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S'éveiller Archives - Page 8 sur 9 - Chuchotis Marins

S’éveiller

Prendre conscience, et avoir envie que le monde entier sache

Je ne pense pas être de ceux qui s’insurgent pour leurs idées et les revendiquent haut et fort. Je la joue plutôt profil bas de peur de déranger, et quand le sujet ne tombe pas sur la table je n’avoue pas spontanément que je suis végétalienne. Par contre quand on me pose des questions je suis ravie d’en parler.

Pourtant il y a des jours comme ça, où mon âme de militante se réveille et où je me sens révoltée.

Contre mon père qui, un midi s’énerve : « Tu ne peux pas manger comme tout le monde non ?! » (le contexte : ma maman avait fait du couscous dans lequel la viande avait mariné avec les légumes. Bien sûr j’ai refusé de manger ces derniers lorsque je me suis rendue compte qu’ils en avait pris le goût. Berk, berk et re-berk ! Soit-dit en passant, j’aurais trouvé ce comportement ridicule il y a seulement quelques années…
La frustration de me sentir incomprise, sentir des larmes de colère me monter aux yeux et l’envie d’envoyer valser mon assiette. Ce qui m’aurait bien avancée, tiens.
C’est rare que je rencontre de telles réaction de la part de mon entourage, qui est plutôt tolérant, mais là… ça m’a un peu découragée. Je croyais qu’il avait compris, du moins accepté, que je ne veuille plus ingérer ne serait-ce qu’un minuscule bout de cadavre animal.
Contre ces publicités désinformatrices qui prônent les sacro-saints 3 produits laitiers par jours ou les « indispensables » protéines animales -entre autre-, ou le spot radio du supermarché Carrefour dans lequel une vilaine dinde annonce qu’elle a envie de fraises (cela se passe au mois de février) et que justement Carrefour en vend ! Je trouve ça irresponsable d’inciter les consommateurs à acheter des produits hors-saison qui viennent de loin, alors qu’il suffirait de patienter…
Il y a des jours où j’ai envie de m’engager et de crier « Ouvrez les yeux c’est urgent ! Les industriels n’en en rien à faire de votre bien-être. Tout ce qu’ils veulent c’est s’en mettre plein les poches ». Comme tout ce que j’ai découvert ces derniers mois, j’ai envie que les gens se rendent compte de ce qui se trame derrière les rideaux, de tout ce que les lobby manigancent pour vendre toujours plus, toujours plus mal.
Plusieurs passages dans l’essai de Matthieu Ricard, notamment sur le sort des animaux, m’ont choquée et atterrée (non pas que je ne m’en doutais pas…), ce qui fait affirmer à l’auteur :

« Il suffirait sans doute à la plupart d’entre nous d’être mieux informés, et de prendre conscience de ce qui se passe tous les jours dans les élevages industriels et les abattoirs, pour que nous changions naturellement d’opinion, et même de mode de vie. Les médias, qui participent souvent à la diffusion du prêt-à-penser, n’informent guère le public, et, de toute façon, il leur serait impossible d’enquêter librement dans les abattoirs. On trouve cependant, sur Internet en particulier, des reportages montrant sans ambiguïté la réalité des lieux d’où provient la viande que nous mangeons. » p. 601

« On comprend que l’égoïsme soit la règle dans les régimes totalitaires qui accordent peu de valeur à l’individu. Il se manifeste toutefois dans les pays libres et démocratiques, lorsque des groupes d’intérêt cyniques font de leur profit une priorité absolue, ignorant les conséquences néfastes de leur activité pour la population. Quand ces groupes ont sciemment recours à toutes sortes de manipulations pour préserver leurs intérêts, il est alors légitime de de parler d’égoïsme institutionnalisé. » p. 613

Je vous épargne les détails sanglants et le récit de toutes ces atrocités commises sur les animaux, passages empruntées au très bon livre Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer.

Pourtant je ne suis pas irréprochable, loin de là. Je suis humaine après tout, je ne cherche pas à être parfaite mais juste à vivre le plus possible en accord avec mes convictions. Parfois je culpabilise quand j’ai conscience que je n’ai pas agi de manière « éthique ». Dernier exemple en date : au marché je me suis rachetée une paire de Converse. J’avais usé les miennes il y a des mois et m’étais promis de ne plus porter de chaussures fabriquées dans de telles conditions. Pleine de bonne volonté, je les avais même remplacées par une paire de baskets Veja, lesquelles sont sensées, si vous connaissez un peu la marque, être plus éthiques et écologiques. Sauf que zut ! mes Converses chéries me manquaient trop 🙁

