquer.

J’ai découvert tout plein de p’tites graines fabuleuses

J’ai senti que quelque chose changeait en moi en même temps que mon alimentation, comme si le fait d’arrêter de manger de la chaire animale m’avait rendue plus sensible (truc étrange : moi qui pleurais rarement devant un film triste je me suis mise à le faire) , plus empathique et plus ‘réceptive’ au monde qui m’entoure. Quand je voyais un animal dans la rue, j’essayais de voir le monde à travers son regard, comme si je me mettais à sa place (bizarre hein ?).

Mentalement, je me suis sentie tout de suite plus énergique et optimiste, alors que mon corps a semblé s’affiner (enfin c’est ce qu’on me dit, je préfère le croire hihi). Tous ces changements hyper positifs me confortaient dans mon choix, même si une petite voix dans ma tête continuait à semer le doute de temps en temps. Oui mais t’es sûre que c’est pas dangereux ? Et les carences ? Ils ont peut-être raison tous ces gens… Et comment tu feras quand tu auras des enfants ? Leur imposer ce régime par éthique et pour leur bien ? Et si ça les mettait en danger ?
 
Finalement, deux ans après je suis de plus en plus sûre de mon choix. Je pense toujours que c’est la meilleure décision de ma vie et pour rien au monde je ne reviendrais en arrière. Notre dernier séjour à Londres nous a confirmé que la France était bien en retard à ce niveau-là, quand on a vu combien il était facile, voire normal, d’obtenir un plat vegan dans la capitale britannique, où les plats omni et végé se côtoient sur la carte aussi facilement qu’un steak-frites et où le végétaLisme n’est pas considéré comme une tare d’anorexique maniaco-dépressif.

Tout ça pour dire, ne renoncez pas à devenir ce que vous êtes par peur du regard des autres et de ne pas faire « comme tout le monde », ce serait dommage.

EnregistrerEnregistrer

Synchronicités et maquillage Ayanature

Gros cœur blanc devant lequel je passe tous les matins ♥


Hello vous 

 

De plus en plus je m’émerveille des synchronicités que la vie nous réserve. Pour peu que nous y fassions attention, nous sommes souvent surpris qu’un événement inattendu arrive à point nommé. Un tram qui arrive pile au bon moment, une pièce de monnaie rescapée au fond du porte-monnaie pour une baguette de pain, un article sur un sujet auquel on vient justement de s’intéresser, le sms d’un ami au moment où l’on pensait justement à lui… La liste est aussi éclectique que non exhaustive.
J’aime bien imaginer que l’Univers veille sur nous, que toute situation se dénoue d’elle-même tôt ou tard.
C’est vrai que ça a l’air trop facile comme ça, et qu’en plein tourbillon notre seule envie soit d’aller se terrer dans notre lit sous une montagne de couverture. Avec du chocolat noir et du roïbos bien chaud (au hasard hein). Personnellement, je me demande toujours « Est-ce que ça aura encore de l’importance dans 10 ans ?« . Si la réponse est non, alors tout va bien et je sais que ce sentiment désagréable disparaîtra de lui-même.
La suite de cet article n’a pas grand chose à voir, enfin si, un peu quand même. Un jour je reçois un message de ma cousinette adorée qui me dit en substance : « J’ai parlé de ton blog a une amie qui travaille pour un site de produits bio, elle et sa sœur ont apprécié ton univers et aimeraient te faire tester quelques produits« . En regardant l’adresse mail à laquelle je dois écrire, je suis très agréablement surprise : c’est Ayanature, un site sur lequel j’avais déjà commandé et que j’avais beaucoup apprécié !
L’adorable Ariane m’a donc gentiment envoyé un vernis à lèvres ZAO couleur framboise, un joli fard doré Lily Lolo « Gold rush » et une terre cuite « Terre de Bretagne » de la marque Boho green que voici :
pochette Artisans du monde
J’aurais voulu vous montrer ce que ça donne sur moi, en « vrai », mais faire un selfie potable c’est pas de la tarte ! La lumière était moche et ne rendait pas justice à ces beaux produits alors au bout de 10 000 essais ratés je me suis dit tant pis, laisse tomber (moi pas contente). En tout cas ce que je peux vous dire c’est que ces produits sont de très belle qualité, mention spéciale pour le vernis à lèvres dont j’aime beaucoup la couleur.

*****

EnregistrerEnregistrer

J’ai jeté mon soutif

Moi Marine, 21 ans et 5 mois, je ne porte plus de soutien-gorge depuis trois ans. Je ne me souviens plus très bien comment ça a commencé, mais le fait est que ça a continué. Je devais être en Wwoofing à Cambridge, il faisait beau et chaud, je cueillais des framboises toute la journée au grand air et j’avais envie de me sentir LIBRE.




Finalement, il semblerait que je ne sois pas la seule à avoir adopté cette… démarche. Ceci est un article que j’avais écrit il y a quelques mois et qui avait mystérieusement disparu de mes brouillons. Mais à la lecture de celui de Fancy Lily en Une Hellocoton et de ses nombreuses réactions, j’ai eu envie de le récrire. Oui j’avais vraiment envie d’en parler.

(Insupportable de réécrire quelque chose qu’on a déjà écrit et qui a disparu, vous ne trouvez pas ? M’enfin passons)

Je disais donc, j’ai libéré Bonnie & Clyde de ce petit morceau de tissu et ils s’en portent très bien merci. Non, ils ne disent pas coucou à mon nombril non plus. Et puis d’abord, qui a mis au point cette invention ? Celui-là ne devait pas beaucoup aimer les femmes…



Abandonner le soutien-gorge, quelle drôle d’idée ! Et pourtant…

Quand j’y pense, je crois bien que je ne pourrai pas retourner en arrière. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours eu la bretelle droite -cette coquine- qui se barrait sans me demander mon avis et devoir la remonter sans arrêt me tapait sur le système. Problème résolu.
Sans parler des marques à la fin de la journée… 

Vraiment, cette drôle de décision a été la source d’un confort incomparable.

Sans blague, si c’est pas une forme de torture ça. Source

Et puis vous savez pas le plus beau les filles ?! AUCUNE étude ne prouve la pertinence du fait que le soutien-gorge préviendrait l’affaissement de la poitrine, au contraire. Ce qui paraît d’ailleurs logique si on y réfléchit : les seins sont maintenus par les muscle pectoraux rectification : ce sont en réalité les ligaments de Cooper, « soutien-gorge » naturel de la poitrine. Or les remplacer par un soutien-gorge « artificiel », et les empêcher de travailler, provoquerait leur affaiblissement sur le long terme. 

Au début j’ai bien eu peur de la réaction des gens, des regards… avant de me rendre compte que je n’y fais même plus attention. S’en rendent-ils compte d’abord ? Porter mes hauts à même la peau est même devenu une seconde nature. Et puis un téton qui fait son apparition lorsque l’on a froid, c’est naturel, y’a pas mort d’homme. Ne vous trompez pas, je ne prône pas l’absence de pudeur ou l’exhibition a tout va hein. Lorsque cela risque d’être vraiment trop visible ou lors d’un rendez-vous important, je compte toujours sur un joli body, oui oui ces petites choses que portent les bébés. 

Pour aller plus loin, avec divers témoignages : Free the boobies


Et vous, ‘ready to free the nipples’ ou pas du tout ?
Design par ASALINE