Réflexions Archives - Page 2 sur 7 - Chuchotis Marins

Réflexions

Avril : des animaux fantastiques, une série adorée et du féminisme.

Le marathon des partiels est enfin terminé, et c’est le cœur plus léger (non, on ne parle PAS des résultats du premier tour…) que je reviens ici pour vous parler de mes favoris du mois d’Avril. Lors de mes pérégrinations culturelles, il m’arrive de tomber sur de vraies bonnes surprises qu’il me tarde de partager avec vous. Ainsi j’ai décidé de publier régulièrement ce type d’article, une sorte de compte-rendu de tout ce qui m’a plus récemment. Un condensé de films, séries, livres, BD, romans graphiques ou lien qui ont particulièrement attiré mon attention. On y va ?

… Vus … 
Un film : Les animaux fantastiques
Des mois après tout le monde, j’ai enfin eu l’occasion de le regarder. J’avais lu par-ci par là des critiques d’une part élogieuses, d’autre part plus réservées et je n’en attendais rien de particulier. C’est souvent dans cet état d’esprit que je suis le plus à même d’apprécier une oeuvre : sans a priori ni préjugés, l’esprit blanc comme neige. Et finalement, j’ai beaucoup aimé. On retrouve l’univers enchanté d’Harry Potter peuplé de créatures fantastiques et de personnages aussi atypiques qu’attachants, même si c’est bien à l’univers d’Adèle Blanc-Sec qu’il m’a fait le plus penser. L’ambiance résolument rétro de ce film participe à son charme, tout comme les habits d’époque (mention spéciale pour le style de la jeune femme, qui m’a beaucoup inspirée et que je garde dans un coin de ma tête) 
Une série : Broachurch ♥
Alors que la troisième – et dernière – saison vient de s’achever et me laisse éplorée, je tenais à vous parler de cette série policière dont je suis tombée sous le charme l’année dernière. Une ambiance un brin surannée qui change agréablement des séries policières que l’on a l’habitude de voir, des paysages aussi magnifiques que mystérieux avec des falaises qui occupent la première place, un duo d’inspecteur hyper attachants (dont le séduisant Alec, joué par David Tenant, bourru au grand cœur), il ne m’en fallait pas plus pour y adhérer complètement. Le gros point fort de cette série est, je trouve, son originalité dans la réalisation.
Je n’en dis pas plus : si vous ne connaissez pas encore, je vous conseille vivement de découvrir cette excellente série !
… Lus …
Un petit livre (sous forme de BD) : Le féminisme, de Thomas Mathieu et Anne-Charlotte Husson 
Si, comme moi, vous vous intéressez au féminisme et aimeriez en apprendre davantage sur ce combat qui reste malheureusement nécessaire, ce petit bouquin très bien pensé vous plaira certainement.
Organisé en sept slogans forts et représentatifs du mouvement féministe, le livre retrace son historique en s’appuyant sur ses figures féminines emblématiques, de la précurseuse Olympe de Gouges en passant par Simone de Beauvoir, Angela Davis (héroïne de la chanson de Yannick Noah) ou Virginie Despentes. J’ai aimé le fait d’illustrer et d’expliquer le mouvement féministe au format BD, et de découvrir la significations de termes caractéristiques tels que l’intersectionnalité ou le slut-shaming.
Articles 
Wake up from the illusions : un article très long mais qui vaut la peine d’être lu (à garder dans un coin de sa tête), qui m’a mis une grosse claque et m’a fait prendre conscience de faits pas toujours réjouissants sur notre présence en ligne.
Quelques réflexions politique : l’excellent article de Célie, aka Miss Blemish, sur un sujet plus que jamais d’actualité ! C’est clair, très habilement écrit et bienveillant : j’ai adoré le lire et le relire.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Connaissiez-vous ces ressources ? Si non, vous ont-elles interessés ?

