Le corps Archives - Chuchotis Marins

Le corps

Éloge du bon vieux Gant de toilette

C’est étrange, de constater à quel point ce que ce l’on prenait jusqu’à présent pour une norme pouvait s’avérer en fait une petite lubie. Pas nécessairement personnelle non, mais tout du moins pas universelle non plus.

Tiens, prenons l’utilisation du gant de toilette.
Mes grands-mères en avaient une pile bien rangée dans l’armoire qui sent bon le linge propre, avec les serviettes, et quand j’étais encore un tout petit bébé pleurnichant ma maman me savonnait le corps au gant avant de me plonger dans le grand bain. Alors pour moi, il est comme un souvenir d’enfance. Naturellement je pensais que c’était une règle bien établie dans le monde, et que chacun l’utilisait pour se laver. Juste avant de découvrir qu’en fait, non, pas du tout, et je vous avoue que j’en ai été extrêmement surprise. C’est là que je me suis rendue compte qu’on prenait souvent sa façon de vivre pour une chose générale – ou du moins partagée par un grand nombre. C’est mon amoureux qui a ri, lorsqu’il m’a vue débarquer avec ces choses sous le bras, lui qui n’en utilise pas.
Ensuite j’ai tenté de comprendre comment on pouvait faire sans, je veux dire, c’est vrai, comment on fait sous la douche pour se savonner sans gant de toilette ? Pour se débarbouiller le matin, le visage encore fripé par l’oreiller ou une nuit de sommeil agitée, ou le soir après une journée à courir à droite à gauche ? Et la toilette de chat alors ? Bref, j’ai retourné la question dans ma tête mais je n’ai décemment pas trouvé de solution. Un jour j’ai essayé de me laver le visage avec les mains, pour voir. Mais pouah, j’ai trouvé ça vraiment bizarre.
Et puis à bien y penser, c’est un peu le gant de toilette qu’on essaye de nous (re)vendre, avec ces cotons démaquillants lavables qu’on nous fait passer pour LE concept révolutionnaire du zéro-déchet-dans-ta-salle-de-bain. Je n’ai rien contre, notez bien, mais ce n’est pas vraiment une nouveauté les gars.
Bref, peut-être que vous vous en fichez de mon histoire de gant de toilette, et je comprendrais tout à fait. Mais voilà, je serais curieuse de connaître votre avis dessus, et si vous l’utilisez.

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Mes petites astuces pour affronter l’hiver

Il est de plus en plus difficile pour moi le matin d’ouvrir les yeux, de sortir du cocon douillet de mon lit. A tel point que j’en négligerais presque le petit-déjeuner, pourtant grande fan devant l’éternel de ce repas, pour grappiller au sommeil quelques précieuses minutes. J’avoue que je me contente souvent en ce moment (donc tout n’est pas perdu, allez) d’une banane et d’une part de cake maison, avalés presque à la hâte.
En y réfléchissant bien ce n’est pas étonnant que notre corps réagisse de cette manière à l’approche de l’hiver, puisque nous descendons d’hommes qui ont appris à s’adapter à la rigueur du climat en cette saison. Les femmes, les enfants et les vieillards s’enterraient pour échapper au froid rigoureux, seuls les hommes vaillants sortaient chasser pour ravitailler le groupe. Voilà, moi aussi je veux m’enfouir sous les couvertures et hiberner jusqu’à nouvel ordre. Bon c’est malheureusement impossible alors je mets en place quelques remèdes pour affronter l’automne/le froid/le manque de lumière et prendre soin de moi. Parce que partir le matin quand il fait nuit et rentrer le soir de la même façon, ce n’est pas ce qu’il y a de plus réjouissant.
 
