Réflexions Archives - Page 5 sur 7 - Chuchotis Marins

Réflexions

Autour du minimalisme : la permaculture (+ recette aux fanes de radis)

Bonjour les caribous,

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler cuisine (mais pas que) et simplicité
Dans le Biocontact du mois de mars je suis tombée sur un article à propos de la permaculture, appliquée en particulier à la cuisine. Ce concept hautement intéressant m’a donné envie d’en apprendre d’avantage, j’ai donc fait quelques recherches. C’est dans les années 70 que deux Australiens, Bill Mollison et David Holmgren, se sont intéressés au moyen de réparer les dégâts causés par la Révolution verte et les monocultures des années 60.


La permaculture, c’est quoi ?
C’est une démarche holistique (globale) visant à mettre en cohérence tous les aspects de notre vie afin de vivre dans un système répondant le mieux possible à nos besoins vitaux (nourriture, logement, mais aussi sociaux, culturels et spirituels). Elle repose sur des principes et une méthodologie qui peuvent s’adapter à tous les domaines de notre vie : agriculture, économie, société, alimentation… Son éthique est basée sur les trois principes suivants :
  • Prendre soin de la terre car c’est d’elle que dépend la bonne santé des cultures et donc de notre survie.
  • Se soucier de l’Humain, de soi en premier lieu puis par extension des autres. Mise en commun et coopération sont deux axes importants des relations humaines.
  • Partager équitablement l’abondance qui en résulte en limitant sa consommation et en redistribuant le surplus.

Quelques exemples en pratique :

La permaculture peut passer par la création de jardins potagers alimentés par les déchets de la cuisine, ou élever des poules qui vont fertiliser le sol et donner des œufs. C’est s’occuper de soi en méditant pour rester présent et disponible à son environnement.
En milieu urbain c’est organiser son balcon, cultiver dans son garage, faire du lombricompost, cuisiner et stocker.

En cuisine, elle permet d’améliorer son quotidien et le plaisir d’un bon repas partagé. Maximiser le potentiel vital des aliments avec un minimum d’énergie : techniques de lactofermentation (co-création de la vie), déshydratation (conservation de la vie) stérilisation (conservation des ressources alimentaires), germination (réveil de la vie) mais également cuisine des fanes. Repenser ses ustensiles avec des systèmes de cuisson à basse consommation (marmite norvégienne), concentrer les bienfaits des fruits et légumes (extracteurs de jus), …etc.
C’est aussi concevoir un modèle durable par la réduction des déchets, la production de ses plantes aromatiques, le gain de temps et la réduction des dépenses financières (placards simples mais efficaces).
Moi ça me parle carrément !
Ona Maiocco, représentante d’une cuisine durable, simple et colorée. Son site
L’article était accompagné d’une recette et d’une superbe photo (dommage, je n’en ai pas trouvé d’aussi belle pour illustrer cette recette), que je pense essayer très bientôt ! 🙂
Tartare de fanes de radis

Laver et ciseler finement les fanes d’une botte de radis, en retirant celles qui sont un peu flétries.
Les mélanger dans un bol avec une petite pomme coupée en cubes. Ajouter la moitié d’un petit oignon nouveau avec sa tige très finement émincé, ainsi que deux cornichons coupées en fines lamelles ou 2 càc de câpres hachées.
Assaisonner avec au moins 3 CàS d’une huile d’olive fruitée, le jus d’un demi-citron et 1 càc rase de son zeste, de la sauce soja selon le goût. Goûter et rectifier l’assaisonnement au besoin.
Servir frais sur des fines tranches de pain au levain toastées, ou sur des rondelles de légumes.

Bonne dégustation 🙂


Sources
Bio contact – mars 2015
C’est une belle idée non ? Et vous, vous connaissiez la permaculture ? 🙂

Aroma-Zone : de la Slow Cosmétique, vraiment ?

Source

Aroma-Zone je ne t’aime plus.

Voilà c’est dit. 
Ça fait quelques temps je commence à me poser des questions à propos de ce site, dont je trouve l’éthique de plus en plus douteuse. C’est vrai au tout début j’ai eu quelques doutes, surtout à cause des prix tellement attractifs que ça me paraissait louche, vites balayés par les avis enthousiastes qui fleurissaient un peu partout sur le web. Aroma-Zone par ci, Aroma-Zone par là…
Rapidement je suis aussi devenue addict, visitant souvent le site et remplissant virtuellement mon panier de tout un tas de produits – tous plus indispensables les uns que les autres, bien sûr. Heureusement je n’ai rien de l’acheteuse compulsive, j’ai dû faire seulement trois commandes dans ma vie et il se trouve que je n’ai eu aucun problème particulier avec celles-ci. Mise à part l’envoi pas très rapide, ceci dit.