Faire attention {histoire de pleine conscience}

Je ne suis pas présente, quand je mange devant l’ordinateur en surfant sur Internet ou en déroulant mon feed Instagram

Je ne suis pas présente, quand je tiens le téléphone d’une main tandis que l’autre est occupée ailleurs, à mélanger la béchamel, pianoter sur le clavier ou boutonner un manteau
Je ne suis pas présente, quand je lis dans le tram et ne suis pas attentive à ce qu’il se passe autour de moi, enfermée dans ma bulle
Lorsque l’on me parle et que je n’écoute que d’une oreille distraite, l’esprit tourné vers un ailleurs – loin d’ici. Lorsque que je fais les choses machinalement, que je ne fais pas attention, que j’attends toujours la suite, et que je pense Vivement que, je suis tellement pressée, j’ai hâte de…
A toutes ces petites choses qui me laissent un sentiment de vide, un goût d’inachevé dans la bouche doublé d’insatisfaction, une impression de ne pas avoir assez profité de l’instant présent. Ah, la pleine conscience… J’y travaille vous savez. Un jour, dans un roman que je lisais je suis tombée sur ce dialogue entre un grand-père et sa petite-fille. Ces paroles ont résonné très fort en moi, alors je me suis empressée de les recopier dans mon carnet. Une sagesse que j’aurais voulu faire mienne, comme une maîtresse de ma vie :

« – Il y a une chose qu’on m’a apprise un jour. Cette chose-là, je voudrais te l’offrir. Elle s’appelle faire attention.
– C’est pas un cadeau, abuelo ! elle protestait en écarquillant les yeux.
– Ferme les yeux ! C’est mieux qu’un cadeau, c’est un secret de bonheur. Ecoute bien et grave ces mots dans ta mémoire : en faisant attention, on prend conscience de soi, des autres, de la vie, on devient grand et fort comme une tour imprenable. Répète après moi.
Elle répétait. Et ajoutait :
– Et comment fait-on attention ?
– En se concentrant sur tout ce que l’on fait. Sur le moindre geste. Le plus petit détail. Et alors tout prend du relief. Tout devient richesse. On se remplit, on progresse. […]
– Qui t’a appris ça, abuelo ?
– Une femme merveilleuse. Elle s’appelait Nadia. […] »

 

Muchachas 2 – Katherine PANCOL

Pourtant, à ma manière, je crois que j’ai trouvé ma façon de le vivre, ce « faire attention ». Que ce soit la cuisine, ou la photographie, ces activités m’aident à canaliser ce bouillonnement qui me pousse toujours à être dans l’expectative, en me permettant d’expérimenter le Ic et Nun, le « ici et maintenant » sans penser à demain. Quand je photographie, je suis tout à ce que je fais, seul compte l’objet de mon attention : je l’observe attentivement, je tourne autour, je cherche le meilleur angle… Si seulement j’arrivais à appliquer cette méthode à tous les aspects de ma vie, je serais probablement moins anxieuse.

Et vous, l’attention, la pleine conscience… ça vous parle ?

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En attendant Noël (+ idées cadeaux et une recette de Granola)

A l’heure où j’écris ces mots je reviens tout juste du centre-ville, où j’ai pu encore une fois expérimenter l’effervescence qui nous anime tous à l’approche de Noël. Vue du ciel, la scène pourrait paraître cocasse : des centaines de petites fourmis humaines s’agitant dans tous les sens, dirigées vers un seul but : trouver LE cadeau, ou du moins un cadeau qui fera l’affaire. Vécue de l’intérieur, le spectacle est tout de même moins agréable. Les bourdonnements, la foule, la chaleur… Slalomer tant bien que mal entre les gens, tout en évitant de se voir écraser les orteils. Avouez qu’il y a plus réjouissant que la course aux cadeaux, quand seul compte le bouclage de liste.

