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Soin de soi Archives - Chuchotis Marins

Soin de soi

Dans mes mains (ou comment j’ai renoué avec le Reiki)

Mon arrivée dans ce nouvel appartement ne fût pas de tout repos, comme l’en attestent ces joyeuses péripéties : une chasse d’eau défectueuse dont les eaux me cueillent au point du jour le lendemain de mon emménagement, des voisins bruyants et un vacarme de tous les diables dans les escaliers, une douche bouchée par les cheveux des anciens locataires, un volet roulant bloqué en position ouverte et m’empêchant de fermer l’œil de la nuit, ce même volet à peu près réparé mais dont les interstices laissent passer la lumières des réverbèrent, inondant ma chambre de lumière. Ces petits désagréments que tu aimerais chasser d’un revers de la main, comme une mouche qui bruisse à ton oreille. Ces premiers jours dans ma nouvelle-ville-pour-6-mois ont été assez éprouvants, c’est peu de le dire.

C’est qu’au bout d’un moment, même une tablette de chocolat noir bien corsé ou un pot de purée de cacahuètes crémeux mangé à la petite cuillère ne peuvent plus rien pour toi. (j’ai essayé, croyez-moi)

C’est à ce moment que le Reiki s’est rappelé à moi, lui que j’avais un peu délaissé ces derniers mois (ou disons-le : année(s)). Je me souviens de mon initiation au premier degré comme un jour ensoleillé et plein de bonnes ondes. Sur le moment j’étais enthousiaste, presque exaltée, de rentrer dans ce monde magique. Et puis, passés les 21 jours d’auto-traitement que j’avais suivis et réalisés chaque jour scrupuleusement, je n’ai plus trouvé le temps. J’ai posé un peu moins les mains, puis plus du tout pendant un certain temps. J’y pensais pourtant souvent, mais comme d’une chose un peu éloignée, une activité à reprendre plus tard. (on remet trop de choses au lendemain)

J’ai trouvé que c’était le moment parfait pour m’y remettre, de toute façon ça ne pouvait pas aller plus mal, aha. A ma grande surprise je n’avais rien oublié, mes mains ont retrouvé les positions toutes seules. Comme le vélo. J’ai senti la chaleur me traverser, et des fourmillements dans les jambes comme cela m’était déjà arrivé. Après ces retrouvailles j’ai dormi comme un bébé, et les jours qui ont suivi aussi.

Le lendemain, j’ai retrouvé une amie chère perdue de vue depuis plus d’un an, rencontrée via son blog. Celle-là même grâce à qui j’avais justement découvert le Reiki quelques années plus tôt. Elle est réapparue dans ma vie (comme par enchantement ?) au moment où je m’y attendais le moins, comme envoyée par l’Univers.

Quelques jours plus tard, un dimanche, en foulant les pavés de ma nouvelle ville je suis tombée sur une jolie boutique violette au doux nom d’Agapanthe (j’étais persuadée que c’était une déesse… apparemment non). En m’approchant, je découvre que c’est un cabinet de Reiki… Eh oui !

Et puis, lors de ce salon du Bien-être et de la Santé au naturel en Mayenne, je rencontre… la propriétaire de ce joli lieu. Décidément, le Reiki me suit partout. On discute pas mal de choses et d’autres et le courant passe, je décide de prendre rendez-vous pour la semaine suivante.

Je suis sûre qu’il a encore de belles choses à m’apporter…  alors c’est décidé, cet été je passe mon second degré !

Tibicos

Il y a quelques semaines, j’ai adopté un nouveau compagnon : il n’aboie ni ne ronronne (ça ne m’aurait pas déplu pourtant) (et il ne perd pas ses poils, ce qui en fait un compagnon idéal) mais fait beaucoup de bulles, pour mon plus grand plaisir. Non, ce n’est pas un poisson non plus. Car voilà, l’étrange animal dont il est question se nomme… du kéfir de fruit. Cet amas de bonnes levures et bactéries est un terreau fertile de pré et pro-biotiques, et est réputé excellent pour la santé (peau, cheveux, allergies….). Mais moi, ce que je préfère – outre son délicieux goût fruité et pétillant – c’est le regarder buller dans son bocal ! J’A-DO-RE.