Photo trouvée sur le groupe Fb « Aroma-Zone addicts »
Sauf que j’ai commencé à en avoir assez de leur politique de je-te-pousse-à-la-consommation. Des bons de réduction à durée très limitée (ce qu’on ne sait pas c’est qu’ils sont en fait reconductibles, mais ça je l’ai appris bien plus tard) pour te récompenser de ta soit-disant « fidélité », un choix monstrueux d’actifs en tout genre, des flacons vendus en « kit », des recettes de cosmétiques maison où -comme par hasard- il te manque toujours UN ingrédient sans lequel tu ne peux rien faire. Mince alors, il y a de quoi en perdre la tête et rendre fou son banquier !

Eh oui c’est l’jeu ma pauvre Lucette. Seulement moi je ne veux plus y participer…

La goutte d’eau qui a fait déborder mémé dans les orties, ce sont les rumeurs à propos de la pureté de certains de leurs produits. Des hydrolats dilués, du gel d’aloé vera moisi, des HE qui ne sentent pas bon… Peut-être que c’est faux hein, comment savoir ? Le fait est que, évidemment, ma confiance en a pris un coup.

Bien sûr, je ne renie pas le fait que c’est avec eux que j’ai débuté dans la cosmétique bio, et que par ailleurs ils peuvent avoir de bons produits. J’aime bien leur rhassoul et leur huile de nigelle. De plus, le fait de pouvoir commander de grosses quantités peut être pratique lorsque l’on est sûr de tout utiliser (leur beurre de karité a fait des miracles lorsque j’ai eu de l’eczéma, et les 500 ml n’ont pas été de trop)

Mais quand je vois cette montagne (c’est le cas de le dire) de produits dont la moitié ne sera peut-être jamais utilisée, ça me rend chèvre. Tant de gaspillage…! On est bien loin de l’objectif premier de la Slow cosmétique, à savoir n’utiliser que le strict nécessaire, des produits naturels les plus bruts possibles pour un maximum d’efficacité.

Sur tout le stock, combien seront réellement utilisés  ?

Alors je n’ai pas dit que je ne commanderai plus jamais chez eux, mais par certains côtés AZ m’agace profondément. En attendant, je préfère me tourner vers de plus petites structures, moins industrielles. Je viens d’ailleurs de découvrir la marque Revel Essence, une entreprise à taille humaine qui se contente d’une petite gamme mais travaille avec des petits producteurs. Seul inconvénient (pour moi), les huiles ne sont vendues qu’en flacons de 50 ml.
Mais comme j’arrive au bout de mes huiles végétales et hydrolats, j’ai bien envie de tester et de passer commande bientôt.

Edit : comme me l’a fait remarquer le commentaire de lessentieldejulien, employer le terme Slow Cosmétique peut prêter à confusion. En effet cette mention est accordée aux marques qui en font la demande et qui respectent un cahier des charges très précis, ce qui n’est pas le cas d’AZ. Pour plus d’informations, vous pouvez visiter le site de l’association slow-cosmetique.org et retrouver leurs produits certifiés sur la marketplace.

Et vous, vous commandez sur AZ ? Que pensez-vous de leurs produits ? Connaissez-vous d’autres petites marques ?

Tendre vers le zéro plastique pour mes courses

Coucou petit Cookie au thé matcha (tu permets que je t’appelle comme ça ?)

Aujourd’hui j’ai envie de te présenter mes nouveaux filets à provisions pour faire les courses.

Quand je les ai vus à la caisse, accrochés en ligne dans toutes ces belles couleurs, j’ai craqué et j’en  ai embarqué deux. Il faut dire qu’à 2,60€ chaque je ne me suis pas trop ruinée.

J’en avais assez de trimballer un grand cabas Carrefour pour y mettre trois fois rien, quelques sachets de fruits et légumes, une plaquette de chocolat et des petits sachets de fruits secs.
Alors, ils sont pas joliment vitaminés mes sacs zéro déchet ?
Et puis ça fait des mois que j’ai envie de coudre des petits sacs à vrac pour les courses. Abandonner une bonne fois pour toutes les sachets Biocoop en kraft qui certes, ne sont pas en plastique et peuvent se recycler mais n’en produisent pas moins des déchets.
J’ai beau les réutiliser jusqu’à la moëlle, au bout d’un moment ils finissent par devenir tellement froissés que les étiquettes ne collent même plus et bien sûr, ils me restent sur les bras.
Je rêve de me faire des petits sacs en tulle ou voile de coton, tout légers mais hyper résistants. Je procrastine je procrastine… Parfois je me dis Oh allez t’embête pas, achète-les.
Sauf que NON, il faut toujours que je me complique la vie je veux coudre mes sacs moi-même. Nah !