1. Dormir suffisamment
 
On a beau le savoir, ce n’est pas toujours évident pour tout le monde. Pourtant le manque de sommeil a véritablement un impact négatif sur notre humeur. Combien de fois j’ai voulu m’échiner à résoudre un problème, un article à écrire ou une décision à prendre alors qu’il était tard, que je venais de rentrer de cours et que j’étais tout simplement exténuée. Tout alors nous paraît insurmontable et sans issue, ou tout ce qu’on entreprend nous semble bon à jeter à la poubelle. Mauvaise idée donc, d’autant que la maxime « la nuit porte conseil » m’a toujours été d’un grand secours. En semaine j’essaie de me coucher avant 23h pour un lever aux environs de 6h20, et si ce n’est pas un gage de bonne humeur au réveil ça me permet au moins de ne pas empirer mes envies d’hibernation.
J’aime bien avoir un petit rituel du soir, comme me glisser dans un pyjama douillet (je viens de m’en acheter un qui est si douillet et confortable que ça en devient indécent) ou un peignoir, et me glisser dans le lit avec un bon livre ou l’ordinateur sur les genoux si je regarde une série (bien que j’aie vraiment du mal à faire ça le soir, inévitablement je m’endors devant). Allumer des bougies ou diffuser des huiles essentielles relaxantes peut aussi être une bonne idée.

2. Faire le plein de vitamines et minéraux avec les fruits et légumes de saison
Ça tombe sous le sens, et peut-être qu’on m’accusera d’enfoncer des portes ouvertes mais voilà, je suis convaincue que l’alimentation joue un rôle majeur dans la lutte contre les petits désagréments de l’hiver. La nature est magique, elle nous fournit exactement ce dont on a besoin à chaque période, c’est pourquoi il est si important de respecter les saisons. L’automne est une période superbe tant au niveau de ses couleurs que de ses fruits et légumes, et les marchés regorgent de courges de toutes sortes dont il serait dommage de ne pas profiter.
Veloutés de potimarron, de panais-pommes-cannelle pour adoucir son goût légèrement terreux, gratins de brocoli aux noix avec une petite sauce béchamel végétale, des fruits secs en guise de snacks pour les petits creux de la matinée… La nature a tellement à nous offrir ! C’est aussi la saison des pommes, kakis, et des premières clémentines et oranges. Rien de mieux que ces belles couleurs pour garder le moral. Il va sans dire qu’on privilégie l’agriculture biologique pour éviter d’ingérer des pesticides, ou du moins les petits producteurs de la région.
3. Se tenir chaud, et aller prendre l’air 
Peut-être y voyez-vous un paradoxe, mais il n’en est rien. En automne-hiver, plus que jamais, notre besoin de cocooning prend le dessus. Les danois ont d’ailleurs inventé tout un concept à ce propos appelé Hygge et qui signifie « bien-être », qui consiste à créer une atmosphère douillette et chaleureuse pour affronter les frimas : bougies à l’odeur agréable, soupes dégustées entre amis, jeux de société, gros pulls bien chauds et écharpes-couverture.

Néanmoins, l’air frais du dehors peut aussi nous donner le coup de fouet dont on a besoin ! Ah les grandes balades dominicales en famille, dont on revient les joues rougies comme de belles pommes juste avant de s’attabler à la grande table pour un goûter de circonstance et un bol de chocolat chaud fumant. Petite astuce pour les porteuses de robe même en hiver (je plaide coupable !) : la paire de chaussettes glissée dans les collants, ça tient bien chaud aux petons et ça change tout !

 
4. Et enfin, soigner les petits maux au naturel
Malgré toutes ces précautions, il suffit d’un petit coup de froid ou de fatigue pour rencontrer quelque virus malencontreux. Pour éviter ça, pourquoi ne pas commencer une cure de chlorure de magnésium, diablement efficace contre la fatigue et plein d’autres petits maux ? J’en avais fait une l’année dernière je vous en avais d’ailleurs parlé, et je compte recommencer dès que j’en aurai trouvé dans la région ou je vis. Si le mal est déjà fait, en cas de rhume ou de mal de gorge par exemple, les tisanes de thym au miel sont très efficaces. Un autre remède naturel auquel je fais également appel très régulièrement est l’Extrait de Pépin de Pamplemousse que j’achète en magasin bio, un antibiotique surpuissant.

