Soin de soi Archives - Chuchotis Marins

Soin de soi

Scones à la farine de châtaigne et aux noix (VGL)

Chers petits petons gelés par le froid hivernal,

Courez vous enfouir dans de grosses chaussettes épaisses, à défaut de vivre avec un chat-bouillotte chaud comme un radiateur (ce n’est pas mon cas, malheureusement…). Hum, bon, je ne voulais pas commencer comme ça. En fait, je voulais vous parler de scones.

Il y a quelques années, je suis partie faire du WWOOFING à Cambridge. Il n’est question ni de chien ni d’aboiement dans cette phrase, mais bien d’une idée tout à fait géniale pour étancher sa soif de voyages et de connaissances : le wwoofing consiste à travailler dans une ferme écologique, quelques jours par semaine, en échange du gîte et du couvert. Je suis donc partie trois semaines à Cambridge, et croyez-moi ce fût une expérience que je n’oublierai pas de sitôt. Cambridge est une ville magnifique, et la campagne anglaise encore plus.

Trois jours par semaine, j’avais pour mission de cueillir et d’empaqueter des framboises bio pour une coopérative (je revois monsieur G., mon hôte, la bouche pleine de framboises m’expliquer dans un sourire malicieux qu’il fallait les goûter pour voir si elles étaient bonnes. Moi je n’osais pas, évidemment, mais il m’y encourageait fermement. C’était l’homme le plus adorable que j’aie jamais rencontré et il était végétarien, chose que je trouvais absolument bizarre à l’époque).

Le reste du temps, je partais explorer la ville au grès de mes envies. Je me souviens avoir pensé que je ne pouvais décemment pas quitter cet endroit sans avoir au moins une fois eut le plaisir de m’offrir un vrai teatime à l’anglaise, alors dans mon petit cahier noir j’avais écrit une liste de salons de thé (‘tearooms‘) à tester. J’en avais choisi un qui me paraissait bien, il s’appelait Harriet’s je crois (je vous dis ça de tête, je ne suis pas allée vérifier), et je m’étais installée à cette petite table près de la fenêtre. Et là, sur une petite assiette, on m’avait apporté deux jolis scones ronds et joufflus accompagnés d’un petit pot de clotted cream (qui est une sorte de crème fouettée comme seuls les anglais ont en le secret) et de confiture de fraise. Cet après-midi-là je me suis régalée de douceur et de thé, et me suis promis d’essayer de refaire ces scones une fois rentrée en France, avec l’emporte-pièce spécial que j’avais acheté là-bas.

Plusieurs années ont passé depuis cette aventure, mais mon affection pour les scones n’a jamais cessé. Seul changement : je ne les fais plus ronds désormais, mais triangles, et c’est tout aussi bon (la vérité c’est que ça prend moins de temps, et courir après le temps est une de mes activités les plus régulières…).

Pour 8 beaux scones

 

  • 250g de farine de blé
  • 50g de farine de châtaigne
  • 50g de sucre complet
  • 1 pincée de sel
  • 1 càc de bicarbonate de soude
  • 1 càS de vinaigre de cidre
  • 2 càS d’huile d’olive
  • 30 cerneaux de noix en petits morceaux
  • un peu de lait végétal

 

Préparation

Dans un saladier, mélanger les ingrédients secs : farines, sucre et sel. Ajouter le bicarbonate et le vinaigre par dessus (ça va mousser et faire pschitt ! ), puis mélanger et verser l’huile d’olive.

Ajouter les cerneaux de noix, bien mélanger et verser le lait peu à peu jusqu’à former une boule pas trop collante.

Étaler la pâte sur un papier sulfurisé en un cercle un peu épais, et couper au couteau 8 parts égales (enfin, essayer). Les décoller et les écarter les uns des autres pour ne pas qu’ils se touchent.

Enfourner à 180°C pour environ 13 minutes. Ça paraît court mais ils cuisent vraiment très vite !

Petites notes :

  • Vous pouvez poussez la décadence encore plus loin (je ne vous en voudrai pas) en ajoutant des pépites de chocolat noir (miam !), ou des raisons secs, ou des cranberries, ou… ce que vous voulez d’un peu sucré.
  • L’huile d’olive peut être remplacée par de l’huile de coco ramollie, et c’est encore meilleur d’après moi. Mais par souci de simplicité (car je pense que chacun en a dans ses placards) et de « localité », j’ai préféré utiliser de l’huile d’olive.

Le gâteau aux noisettes de la rentrée {VGL}

J’attends toujours avec beaucoup d’impatience la saison des noisettes, pour plusieurs raisons qui ne tiennent qu’à moi : d’abord pour l’arrivée imminente de la rentrée, qui est une période un peu excitante et magique que j’aime beaucoup, mais aussi pour ces heures de cueillettes silencieuses avec le soleil dans le dos et l’esprit libre de vagabonder.