J’en cherchais depuis un moment, après l’avoir découvert il y a quelques années lorsque j’étais encore lycéenne. Une gentille dame m’en avait envoyés par la poste, déshydratés, mais je crois qu’ils n’étaient pas très en forme. La preuve : ils moururent quelques semaines plus tard, me laissant désemparée. Ce fût le début de mon amour pour la fermentation.

Et puis il y a peu, nouvelle lubie comme il m’en arrive souvent, j’ai décidé de m’y remettre. Coïncidence-je-ne-crois-pas, sur Leboncoin je suis tombée sur l’annonce de mon ancien prof d’Allemand ! Sehr lustig en effet. Lequel m’a gentiment offert dans un petit pot ces petites graines magiques.

Depuis, mon petit tibicos (c’est son autre nom mexicain, mais il en a des dizaines d’autres) grandit à merveille et fait la joie de ses parents (enfin surtout de la mienne, mais son papa humain en a aussi réclamé pour en avoir tout à lui). Il se multiplie à l’infini, et semble beaucoup aimer son petit régime à base de Rapadura. Je vais bientôt pouvoir en offrir et propager la bonne parole, ahah. Share the love qu’ils disent.

Kéfir de fruit – recette de base

J’utilise deux gros bocaux de compote d’1.075 kg, un servant à la première fermentation (F1) et l’autre à la deuxième (F2).

  • 3 cuillères à soupe de grains de kéfir de fruit
  • 2 grosses cuillères à soupe de sucre complet type Rapadura
  • 2 figues impérativement bio
  • 1 petit citron BIO coupés en rondelles (c’est très important ! Le kéfir étant sensible aux pesticides, cela risquerait de le tuer… et ce n’est pas ce qu’on veut n’est-ce pas ?)
  • de l’eau déchlorée (eau du robinet mise à bouillir puis refroidie)

Préparation (F1) :

Dans un des bocaux, verser un peu d’eau au fond puis déposer avec une cuillère en bois les grains de kéfir, le sucre, les figues et le citron.

Compléter avec de l’eau, sans remplir complètement le bocal (laisser environ 2 cm pour permettre au gaz de s’échapper). Fermer avec un couvercle ou bien avec une gaze et un élastique, cela n’a pas vraiment d’importance.

La suite des opérations (F2) :

Environ 48h après la première opération, et quand les figues sont remontées à la surface, filtrer la boisson dans le deuxième bocal à l’aide d’une petite passoire fine en plastique.

Presser le citron dedans, jeter les figues et relancer une fermentation, ou bien conserver les graines dans un petit bocal en verre avec de l’eau et 2 cuillères à café de sucre. Elles pourront rester au repos plusieurs semaines dans le réfrigérateur.

Enfin, laisser à température ambiante pendant environ 24h pour une deuxième fermentation avant de mettre au frigo. Lors de cette deuxième phase, plusieurs solutions s’offrent à vous : laisser comme ça, ou bien ajouter quelques morceaux de fruits et/ou herbes pour le goût. Faites jouer votre imagination !

Quelques idées d’association :

  • framboises, fraises… lorsque c’est la saison
  • morceaux de pêche et feuilles de verveine
  • curcuma/bâtons de gingembre frais
  • rondelles de citron/basilic frais

Bon, alors. Je récapépète, pour ceux qui n’auraient pas suivi : 48h de F1 avec les grains/figues/citron + 24h de F2 après filtration + 3-4 jours au frigo pour « arrêter » la fermentation (et déguster une délicieuse limonade/cidre artisanal).

Et vous, vous connaissiez le kéfir ? Vous en avez déjà goûté ?

Scones à la farine de châtaigne et aux noix (VGL)

Chers petits petons gelés par le froid hivernal,

Courez vous enfouir dans de grosses chaussettes épaisses, à défaut de vivre avec un chat-bouillotte chaud comme un radiateur (ce n’est pas mon cas, malheureusement…). Hum, bon, je ne voulais pas commencer comme ça. En fait, je voulais vous parler de scones.