Si j’aime l’esprit de Noël et l’excitation qui l’accompagne, le côté commercial et consumériste de cette fête me rebute particulièrement. Pourtant il y a tellement de raisons de se réjouir, à commencer par les lumières de la ville et les décorations qui rendent le trajet du retour du travail plus agréable. Et puis revoir sa famille/ses amis souvent perdus de vue pendant l’année, réfléchir au menu, cuisiner ensemble et dresser joliment la table. Bref, c’est beau non ?
Cette année sera la première fois que nous le fêterons tous les deux, et seulement tous les deux. Quant au menu, j’ai bien quelques idées déjà mais rien n’est arrêté encore si ce n’est qu’il sera 100% végétal (évidemment). Pour les cadeaux j’ai décidé de les rendre le plus « slow » possible, c’est à dire de préférence locaux, naturels, jolis et utiles. Ça tombe bien car dans ma petite ville d’Allemagne se trouve un joli marché de Noël où j’ai déjà repéré des petites choses. Sinon, j’ai fait dans le comestible aussi (on ne se refait pas hein). Bon, si vous avez lu le titre vous savez ce que c’est 😉

– Les Livres – (parce que l’on ne lit jamais, jamais assez !)

Je commence par un cadeau que j’adore offrir et recevoir, surtout quand la personne y a mis un peu d’elle dans ce choix. Un roman qu’elle a adoré, qui l’a touchée ou bouleversée, et qui pourrait aussi me plaire par la même occasion. Offrir un livre c’est aussi offrir un voyage sans bouger de chez soi, des rêves, une nouvelle vie… Il peut se passer tellement de choses dans ces quelques de grammes de papier qu’il serait dommage de s’en priver. Pour moi, un des meilleurs cadeaux que l’on puisse faire et, n’ayons pas peur des mots, qui peut changer la vie, oui oui oui.

Idées en vrac
Les Trois Mousquetaires, Alexandre Dumas : un classique de chez classique que j’ai découvert sur la tard, en me demandant pourquoi je ne l’avais jamais lu avant. Un roman de cap et d’épée avec de l’amour dedans, de l’action, une intrigue, de l’Histoire… Bref, c’est passionnant et on ne s’ennuie vraiment pas !
Quatre sœurs, Malika Ferdjoukh (existe aussi sous quatre tomes séparés : Enid T1, Hortense T2, Bettina T3, Geneviève T4) : le quotidien de cinq sœurs (et non quatre !) qui vivent ensemble dans une grande maison bancale après la mort de leurs parents. Un condensé d’humour, d’amour, de vie et de poésie. J’ai lu ces livres durant mon adolescence, et j’aime toujours autant la plume allègre de cette auteure jeunesse, à lire même lorsqu’on en est sorti !
Le Chœur des Femmes, Martin Winckler. J’avais vraiment beaucoup aimé ce roman, d’un écrivain également médecin-gynécologue et accessoirement féministe, qui se bat pour les droits des femmes à disposer de leur corps dans le milieu médical (dieu que cette phrase est longue). C’est un roman-documentaire -un peu-, qui décrit la médecine gynécologique, mais aussi une quête d’identité avec le portrait d’une jeune interne en médecine qui cache une lourde particularité que l’on découvre peu à peu (la fin est magistrale !). Un roman de/sur les femmes, donc, mais pas que.
Rosalie Blum, Camille Jourdy (roman graphique en 3 tomes). J’avais eu un gros coup de cœur pour les illustrations douces de ce roman graphique, le premier du genre que je lisais. Une vie simple en apparence, des personnes attachants, décalés, un peu « en marge », il ne m’en fallait pas plus pour craquer et dévorer ces trois tomes empruntés à la bibliothèque. Il me semble qu’il y a eu également une adaptation au cinéma.

– Les Comestibles –

Je ne connais personne qui ne serait heureux de recevoir un présent à manger. Honnêtement, qui refuserait quelque chose de bon, préparé avec amour et offert dans un joli contenant ? J’apprécie de plus en plus les cadeaux dits « périssables », qui ne restent pas à traîner sur une étagère ou un quelconque endroit en attendant d’être utilisés. Cette année j’ai décidé de me mettre à la confection de petites gourmandises, et notamment de Granola. J’avais pas mal de bocaux en verre à recycler, que je trouvais dommage de ne pas réutiliser, j’ai donc acheté du Masking-tape (vous savez, ces petites rouleaux adhésifs hyper mignons) pour leur redonner une seconde jeunesse, et ils sont désormais prêts à accueillir mes petits cadeaux gourmands !