Néanmoins, je ne sais pas vous mais quand je découvre quelque chose qui m’a interpellée/choquée et qui mérite d’être connu, j’ai envie de le dire au monde entier. Après, je peux comprendre que certaines personnes préfèrent fermer les yeux et continuer leur chemin, qu’il soit difficile de changer certaines habitudes, surtout lorsque les effets néfastes ne se voient pas immédiatement ou que les potentielles victimes de nos comportements se trouvent loin de nous.
Pourtant, je suis convaincue qu’on y gagnerait tous à sortir de ces croyances qu’on cherche à nous inculquer 😉

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Se simplifier la vie en Cinq astuces

Voici cinq petites astuces que j’ai adoptées dans mon quotidien et qui me facilitent grandement la vie, que j’avais envie de partager avec vous. J’espère que celles-ci vous inspireront si vous ne les connaissez pas déjà, et je serais aussi curieuse de connaître les vôtres ! N’hésitez pas à m’en faire part en commentaires 🙂

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Établir sa liste de courses permanente : bien souvent, nos achats alimentaires se résument à racheter chaque semaine/mois les mêmes produits. Un jour je me suis dit, pourquoi ne pas écrire cette liste une bonne fois pour toute et l’emmener à chaque fois que j’aurai besoin d’aller faire les courses ? Dans un petit carnet j’ai donc listé tous mes indispensables, ce qui m’évite d’oublier quelque chose. 
Je sais maintenant vers quels rayons me diriger en priorité, et ça me fait gagner bien du temps.
Préparer son petit-déjeuner la veille : le petit-déjeuner est mon moment préféré de la journée, celui pour lequel je suis prête à me lever tôt pour pouvoir en profiter au maximum 😉 Depuis quelques temps, j’ai pris l’habitude de préparer mon porridge la veille : je mets à tremper des flocons d’avoine dans du lait végétal, j’ajoute des amandes, figues, cacao…etc, et le lendemain matin je n’ai plus qu’à le réchauffer au micro-onde (ou pas) et le déguster ! En plus, ayant trempé toute le nuit, les arômes ont eu le temps de se développer et il est plus savoureux 🙂
Pour les petit déj qui ne nécessitent pas de préparation particulière, il vous suffit de tout sortir sur la table : pain, bols, cuillères, sucre…

Faire sa valise sans se prendre la tête : avant, faire ma valise était pour moi un véritable casse-tête. Je mettais une pile de vêtements, j’en retirais, je changeais d’avis puis en enlevais d’autres et finalement, j’emmenais toujours des choses inutiles alors que d’autres me manquaient une fois sur place. Depuis que je suis étudiante et que je rentre tous les weekend, j’ai mis en place une stratégie pour remplir ma valise efficacement. 
Mon astuce ? Je ne raisonne plus en terme de nombres de vêtements mais plutôt de tenues. Je prépare deux ou trois tenues pour la semaine, ce qui me permet d’éviter le superflu tout en emmenant exactement ce dont j’ai besoin.

Ne lire qu’un seul livre à la fois : plus jeune, j’avais l’habitude de jongler entre deux, voire trois livres en même temps ! Ma boulimie de livres était telle que j’étais incapable de résister à la couverture d’un livre qui m’attirait, alors que j’en avais déjà un en cours de lecture… Un jour j’ai dit stop à cette mauvaise habitude de vouloir tout faire en même temps. 
Maintenant je me fais des wish-list lecture, et j’attends de finir un livre avant d’en commencer un nouveau. Même si c’est difficile de ne pas céder à la tentation, je trouve ça beaucoup plus reposant de n’avoir à se concentrer que sur une seule chose à la fois.

Tout noter dans un petit carnet : c’est un truc qui fonctionne très bien pour moi, et dont je ne pourrais me passer. J’ai toujours un petit carnet avec moi (ou à défaut le bloc-note de mon portable, mais bon) où noter tout ce qui me passe par la tête : recettes à tester, livres à lire, trucs à faire, idées d’article pour le blog…etc.
Parfois, avant de me coucher, j’ai tellement d’idées et le cerveau en ébullition qu’il m’est impossible de fermer l’œil à cause de l’excitation. Ecrire toutes ces choses me permet de me vider l’esprit et de retrouver la sérénité, rassurée de savoir que tout ça ne sera pas perdu dans les limbes de mon cerveau !

De l’Optimisme

Hier en rentrant des cours, cet article m’est venu naturellement. Sitôt arrivée je me suis dépêchée de coucher ces mots sur le papier pour ne pas perdre le fil.

Dans cet atmosphère de pessimisme ambiant, j’avais envie d’affirmer que Non, tout n’est pas noir !