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Passez un bon dimanche, et sortez prendre l’air 😉 

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Je n’étais pas une fille à bijoux

Chers petits lecteur d’automne emmitouflés dans votre écharpe douillette (je suis emmitouflée dans mon écharpe douillette) ; aujourd’hui c’est samedi et j’ai envie de vous parler bijoux. Vous savez j’ai un peu hésité à publier cet article – oh pas longtemps hein -, parce que je le pensais futile. Vous parler de mes bijoux, est-ce bien intéressant ? Et puis… pourquoi pas finalement. Qui a un jour décrété que l’on devait toujours parler de choses sérieuses et profondes, philosophiques ?

Plus jeune je n’arrivais pas en porter, quand bien même l’envie m’en prenait (ce qui était rare). Je me souviens au collège, avoir admiré ma meilleure amie et sa facilité déconcertante à adopter de grosses pièces clinquantes, bagues, bracelets qui tintaient à ses poignets et colliers colorés. Moi, je ne sais pas, je n’y arrivais pas

Quand il m’arrivait d’en mettre c’est comme s’ils étaient de trop, me gênaient, et je finissais invariablement par les retirer. Soit dans la journée, soit aussitôt rentrée, comme si je me délestais d’un poids trop lourd à porter. C’était bizarre, ce sentiment de ne pas être à ma place en portant des bijoux, comme si cet acte m’était illégitime. Question de confiance en soi peut-être, de trouver sa place…

Ceci dit, c’était pareil pour le maquillage. Quand toutes mes amies ont commencé à se farder les paupières ou à déposer un trait de crayon noir au ras de leurs cils, je n’ai pas réussi à entrer dans la danse. J’ai essayé, pourtant, mais finalement je trouvais que ça ne m’allait pas du tout. Elles me demandaient, mais pourquoi, pourquoi tu ne te maquilles pas ? Et je ne savais pas trop quoi répondre, je trouvais que ça ne m’allait pas, que ce n’était pas moi, voilà tout. Mais je me sentais un peu bête de ne pas faire comme elles, de ne pas lisser mes cheveux comme c’était la mode à l’époque, ni de chercher à « embellir » mon apparence.
Et puis un jour je me suis mise à les porter, ces fameux bijoux, et à adorer ça. J’ai complètement changé d’avis. J’ai découvert que j’aimais les pièces ethniques – et éthiques : les bagues délicates, l’argent, les pierres semi-précieuses et les jolies boucles-d’oreille un peu voyantes – mais pas trop. En réalité, c’est un jour en entrant dans une boutique Artisans du Monde, cette caverne d’Ali Baba, que j’ai eu cette révélation à propos de ces parures et de leurs matériaux nobles.

J’ai commencé par m’offrir une bague, puis des boucles d’oreilles, et je me suis rendue compte que j’aimais vraiment les porter. Que je me sentais bien avec, comme si je ressentais la présence des femmes qui les avaient crées et qu’elles m’accompagnaient avec bienveillance, contrairement à ces pacotilles sans âme que mes amies et moi avions l’habitude d’acheter lors de nos virées en ville du mercredi.

Maintenant il n’est pas un seul jour sans que je porte soit ma bague fétiches, soit un bracelet en pierres ou une jolie paire de boucles-d’oreille (soit les trois en même temps héhé. Christina dirait que ça fait troop ma chériie, tou né peux pas porter les trois en même temps voyons !). Par contre je ne me maquille toujours pas.