Le Granola du Petit écureuil (inspiré de plusieurs recettes trouvées sur internet)
  • 280g de flocons d’avoine
  • 100g d’amandes effilées
  • 1 pincée de cannelle
  • 100g de sirop d’agave
  • 3 cuillère à soupe d’huile d’olive
  • 100g de chocolat noir haché
  • 2 poignées de noix de cajou
Dans un saladier mélanger les flocons d’avoine avec les amandes effilées et la cannelle, puis verser le sirop d’agave et l’huile d’olive en mélangeant bien le tout.
Étaler de façon compacte sur une plaque de cuisson chemisée de papier sulfurisé, en aplatissant bien.
Enfourner à 150°C en vérifiant toutes les 10 minutes que le granola ne grille pas. Il faut qu’il soit bien doré mais non noirci, soit environ 30 minutes.
Lorsque l’ensemble a complètement refroidi, casser la plaque en pépites de différentes tailles puis ajouter le reste des ingrédients (chocolat, noix de cajou…)


– Les Utiles –

J’aime offrir des choses utiles, parce que je sais qu’elles pourront trouver une petite place dans la vie de celui à qui je l’offre. Il y a quelques années, ma mamie avait l’habitude de nous offrir des pyjamas qu’elle commandait par correspondance. Sur le moment je me souviens, les enfants que nous étions étaient un peu déçus par ce cadeau qui n’en semblait pas un, mais ensuite nous étions tellement bien dedans qu’on oubliait nos espoirs déçus.
Je me suis donné pour objectif cette année d’essayer d’éviter les grands magasins, et de confectionner le plus possible mes cadeaux. Je crains qu’il ne soit trop tard à cause du temps de cure, mais la fabrication de savons est une idée ! (j’avais fait un article ici). Sinon, on en trouve parfois dans les marchés de Noël, ou bien de la jolie vaisselle locale. J’ai aussi déniché un stand de jolies créations en bois, et bien sûr je suis repartie avec tout un assortiment de petites cuillères en olivier, tellement agréables à utiliser !

 
Et vous, qu’avez-vous prévu d’offrir à vos proches ?

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{Bullet Journal} Pourquoi je ne BuJotte pas

J’adore la jolie papeterie, les stylos à paillettes et possède dans mes tiroirs des carnets par dizaine (j’exagère à peine). Faire des listes est un de mes passe-temps favoris, tout comme essayer d’organiser ma vie le plus efficacement possible. Partant de là, j’aurais très bien pu tomber dans la marmite du Bullet Journal – vous savez, ce super-agenda qui aurait le pouvoir de vous rendre plus créatif/productif/efficace – et surtout chasser la procrastination, cette traîtresse ! Alors, pourquoi n’ai-je pas succombé à la tentation ? Pour plusieurs raisons, que je vais vous exposer ici.

A ce stade je ne pense pas nécessaire de vous expliquer en détail ce que c’est. Sauf à vivre reclus dans la forêt ou côtoyant peu les internets (ce qui est très louable, soit dit en passant)(j’adorerais en faire autant), il est très probable que vous le sachiez déjà. Sinon, il y a cet article très complet, et celui-là.

Déjà, il me paraît compliqué à mettre en place et difficile à tenir sur le long terme. Il nécessite d’y investir un peu d’argent, ne serait-ce que dans du matériel de base comme un joli carnet, de beaux stylos ou même quelques autocollants pour parfaire le tout. Bon je suis d’accord que ce n’est sûrement pas obligatoire, mais la tentation doit être grande de dépenser pour le rendre le plus mignon possible.

