Ces choses que je n’achète plus

Chers petits lecteurs en grosses écharpes : bonjour chez vous.

C’est samedi, le ciel est bas et lourd, et je viens de terminer ma dissertation d’anglais (Le sujet : « Accepteriez-vous de porter une puce électronique dans votre cerveau ? Pensez aux avantages et inconvénients, ainsi qu’aux mauvaises utilisations possibles ». Voilà ce sera tout, merci au revoir)(Pour ma part je préfère ne pas).

Alors voilà, j’ai eu envie de continuer sur ma lancée et me voici devant mon ordinateur à vous écrire ce nouvel article. C’est qu’il me trottait dans la tête depuis un moment, et je me suis dit qu’aujourd’hui était le moment idéal pour qu’il voit le jour. N’allez pas croire que je trouve ce temps tristounet (bon un peu, c’est vrai), mais que voulez-vous, je suis une fille de l’hiver qui sautille aux premiers frimas, et qui par dessus tout aime rester dans son cocon d’automne avec une pile de livres et un gros mug de thé à portée de mains.

Cela fait maintenant quelques années que j’ai débuté cette réflexion sur mon rapport aux objets et à leur consommation, et que je me suis mise à me poser davantage de questions au moment de passer à la caisse. En ai-je vraiment besoin ? Ne puis-je pas le remplacer par un objet similaire que je possède déjà ? Quel est son impact sur l’environnement ? Ou bien : puis-je le fabriquer moi-même ? Aaah, la consomm’action, vaste sujet…

Voici donc quelques objets que j’ai tout simplement arrêté d’acheter, ainsi que leurs alternatives. Cela vous donnera peut-être des idées pour consommer autrement qui sait 😉

 

Les livres

« QU-OII ?!, vous écriez-vous avec un brin de courroux et force indignation (et vous n’aurez pas complètement tort). Comment ose-t-elle ?! Se dire amoureuse des livres et des mots, avec des idées pareilles, et les petites librairies alors, et les auteurs…?

Chacun sait que l’argent dépensé pour les livres n’EXISTE PAS réellement, évidemment, et que ces euros ne sont que poudre de perlimpimpin (?). Et je suis d’accord, bien sûr, mais ce n’est pas l’avis de mes étagères. Enfant puis adolescente j’ai acheté énormément de livres, parce que j’adorais ça, mais un beau jour je n’ai plus eu de place pour les stocker. Par la même occasion je me suis rendue compte que (pratiquement) tous ces livres étaient disponibles à ma bibliothèque municipale, alors j’ai décidé de m’approvisionner dans cette superbe caverne d’Ali baba qui m’était offerte presque gratuitement. Avoir accès à une telle quantité de savoir moyennant un petit abonnement annuel de rien du tout, si ce n’est pas de la magie ça !

Pour autant, bien que ce soit très rare maintenant, il m’arrive quand même de m’offrir un livre : lorsque je ne le trouve pas à la médiathèque, ou qu’il est vraiment très beau, ou que je ressens l’envie de le posséder dans ma bibliothèque comme un petit trésor.

 

Les magazines

Alors là, c’est sans regret que j’ai arrêté de lire ces torchons misogynes qui nous racontent comment perdre rapidement 5 kilos avant l’été, ou bien comment s’habiller pour un dîner avec les collègues de son mari. Là encore, j’ai été assez bon public dans ma jeunesse. Un beau jour j’ai décidé d’arrêter de me polluer l’esprit avec ces cochoncetés (bon, le revers de la médaille c’est que je ne savais pas que Kate Middleton attendait son troisième enfant, mais est-ce vraiment grave ?), et force est de constater je ne m’en porte pas plus mal !

J’ai conscience que c’est un tableau bien noir que je vous brosse, pourtant quelques uns trouvent encore grâce à mes yeux ne vous inquiétez pas ! C’est ainsi que j’aime beaucoup le très cocooning et « slow-life » Simple Things, notamment pour les jolies chroniques de Céline aka Les Mots Ailés. Aussi, l’autre jour quelle ne fût pas ma joie de découvrir que ma médiathèque (encore elle !) était abonnée à Flow magazine ♥

 

Les pâtisseries et autres douceurs industrielles qui te tendent les bras

C’est la chose la plus gratifiante qu’il m’ait été donné d’expérimenter, cuisiner moi-même les douceurs qui me font envie. Découvrir que j’étais capable de réaliser des brioches aussi moelleuses et des pâtisseries aussi bonnes (voir meilleures) que dans le commerce, avec quelques ingrédients bien choisis ! Lorsque je suis devenue végéta*ienne il ne s’agissait plus d’acheter n’importe quoi sans lire les étiquettes, alors je me suis mise à écumer les blogs culinaires et à tester toutes les recettes qui me tombaient sous la main et m’inspiraient.

Je suis très brioche en ce moment, chose qui m’intimidait au plus haut point à mes débuts. Je suis devenue experte en levée de pâte et pétrissage à la main, en essayant presque chaque semaine une nouvelle recette. On essaye toujours de nous faire croire que c’est compliqué, impossible à réaliser chez soi, moins bon. Eh bien sachez-le, c’est FAUX : vous en êtes tout à fait capables ! 

 

Les gels douche ou shampoings « conventionnels »

Ce n’est plus un secret pour personne désormais, les produits de toilette conventionnels (à savoir, non issus de l’agriculture biologique) sont une véritable plaie, un désastre écologique et sanitaire bourrés de perturbateurs endocriniens. Heureusement, il existe plein d’alternatives tout aussi efficaces ! J’essaie de commander le moins possible sur le net et de me contenter des produits basiques que je trouve près de chez moi, ainsi je me fournis principalement en magasins BIO (dentifrice, shampoing, huiles végétales, huiles essentielles…).

Sinon… vous pouvez aussi fabriquer vos propres savons saponifiés à froid ! Il existe pas mal de tutoriels sur internet, j’avais également fait un article il y a trèèèès longtemps.

Voilà, je me rends compte que ça m’a bien changé la vie tous ces petits pas. Et quand j’y pense je réalise que, quand même, j’ai fait de sacré belles économies grâce à tout ça !

Et vous, quels sont les choses que vous avez arrêté d’acheter ? Par quoi les avez-vous remplacées ?