Ce que je cherche : un peu dans ce genre là mais plus fins (Sakaïdé)
Soit ceux que je dénichent me plaisent mais le tissu est trop épais, soit je trouve le kit trop cher. Et puis, il paraît que l’on est jamais mieux servi que par soi-même alors…
Promis cet été je m’y mets. Quitte à mettre Mère-grand et ses talents de couturière à contribution.

Voilà ce dont j’ai envie ! compte Instagram de @healthy_juliette
Si vous avez des astuces, tuto couture ou connaissez un bon magasin de tissus en ligne, n’hésitez pas à partager vos bons plans ! 😉

Le Chœur des femmes

Source
Je suis tombée sur ce texte magnifique de Patricia Lynn Reilly, que j’ai eu envie de partager avec vous. En lisant ces mots je me suis imaginée cette femme forte, pleine de confiance en elle et dans les autres, et ça m’a donné envie d’être elle. Une femme fière de son corps, fière d’appartenir au clan féminin.
« Imaginez une femme qui croit que c’est juste et bon qu’elle soit une femme.
Une femme qui honore son expérience et raconte ses histoires.
Qui refuse de porter les péchés des autres dans son corps et sa vie.
Imaginez une femme qui a confiance et se respecte elle-même .
Une femme qui écoute ses besoins et désirs.
Qui y répond avec tendresse et grâce.
Imaginez une femme qui reconnaît l’influence du passé sur le présent.
Une femme qui a traversé son passé.
Qui a guéri dans le présent.
Imaginez une femme qui réalise sa propre vie.
Une femme qui exerce, initie et agit en son propre nom.
Qui refuse de se rendre sauf à son soi authentique et sa plus sage voix.
Imaginez une femme qui nomme ses propres dieux.
Une femme qui imagine le divin à son image et à sa ressemblance.
Qui conçoit une spiritualité personnelle pour sa vie quotidienne.
Imaginez une femme amoureuse de son propre corps.
Une femme qui croit que son corps est suffisant, comme il est.
Qui célèbre ses rythmes et cycles comme une ressource exquise.
Imaginez une femme qui honore le corps de la Déesse dans son corps en changement.
Une femme qui célèbre l’accumulation de ses années et sa sagesse.
Qui refuse d’utiliser son énergie vitale pour déguiser les changements de son corps et de sa vie.
Imaginez une femme qui estime les femmes dans sa vie.
Une femme qui s’assoit dans les cercles de femmes.
À qui l’on rappelle la vérité de sa nature quand elle l’oublie.
Imaginez-vous comme cette femme. » –  Patricia Lynn Reilly
Extrait de page original : Wild Women Spirit Dance – Sisterhood
J’ai aussi envie de vous conseiller un superbe roman de Martin Winckler que j’ai lu l’année dernière et que j’avais beaucoup, beaucoup aimé : Le Chœur des femmes.
Si pendant les premières pages j’ai mis un peu de temps à rentrer dans l’histoire, la suite m’a en revanche totalement absorbée. Hé oui c’est comme ça, certains livres ne se laissent pas apprivoiser facilement. Définitivement, ce roman sur les femmes (mais pas que…) et sur un lourd secret de famille a laissé une trace dans ma mémoire. Il m’a tellement émue et touchée que plusieurs semaines après l’avoir terminé, il m’arrivait d’y penser encore.
Martin Winckler est d’abord un médecin gynécologue français, mais aussi un écrivain humaniste engagé en faveur des femmes et d’une médecine plus humaine. 
Son webzine, qui répond à toutes les questions qu’une femme se pose à propos de la contraception sans forcément trouver de réponse, m’avait beaucoup aidée et rassurée lorsque j’ai décidé de passer au DIU cuivre.

Prendre conscience, et avoir envie que le monde entier sache

Je ne pense pas être de ceux qui s’insurgent pour leurs idées et les revendiquent haut et fort. Je la joue plutôt profil bas de peur de déranger, et quand le sujet ne tombe pas sur la table je n’avoue pas spontanément que je suis végétalienne. Par contre quand on me pose des questions je suis ravie d’en parler.

Pourtant il y a des jours comme ça, où mon âme de militante se réveille et où je me sens révoltée.