Il y a quelques années, je suis partie faire du WWOOFING à Cambridge. Il n’est question ni de chien ni d’aboiement dans cette phrase, mais bien d’une idée tout à fait géniale pour étancher sa soif de voyages et de connaissances : le wwoofing consiste à travailler dans une ferme écologique, quelques jours par semaine, en échange du gîte et du couvert. Je suis donc partie trois semaines à Cambridge, et croyez-moi ce fût une expérience que je n’oublierai pas de sitôt. Cambridge est une ville magnifique, et la campagne anglaise encore plus.

Trois jours par semaine, j’avais pour mission de cueillir et d’empaqueter des framboises bio pour une coopérative (je revois monsieur G., mon hôte, la bouche pleine de framboises m’expliquer dans un sourire malicieux qu’il fallait les goûter pour voir si elles étaient bonnes. Moi je n’osais pas, évidemment, mais il m’y encourageait fermement. C’était l’homme le plus adorable que j’aie jamais rencontré et il était végétarien, chose que je trouvais absolument bizarre à l’époque).

Le reste du temps, je partais explorer la ville au grès de mes envies. Je me souviens avoir pensé que je ne pouvais décemment pas quitter cet endroit sans avoir au moins une fois eut le plaisir de m’offrir un vrai teatime à l’anglaise, alors dans mon petit cahier noir j’avais écrit une liste de salons de thé (‘tearooms‘) à tester. J’en avais choisi un qui me paraissait bien, il s’appelait Harriet’s je crois (je vous dis ça de tête, je ne suis pas allée vérifier), et je m’étais installée à cette petite table près de la fenêtre. Et là, sur une petite assiette, on m’avait apporté deux jolis scones ronds et joufflus accompagnés d’un petit pot de clotted cream (qui est une sorte de crème fouettée comme seuls les anglais ont en le secret) et de confiture de fraise. Cet après-midi-là je me suis régalée de douceur et de thé, et me suis promis d’essayer de refaire ces scones une fois rentrée en France, avec l’emporte-pièce spécial que j’avais acheté là-bas.

Plusieurs années ont passé depuis cette aventure, mais mon affection pour les scones n’a jamais cessé. Seul changement : je ne les fais plus ronds désormais, mais triangles, et c’est tout aussi bon (la vérité c’est que ça prend moins de temps, et courir après le temps est une de mes activités les plus régulières…).

Pour 8 beaux scones

 

  • 250g de farine de blé
  • 50g de farine de châtaigne
  • 50g de sucre complet
  • 1 pincée de sel
  • 1 càc de bicarbonate de soude
  • 1 càS de vinaigre de cidre
  • 2 càS d’huile d’olive
  • 30 cerneaux de noix en petits morceaux
  • un peu de lait végétal

 

Préparation

Dans un saladier, mélanger les ingrédients secs : farines, sucre et sel. Ajouter le bicarbonate et le vinaigre par dessus (ça va mousser et faire pschitt ! ), puis mélanger et verser l’huile d’olive.

Ajouter les cerneaux de noix, bien mélanger et verser le lait peu à peu jusqu’à former une boule pas trop collante.

Étaler la pâte sur un papier sulfurisé en un cercle un peu épais, et couper au couteau 8 parts égales (enfin, essayer). Les décoller et les écarter les uns des autres pour ne pas qu’ils se touchent.

Enfourner à 180°C pour environ 13 minutes. Ça paraît court mais ils cuisent vraiment très vite !

Petites notes :

  • Vous pouvez poussez la décadence encore plus loin (je ne vous en voudrai pas) en ajoutant des pépites de chocolat noir (miam !), ou des raisons secs, ou des cranberries, ou… ce que vous voulez d’un peu sucré.
  • L’huile d’olive peut être remplacée par de l’huile de coco ramollie, et c’est encore meilleur d’après moi. Mais par souci de simplicité (car je pense que chacun en a dans ses placards) et de « localité », j’ai préféré utiliser de l’huile d’olive.

Le gâteau aux noisettes de la rentrée {VGL}

J’attends toujours avec beaucoup d’impatience la saison des noisettes, pour plusieurs raisons qui ne tiennent qu’à moi : d’abord pour l’arrivée imminente de la rentrée, qui est une période un peu excitante et magique que j’aime beaucoup, mais aussi pour ces heures de cueillettes silencieuses avec le soleil dans le dos et l’esprit libre de vagabonder.