Il faut alors secouer l’arbre comme un prunier (le fait que ce soit un noisetier n’y change rien), afin qu’il délivre sur nos têtes sa pluie de trésors. Ou bien encore, manière tout aussi efficace, tendre d’une main la branche garnie tout en extirpant de l’autre les fruits mûrs à point dans leur corolle. Tout ceci en résistant à la tentation de grimper sur le toit, là où se trouvent les noisettes les plus belles et les plus dorées. Tout un programme, bien que s’improvise cueilleur de noisettes qui veut !

(Par ailleurs, je me suis toujours demandé d’où venaient ces grosses noisettes vendues au supermarché, qui ne ressemblent en rien aux petites perles délicates et hétérogène que l’on cueille dans nos contrées.)

Le jour de ma cueillette, il était encore un peu tôt pour la saison officielle puisque nous étions seulement à la mi-août, mais j’ai pourtant réussi à ramasser quelques beaux spécimen. J’ai décidé de les destiner à un gâteau à la saveur automnale, qui m’a fait penser à l’excellent gâteaux aux noix qu’on nous servait au dessert lorsque j’étais au lycée. C’était pour moi jour de fête quand il y en avait, car ce n’était pas très souvent, alors j’aurais pu mordre pour avoir la dernière part (JE PLAISANTE.)

(Quoique…)

 

Gâteau à la farine de petit épeautre et aux noisettes du Jardin

 

Pour un moule à manquer de 20 cm

  • 200g de noisettes (pesées avec leur coque)
  • 180g de farine de petit épeautre
  • 100g de sucre complet
  • 1 càc de bicarbonate de soude
  • 1 pincée de gros sel
  • 100ml de crème de soja
  • 2 càS d’huile d’olive
  • eau

Préparation

Éplucher les noisettes, et les mettre à torréfier quelques minutes dans une poêle sans matière grasse. On doit entendre des petits « plop » (c’est assez marrant). Mixer pas trop finement, et réserver.

Dans un saladier, mélanger tous les ingrédients secs : farine, poudre de noisettes, sucre, bicarbonate et sel.

Ajouter la crème de soja et l’huile en mélangeant entre chaque ajout, puis ajouter l’eau petit à petit jusqu’à obtenir une pâte fluide granuleuse (mais non liquide).

Verser dans un moule huilé et enfourner à 180°C pour environ 30 minutes, tout dépend de votre four.

De beaux muffins aux fraises. (VGL)

Tous les samedis matin depuis que la saison bat son plein, c’est le même rituel. Nous nous précipitons au stand des fraises, vite-vite-vite faites-qu’il-en-reste-je-vous-en-prie !, avant de repartir (la plupart du temps. Il y a des jours plus tristes que d’autres, vous savez) avec le petit paquet tant convoité sous le bras.

Jusqu’à présent, je n’avais jamais expérimenté les fraises au four. C’est que cela m’apparaissait comme une hérésie, une atteinte à la dignité de la fraise fraîche. Cela ne se faisait pas, c’est tout. Et puis, récemment, j’ai changé d’avis…

Le problème avec avec ces demoiselles, c’est qu’elles finissent souvent englouties plus vite qu’il ne nous faut pour courir les acheter, et c’est un peu embêtant. On aimerait les faire durer, prolonger le plaisir, pour avoir chaque jour de la semaine un petit rubis frais à déguster.

Seule solution au manque que j’ai trouvée, prolonger le délice par le supplice du four. Notez, ce n’est peut-être pas très judicieux, sous cette chaleur dominical de mois de juin, que de vous proposer d’allumer votre four. Mais je vous le promets solennellement, vous ne le regretterez pas.

Pour 6 muffins
 
 
Ingrédients :
– 200 g de farine
– 90 g de sucre complet type Rapadura
– 1 càc de bicarbonate de soude
– 1 pincée de sel
– 2 càS d’huile de coco fondue
– lait végétal, d’avoine ici
– 5 belles fraises
Préparation :
  • Mélanger dans un saladier tous les ingrédients secs, puis l’huile de coco et le lait.
  • Bien mélanger, et rajouter du lait si nécessaire afin d’obtenir une pâte fluide
  • Ajouter les fraises coupées en petits morceaux, et bien mélanger pour les incorporer
  • Préchauffer le four quelques minutes et enfourner pour environ 25-30 min à 170°C

 

 
Bon dimanche !