Contre mon père qui, un midi s’énerve : « Tu ne peux pas manger comme tout le monde non ?! » (le contexte : ma maman avait fait du couscous dans lequel la viande avait mariné avec les légumes. Bien sûr j’ai refusé de manger ces derniers lorsque je me suis rendue compte qu’ils en avait pris le goût. Berk, berk et re-berk ! Soit-dit en passant, j’aurais trouvé ce comportement ridicule il y a seulement quelques années…
La frustration de me sentir incomprise, sentir des larmes de colère me monter aux yeux et l’envie d’envoyer valser mon assiette. Ce qui m’aurait bien avancée, tiens.
C’est rare que je rencontre de telles réaction de la part de mon entourage, qui est plutôt tolérant, mais là… ça m’a un peu découragée. Je croyais qu’il avait compris, du moins accepté, que je ne veuille plus ingérer ne serait-ce qu’un minuscule bout de cadavre animal.
Contre ces publicités désinformatrices qui prônent les sacro-saints 3 produits laitiers par jours ou les « indispensables » protéines animales -entre autre-, ou le spot radio du supermarché Carrefour dans lequel une vilaine dinde annonce qu’elle a envie de fraises (cela se passe au mois de février) et que justement Carrefour en vend ! Je trouve ça irresponsable d’inciter les consommateurs à acheter des produits hors-saison qui viennent de loin, alors qu’il suffirait de patienter…
Il y a des jours où j’ai envie de m’engager et de crier « Ouvrez les yeux c’est urgent ! Les industriels n’en en rien à faire de votre bien-être. Tout ce qu’ils veulent c’est s’en mettre plein les poches ». Comme tout ce que j’ai découvert ces derniers mois, j’ai envie que les gens se rendent compte de ce qui se trame derrière les rideaux, de tout ce que les lobby manigancent pour vendre toujours plus, toujours plus mal.
Plusieurs passages dans l’essai de Matthieu Ricard, notamment sur le sort des animaux, m’ont choquée et atterrée (non pas que je ne m’en doutais pas…), ce qui fait affirmer à l’auteur :

« Il suffirait sans doute à la plupart d’entre nous d’être mieux informés, et de prendre conscience de ce qui se passe tous les jours dans les élevages industriels et les abattoirs, pour que nous changions naturellement d’opinion, et même de mode de vie. Les médias, qui participent souvent à la diffusion du prêt-à-penser, n’informent guère le public, et, de toute façon, il leur serait impossible d’enquêter librement dans les abattoirs. On trouve cependant, sur Internet en particulier, des reportages montrant sans ambiguïté la réalité des lieux d’où provient la viande que nous mangeons. » p. 601

« On comprend que l’égoïsme soit la règle dans les régimes totalitaires qui accordent peu de valeur à l’individu. Il se manifeste toutefois dans les pays libres et démocratiques, lorsque des groupes d’intérêt cyniques font de leur profit une priorité absolue, ignorant les conséquences néfastes de leur activité pour la population. Quand ces groupes ont sciemment recours à toutes sortes de manipulations pour préserver leurs intérêts, il est alors légitime de de parler d’égoïsme institutionnalisé. » p. 613

Je vous épargne les détails sanglants et le récit de toutes ces atrocités commises sur les animaux, passages empruntées au très bon livre Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer.

Pourtant je ne suis pas irréprochable, loin de là. Je suis humaine après tout, je ne cherche pas à être parfaite mais juste à vivre le plus possible en accord avec mes convictions. Parfois je culpabilise quand j’ai conscience que je n’ai pas agi de manière « éthique ». Dernier exemple en date : au marché je me suis rachetée une paire de Converse. J’avais usé les miennes il y a des mois et m’étais promis de ne plus porter de chaussures fabriquées dans de telles conditions. Pleine de bonne volonté, je les avais même remplacées par une paire de baskets Veja, lesquelles sont sensées, si vous connaissez un peu la marque, être plus éthiques et écologiques. Sauf que zut ! mes Converses chéries me manquaient trop 🙁

Néanmoins, je ne sais pas vous mais quand je découvre quelque chose qui m’a interpellée/choquée et qui mérite d’être connu, j’ai envie de le dire au monde entier. Après, je peux comprendre que certaines personnes préfèrent fermer les yeux et continuer leur chemin, qu’il soit difficile de changer certaines habitudes, surtout lorsque les effets néfastes ne se voient pas immédiatement ou que les potentielles victimes de nos comportements se trouvent loin de nous.
Pourtant, je suis convaincue qu’on y gagnerait tous à sortir de ces croyances qu’on cherche à nous inculquer 😉

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