Aujourd’hui, je le sens, les mentalités sont en train de changer et ça ne me fait trop plaisir.
En fait, j’ai même la nette impression que les gens en ont assez de ce comportement égoïste qui consiste à penser que « après nous, le déluge » ou que « chacun pour soi, chacun chez soi, et les vaches seront bien gardées ».
Il n’y a qu’à voir les blogs verts qui fleurissent sur le web, les groupes zéro-déchet sur Facebook, l’émergence de petits restaurants végétariens/vegan-friendly un peu partout en France, les supermarchés qui proposent de plus en plus l’achat en vrac, des organisations comme La Ruche qui Dit Oui ou les AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne)… je pourrais citer beaucoup d’exemples comme ça.
Trop de love ! <3 Source
Avant, l’écologie était réservée à un petit groupe de personnes marginales qui passaient pour des hippies aux chaussettes trouées et éleveurs de chèvres dans le Larzac. C’est maintenant devenu un sujet important qui revient souvent dans les conversations et dans les média, et chacun se targue de faire des efforts pour préserver la Planète. Moi-même je me rends compte qu’en deux ans j’ai beaucoup changé et que j’ai vraiment pris conscience de certaines choses.
Certains sceptiques rétorqueront que ce n’est qu’un effet de mode et que sitôt l’engouement retombé, chacun retournera à ses petites habitudes. En réalité, je suis convaincue qu’un profond changement est en train de s’opérer. Je suis une éternelle optimiste, je crois.

L’autre fois, aux informations, il y avait un petit passage sur une mère de famille qui travaillait à réduire drastiquement ses déchets, et n’utilisait maintenant plus que des produits naturels pour son hygiène et l’entretien de sa maison. Autant dire qu’à ce témoignage, que j’ai tendu l’oreille ! 😉

Les magazines « slow-life » sur le bonheur, la simplicité volontaire et la nécessité de ralentir poussent comme des champignons, et je crois même qu’ils sont en train de détrôner les magazines féminins (youpii).
De même, il est de plus en plus admis que la viande que nous consommons au quotidien n’est pas éthique, et que les produits laitiers, loin d’être indispensables à la bonne santé de nos os, causeraient au contraire plus de problèmes de santé que de bienfaits.
Que tous les produits cosmétiques que nous utilisons au quotidien contiennent des composants chimiques néfastes, non seulement pour notre santé mais également pour l’environnement.
Je le crois, j’en suis sûre, l’éveil des consciences progresse lentement mais sûrement (ça me fait toujours un peu peur d’utiliser de telles expressions, peur de passer pour une folle mystique vivant dans les hautes sphères ^^).
Quand je vois toutes ces actions qui vont dans le sens de la solidarité et de la bienveillance envers tous les êtres vivants, que ce soient les humains ou les animaux, mon cœur se gonfle d’amour et d’optimismepour toutes ces personnes qui œuvrent pour que cela soit possible.
Peut-être que je me trompe, peut-être que je vais paraître trop niaise ou trop naïve mais voilà, j’y ai beaucoup pensé et écrire cet article me tenait vraiment à cœur.

Petites notes :

  • cette petite réflexion m’est inspirée par toutes ces personnes et organisations comme Idécologie (de chouettes idées pour la planète), Générations Cobayes ou l’association Slow Cosmétique… et de superbes blogs qui m’inspirent au quotidien <3
  • et puis ces superbes témoignages de changement (I did it ! : ici et  ) sur le blog d’Antigone
  • le livre Plaidoyer pour l’Altruisme de Matthieu Ricard, que je suis en train de lire, m’a également beaucoup inspirée
Et vous, qu’en pensez-vous ? 

Avez-vous remarqué des changements autour de vous ?

Vis ma vie de Végé : « Et ça, t’as le droit ? »

Source
Souvent on me demande « Et ça, t’as le droit d’en manger ? ».
J’ai toujours envie de répondre : « Ah non. Si j’en mange ne serait-ce qu’un tout petit morceau, la Police des végé va venir me chercher, me menotter et m’emmener direct en prison. »
Mon père, mangeant un baba au rhum dégoulinant de crème pâtissière : Et les fraises, t’as le droit d’en manger des fraises ?
Heu, ben oui pourquoi ? C’est quoi le problème avec les fraises ? (outre le fait qu’en ce moment ça ne soit absolument pas la saison, j’entends).
Comme si ma vie était régie par une Autorité Supérieure, qui épierait mes moindres faits et gestes et me dicterait l’autorisation de manger tel ou tel aliment. En réalité, mes proches semblent croire que le végétarisme est un châtiment que je m’inflige à moi-même pour me punir de je ne sais quel péché, me privant de tous les plaisirs de la bonne chère.

Au contraire, j’ai envie de dire !