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Short hair don’t care. (coupe énergétique)

Salut les p’tits loups !
Il y a une semaine tout pile, j’étais entre les mains de la coiffeuse, une serviette autour du cou à me demander si j’étais pas en train de faire une connerie. Vraiment, je n’en menais pas large. Une semaine après, je peux dire que j’ai survécu et tout va bien !
Je vous avais fait part de mon envie de tout couper, en quelque sorte une envie de faire « table rase » et de recommencer sur de bonnes bases. Par la même occasion, j’avais envie depuis très longtemps de tester la coupe énergétique. Peut-être que certains connaissent, pour les autres il s’agit d’une coupe au rasoir appelé coupe-chou. Alors oui, le nom peut faire peur mais ce n’est pas dangereux rassurez-vous !
Cette technique consiste à appréhender le corps comme un instrument de musique (le violon, si vous voulez), dont le cheveu est la corde et le rasoir l’archet. La coupe se déroule en deux temps, une première coupe énergisante puis une seconde calmante.
Fabienne me prend une mèche de cheveux, la tend au dessus de ma tête et le rasoir fait son oeuvre, à rebrousse-poil. Honnêtement, ce n’est pas une partie de plaisir : ça tire, ça chauffe, ça pique, avec l’impression que mon cuir chevelu « se déchire ». J’ai hâte que ça s’arrête, et de passer à l’étape suivante.
Je ferme les yeux et je sens l’instrument virevolter autour de ma tête. Lorsque je les rouvre je vois que de grosses mèches de cheveux sont tombées à terre. Bizarrement ça ne me fait plus peur, je me sens juste… plus légère. C’est là que je prends conscience que finalement ce ne sont que des cheveux, des « poils sur la tête », et qu’au pire ça repousse, hein. Mais quand la coupe est finie et que je me regarde dans le miroir : Wow ça change ! Mais, J’ADORE.

Bon concrètement, qu’est-ce que ça change ? Ben, pas grand chose en vérité. Sauf que :

– après un shampoing, mes cheveux ne mettent plus trois jours à sécher (Trop. Bien)
– plus besoin de s’embêter à dégotter et maîtriser des coiffures alambiquées
– mes boucles d’oreille SE VOIENT <3
– à moi le rouge-à-lèvre bien pétant pour féminiser tout ça. Quoique, la coupe courte EST féminine
– je peux m’amuser à me mettre les cheveux en pétard sur le dessus

Couper court (aux préjugés)

Des mois que je rêve d’une coupe courte, à peser le pour et le contre et à m’arracher les cheveux. La semaine dernière, prise d’une envie subite, j’ai essayé de couper moi-même, pensant que ça ne devait pas être si compliqué que ça : mauvaise idée. Bon ce n’est pas catastrophique non plus et ça ne se voit presque plus mais le fait est là, j’ai vraiment (VRAIMENT) besoin d’aller chez le coiffeur.
Il faut dire que cela fait presque un an que je n’y suis pas allée, et je n’en peux plus de cette longueur informe. Marre de ma coupe que je trouve fade et ne sais plus comment coiffer. Résultat, je passe la plupart du temps les cheveux attachés.
Comme toute envie non assouvie, cette idée me trotte dans la tête en permanence et devient lancinante. Coupe, coupe, coupe tout qu’elle me murmure à l’oreille. J’ai commencé par en parler autour de moi, l’air de rien, pour récolter quelques avis. Mais bon, soyons honnête, ce que je veux entendre ce sont des réponses enthousiastes du style Vas-y lance-toi !.
Evidemment, mon mec n’est pas trop pour. D’ailleurs je me suis toujours demandé pourquoi les hommes préféraient souvent les filles aux longues chevelures. Pour ma part, je trouve plus seyant une jolie coupe courte entretenue, et une nuque dégagée est pour moi le comble de la sexy-tude. Seulement je me pose beaucoup de questions à propos de l’entretien, de la repousse, du regard des gens… (Et si ça ne m’allait pas ?! Et comment je vais faire pour me cacher les jours où je me trouve moche ! Bah oui car un rideau de cheveux c’est bien pratique pour cacher quelques boutons).

S’il y a des filles aux cheveux courts dans la salle, levez la main ! Je veux bien vos conseils.


Olé Calienté

Make my lemonade
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Source

Eh oui quelques coupes plus longues se sont glissées telles des intruses, au cas où je changerais d’avis
Et vous, plutôt team Cheveux longs ou team Cheveux courts ?

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