Il faut alors secouer l’arbre comme un prunier (le fait que ce soit un noisetier n’y change rien), afin qu’il délivre sur nos têtes sa pluie de trésors. Ou bien encore, manière tout aussi efficace, tendre d’une main la branche garnie tout en extirpant de l’autre les fruits mûrs à point dans leur corolle. Tout ceci en résistant à la tentation de grimper sur le toit, là où se trouvent les noisettes les plus belles et les plus dorées. Tout un programme, bien que s’improvise cueilleur de noisettes qui veut !

(Par ailleurs, je me suis toujours demandé d’où venaient ces grosses noisettes vendues au supermarché, qui ne ressemblent en rien aux petites perles délicates et hétérogène que l’on cueille dans nos contrées.)

Le jour de ma cueillette, il était encore un peu tôt pour la saison officielle puisque nous étions seulement à la mi-août, mais j’ai pourtant réussi à ramasser quelques beaux spécimen. J’ai décidé de les destiner à un gâteau à la saveur automnale, qui m’a fait penser à l’excellent gâteaux aux noix qu’on nous servait au dessert lorsque j’étais au lycée. C’était pour moi jour de fête quand il y en avait, car ce n’était pas très souvent, alors j’aurais pu mordre pour avoir la dernière part (JE PLAISANTE.)

(Quoique…)

 

Gâteau à la farine de petit épeautre et aux noisettes du Jardin

 

Pour un moule à manquer de 20 cm

  • 200g de noisettes (pesées avec leur coque)
  • 180g de farine de petit épeautre
  • 100g de sucre complet
  • 1 càc de bicarbonate de soude
  • 1 pincée de gros sel
  • 100ml de crème de soja
  • 2 càS d’huile d’olive
  • eau

Préparation

Éplucher les noisettes, et les mettre à torréfier quelques minutes dans une poêle sans matière grasse. On doit entendre des petits « plop » (c’est assez marrant). Mixer pas trop finement, et réserver.

Dans un saladier, mélanger tous les ingrédients secs : farine, poudre de noisettes, sucre, bicarbonate et sel.

Ajouter la crème de soja et l’huile en mélangeant entre chaque ajout, puis ajouter l’eau petit à petit jusqu’à obtenir une pâte fluide granuleuse (mais non liquide).

Verser dans un moule huilé et enfourner à 180°C pour environ 30 minutes, tout dépend de votre four.

De beaux muffins aux fraises. (VGL)

Tous les samedis matin depuis que la saison bat son plein, c’est le même rituel. Nous nous précipitons au stand des fraises, vite-vite-vite faites-qu’il-en-reste-je-vous-en-prie !, avant de repartir (la plupart du temps. Il y a des jours plus tristes que d’autres, vous savez) avec le petit paquet tant convoité sous le bras.

Jusqu’à présent, je n’avais jamais expérimenté les fraises au four. C’est que cela m’apparaissait comme une hérésie, une atteinte à la dignité de la fraise fraîche. Cela ne se faisait pas, c’est tout. Et puis, récemment, j’ai changé d’avis…

Le problème avec avec ces demoiselles, c’est qu’elles finissent souvent englouties plus vite qu’il ne nous faut pour courir les acheter, et c’est un peu embêtant. On aimerait les faire durer, prolonger le plaisir, pour avoir chaque jour de la semaine un petit rubis frais à déguster.

Seule solution au manque que j’ai trouvée, prolonger le délice par le supplice du four. Notez, ce n’est peut-être pas très judicieux, sous cette chaleur dominical de mois de juin, que de vous proposer d’allumer votre four. Mais je vous le promets solennellement, vous ne le regretterez pas.

Pour 6 muffins
 
 
Ingrédients :
– 200 g de farine
– 90 g de sucre complet type Rapadura
– 1 càc de bicarbonate de soude
– 1 pincée de sel
– 2 càS d’huile de coco fondue
– lait végétal, d’avoine ici
– 5 belles fraises
Préparation :
  • Mélanger dans un saladier tous les ingrédients secs, puis l’huile de coco et le lait.
  • Bien mélanger, et rajouter du lait si nécessaire afin d’obtenir une pâte fluide
  • Ajouter les fraises coupées en petits morceaux, et bien mélanger pour les incorporer
  • Préchauffer le four quelques minutes et enfourner pour environ 25-30 min à 170°C

 

 
Bon dimanche !

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