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Nettoyant doux au lait d’argile blanche

Avec l’arrivée du printemps est revenue mon envie de prendre soin de moi, que l’hiver avait bien enfouie dans un tiroir qui sent la neige fondue et le chocolat chaud. Mais trêve de plaisanterie, la belle saison est là et moi je me suis racheté une ombre à paupières Zao MakeUp. Youhou. 
(Je vous ferai peut-être un article maquillage un jour, c’est une chose dont j’ai envie et que j’aimerais beaucoup faire, mais dont je ne me sens pas encore bien assurée pour me lancer tout de suite… à suivre donc)
Ça fait des années que j’ai définitivement banni de ma salle de bain les montagnes de cosmétiques et que je soigne ma peau avec très peu de choses, et honnêtement c’est une des meilleures idées que j’ai eues. Ainsi, je tourne essentiellement au gel d’Aloe Vera, hydrolats et huiles végétales par hectolitre, auxquels je rajoute ponctuellement du beurre de karité et des huiles essentielles. Je suis complètement dingue de mes petits flacons odorants, passant mon temps à les sniffer comme une folle sous le regard affolé de mon adoré.
J’aime l’idée de pouvoir m’appuyer quotidiennement sur cette routine simple et peu coûteuse, sans trop avoir à réfléchir (parce que le matin, bon. Il m’est déjà arrivé de confondre le gel d’Aloe Vera avec mon dentifrice alors voilà.)(je vous rassure, je m’en suis rendue compte avant) ni à utiliser trente-six mille produits au bas mot, et à la composition souvent douteuse. 

Il y a peu, j’ai découvert et adopté un nouveau nettoyant visage au lait d’argile, qui convient parfaitement aux peaux sensibles. Il est doux et nettoie parfaitement la peau sans l’assécher, parce que c’est bien ce qu’on recherche non ? L’argile blanche, aussi appelée Kaolin, est particulièrement recommandée pour les peaux sèches et sensibles contrairement à l’argile verte réservée aux peaux plus grasses. Elle se trouve plutôt facilement, ce qui est bien pratique. J’ai trouvé la mienne dans mon magasin bio habituel.

Nettoyant tout doux pour le visage au lait d’argile blanche

C’est tout simple : je mets une petite noisette de poudre dans le creux de ma main avant de l’humidifier, puis j’applique cette pâte fluide sur tout mon visage en massant bien. J’utilise pour cela une petite cuillère en bois que je remplis à moitié. Attention, l’argile ne souffre pas de l’utilisation de métal. Le plus compliqué est de ne pas ajouter trop d’eau à l’argile, sous peine de voir votre lait vous filer entre les doigts !

Ensuite je laisse poser, oh pas très longtemps, juste le temps de faire deux-trois grimaces devant la glace, de me rincer les mains et d’attraper un gant de toilette pour rincer tout ça, et voilà. Il ne me reste plus qu’à appliquer mon hydrolat, comme d’habitude.



Et vous, vous connaissiez l’argile blanche comme soin quotidien ? L’avez-vous déjà utilisée ?

La petite salade de fenouil à l’orange qui appelle le printemps.

Dites, vous aussi vous attendez le Printemps avec impatience ?
Je ne sais pas, c’est peut-être moi, mais je trouve l’hiver particulièrement long cette année. Remarquez, c’est sûrement la même chose tous les ans… Peut-être même que je vous ai écrit exactement la même chose l’année dernière, sur le blog. Mais à l’heure où je vous écris, le vent souffle à cent à l’heure sur fond de pluie torrentielle qui tape aux carreaux. Ce matin nous étions sûrement les deux seules âmes esseulées à s’aventurer dehors, à braver le froid et la pluie tout en pestant contre les parapluies qui se retournent à chaque rafale, dans le seul but de ramener quelques légumes bio à la maison. Est-on fou, hein.
Je n’ai jamais vraiment aimé le fenouil : il a longtemps fait partie des légumes que je déteste, au même titre que le céleri ou les endives. Ceci étant, j’ai aussi cette aptitude bizarre – quoique assez utile – à prendre plaisir à manger un aliment que je n’apprécie pas, juste parce que je sais qu’il est bon pour la santé. Vous avez dit maso ? Peut-être bien, un tout petit peu…

Pour cette petite salade en revanche, je n’ai pas eu à me forcer, bien au contraire ! Avec son petit air de salade de fruits, je suis sûre qu’elle plaira même aux plus réfractaires du fenouil. Et puis, elle a quand même un petit goût de printemps, et ça c’est un bon point. Sa fraîcheur, ses couleurs vives, ce croquant sous la dent…

 

Salade de fenouil à l’orange

Pour 2 personnes :

– 1 fenouil moyen
– 1 bonne poignée de cranberries séchées
– 1 bonne poignée de noix de cajou
– 1 orange bio + son zeste
– le jus d’un 1/2 citron bio

Préparation :

  • Détailler le fenouil en petits morceaux
  • Prélever les zeste de l’orange, puis la peler à vif et la détailler en petits quartiers. Ajouter au fenouil
  • Ajouter les cranberries et les noix de cajou, puis le jus de citron et bien mélanger le tout
  • Laisser reposer au frais quelques heures avant de déguster, elle n’en sera que meilleure
Bon appétit !
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