Oui, ça j’ai le droit ! Gniark gniark. Source
Pour moi, ce n’est pas une question de « droit » ou de « pas droit ». Je ne vois pas du tout cela comme une contrainte mais plutôt comme un choix de vie conscient et mûrement réfléchi.
Un jour, j’ai décidé de me nourrir non plus avec passion mais avec raison, voilà tout.
Et ce n’est pas pour ça que je ne prends plus de plaisir à manger, bien au contraire. En fait, je suis très, trèès gourmande et s’il n’y avait pas eu toutes ces alternatives, je ne suis pas sûre que j’aurais sauté le pas avec autant d’enthousiasme.
En vérité, je n’ai jamais jamais aussi bien mangé et varié que depuis que j’ai banni la viande et autres produits animaux de mon alimentation. J’ai découvert les galettes de céréales, les laits végétaux, le seitan, le tempeh et j’en passe… Même si j’évite au maximum les produits transformés (même vegan) et que je n’en mange que très rarement, il existe une infinité de simili-viandes et  faux-mages qui imitent ces produits à la perfection.
Tenez l’autrefois par exemple, j’ai commandé un petit-déjeuner anglais végétalien au resto et je ne pense pas me tromper en affirmant que même le plus convaincu des carnivores n’y aurait vu que du feu.
En fait ce qui est génial, c’est que tout, absolument TOUT, est végétalisable !
En bonus, quelque uns de mes blogs culinaires préférés (liste non exhaustive) :
Antigone XXI : le blog d’Ophélie, qui s’est surtout fait connaître pour ses articles sur le No-poo et le shampoing au bicarbonate de soude. Pour moi c’est une référence en cuisine végétale et quand je cherche quelque chose à cuisiner, c’est souvent ici que je viens en priorité. Ses recettes sont toujours originales et ses photos… Whaou !
Absofruitly ! Malheureusement, je découvert ce blog alors que la blogueuse ne publiait plus depuis longtemps. Tristesse.
En plus de proposer des recettes alléchantes, Deborah a le sens de l’humour et accompagne chacun de ses articles de gifs d’animaux trop mignons.
100% végétal, l’auteur du génial livre de cuisine Vegan, qui est un peu devenu ma Bible.
Better Than Butter : Gaëlle n’a même pas 18 ans mais possède déjà une belle maturité, et ses photos d’inspiration rustique sont magnifiques !

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Et si on passait moins de temps connecté ?

Passer moins de temps sur Internet et me déconnecter plus souvent fait partie de mes résolutions pour cette année.
Sauf que souvent, quand je m’ennuie, j’ai le réflexe d’allumer mon ordinateur et de surfer sur le web. Il m’arrive même de chercher sciemment de nouveaux blogs ou articles à lire, alors même que j’ai déjà vu tout ce que je cherchais. Parfois jusqu’à l’écœurement, ce qui est un peu ridicule avouons-le.

Si vous êtes dans le même cas que moi et avez envie de remédier à cette situation, voici cinq idées pour s’occuper l’esprit et les mains, sans toucher à son ordinateur :

Ouvrir un livre : se poser dans un fauteuil moelleux ou allongé sur son lit, et embarquer pour de nouvelles aventures.
Pour quelques minutes ou quelques heures, oubliez qui vous êtes et laissez-vous emporter !
Option : ouvrir sa bibliothèque pour y choisir un livre, tomber sur une boîte remplie de photos et se perdre dans les vieux souvenirs. Oublier ce qu’on était venu chercher.

Sortir de chez soi et aller se promener : Oui, on a la flemme. Mais en rentrant, quel bonheur d’avoir pris l’air !
Option : emmener son appareil photo et s’amuser à capturer ces petits détails qu’on ne prend pas souvent la peine de contempler.

Téléphoner à un(e) ami(e) ou un proche pour prendre de ses nouvelles. Parfois, la conversation prend une tournure inattendue et en raccrochant, on se sent tout léger d’avoir parlé avec cette personne.
Option : si vous n’aimez pas le téléphone, écrivez une lettre ! Je parie que cette personne sera agréablement surprise, car qui envoie encore des lettres de nos jours ?

Faire un gâteau, ou de la boulangerie. Et le déguster après, bien-sûr 😉
Admirer quelque chose qu’on a crée, quand en plus on peut le manger, provoque toujours un sentiment d’accomplissement et de bien-être.
(Mauvaise) option : chercher une recette sur internet et, une chose en entraînant une autre, se retrouver à lire toute sorte d’articles alors que ce qu’on voulait, nous, c’était justement se déconnecter !

Trier ses tiroirs encombrés, un à un : les vider entièrement, les nettoyer puis y remettre seulement les objets dont est sûr de se servir. Personnellement, ranger ma chambre me laisse toujours un sentiment de sérénité et bien-être (quand je dis ça à mes amis, j’ai toujours l’impression de passer pour une fille bizarre… ^^ )

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Avec ça, plus d’excuses pour rester le nez collé à son écran ! ;-P (Enfin, en théorie…)

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