Pour moi, justement, ce carnet tient davantage de l’oeuvre d’art que de l’agenda véritablement utilitaire. Vous savez, cette chose tellement jolie que l’on n’ose pas utiliser, c’est à dire gribouiller-raturer-salir, de peur de tout gâcher. Il n’y a qu’à voir les superbes galeries de Bullet Journaux parfaitement tenus qui fleurissent sur le net (Instagram et Pinterest notamment), décorés avec le plus grand soin à base de superbes calligraphies et de dessins magnifiques. Leurs auteurs semblent passer plus de temps à s’occuper de la forme et l’exposer sur les réseaux sociaux qu’à s’en servir à proprement parler, et de l’utiliser dans leur vie quotidienne. D’ailleurs, n’est-ce pas ironique de consacrer autant de temps à une tâche sensée nous en faire gagner ?

En fait je considère ce genre d’agenda comme une sorte de « doudou » rassurant, un peu comme un journal intime qui recueillerait aussi bien nos listes de livres à lire, de films à regarder et de recettes à tester que nos états d’âme ou autres petites pensées personnelles. Je ne me verrais pas le transporter partout dans mon sac de peur de le perdre, ou bien de le consulter n’importe où aux vues et aux sus de tous. Or, c’est un peu la fonction d’un planner, d’être emmené et utilisé à n’importe quel moment…

Alors voilà, je ne tiens pas de Bullet Journal mais ça ne m’empêche pas d’admirer certaines magnifiques réalisations, comme je peux comprendre que ce système convienne à certaines personnes. D’ailleurs, peut-être qu’un jour – sait-on jamais – je changerai d’avis et que vous verrez sur mon blog un article « Comment j’ai finalement adopté le Bujo » ah ah. Allez, je ne pouvais pas vous laisser sans une vidéo qui m’aurait (presque !) convaincue :

Pourquoi tant d’accumulation ?

Ce matin, alors que je cherchais des babioles à empaqueter pour mon vide-grenier à venir, une chose en entraînant une autre j’eus envie de ranger et désencombrer la maison toute entière. C’est fou l’effet qu’a la fin d’année scolaire sur moi, soudainement atteinte de désencombrïte aigüe. Ceci étant c’est la maison de mes parents, pas la mienne et je dois respecter ça. Je ne peux donc pas trop m’immiscer dans leurs habitudes et tout débarrasser à grand coup de balai, même si ce n’est pas l’envie qui m’en manque notez bien ! ahah.
C’est comme ça que j’atterris dans la cuisine, et plus précisément dans le placard à provisions.
Aventurière, je décide de tout sortir sur la table afin d’avoir une vision globale du problème et là, j’en eu le souffle coupé. C’est inouï tout ce que peut abriter un si petit endroit, cela relève presque de la magie pure. Tout de suite, je pense au sac à main sans fond de cette chère Mary Poppins.
Après inventaire, il s’avère que nous détenons pas moins de 5 paquets de riz différents, dont 3 (!) de risotto, des conserves de haricots rouges, jaunes, verts, une quantité incalculable de pâtes de toutes sortes, 3 paquets de flageolets, des lentilles, pois cassés, pois chiches… j’en passe et des meilleurs. J’arrête là la liste avant que vous ne tombiez raide assoupi sur votre tabouret 😉
A vue de nez, je pense que même en arrêtant de faire les courses pendant un an nous pourrions tenir un siège de plusieurs mois. C’est quand même extraordinaire, ce besoin d’accumuler, d’entasser, de racheter toutes ces choses que nous possédons déjà. Le plus souvent je ne pense pas que ce soit voulu, mais ils sont si bien cachés que ma maman oublie qu’il reste encore trois boîtes de flageolets dans le placard et en rachète une quatrième.
De voir tout ça, ça m’a un peu dégoûtée. De penser à toutes ces ressources qu’il a fallu mobiliser pour produire ces aliments. Toute cette eau, ces machines, ce travail humain…
Tout ça pour… rien, lorsqu’ils sont oubliés au fond d’un placard, abandonnés au bas d’un frigo ou jetés car trop dépassés pour être consommés. Bien sûr, il m’arrive aussi d’oublier un pauvre légume flétri et de le jeter, et je m’en veux terriblement après.
Ah le gaspillage alimentaire, ce fléau !

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