Comment j’ai cédé à la tendance du No Poo

…Et pourtant, ce n’était pas gagné !

 

Il y a de cela un peu plus de six mois, je me lavais les cheveux tous les jours. Et tant qu’à faire, avec un shampoing du commerce bien cracra, aussi connu sous le charmant nom de « shamprout » par les adeptes du No Poo.
Je disais donc, je me décapais le cuir chevelu chaque jour sans exception et je ne voyais pas où était le problème. Mon entourage avait beau me dire que c’était inutile, que je gaspillais de l’eau et que je les abîmais par la même occasion, je ne voulais rien entendre.
« Oui mais t’as vu c’est écrit Ultra Doux sur le flacon, ça veut dire que je peux l’utiliser tous les jours. »
Ah la bonne blague ! Si j’avais su…
Bien sûr, je m’intéressais déjà au naturel, aux modes de vie alternatifs et j’étais même végétarienne, mais quand il s’agissait de mes cheveux il n’y avait plus personne. Pas touche à ma tignasse !
Et puis petit à petit, à force de lire des articles sur la composition dégoûtante des shampoings et des témoignages enthousiastes de la part de celles/ceux qui étaient passés au No Poo, l’idée a fait son chemin.
J’ai d’abord commencé par en faire un 1 jour/2, puis tous les trois jours, et ainsi de suite jusqu’à tenir presque une semaine. Entre deux shampoings, je m’aidais d’un shampoing sec à la Maïzena pour tenir jusqu’au suivant.
En parallèle, j’ai commencé à bannir complètement les shampoings conventionnels bourrés de silicones et autre sodium laureth sulfate (qui, soit dit en passant, est un puissant détergent qui était aussi utilisé pour dégraisser les moteurs de voiture. Mmh, ça fait envie !) pour me tourner vers le bio.
Malheureusement, aucun ne me convenait tout à fait. Soit la composition n’étais pas aussi « clean » que je le pensais, soit mes cheveux n’étaient pas bien lavés. Plus tard, j’ai décidé de tenter le No Poo et c’est comme ça que j’ai découvert les poudres lavantes.
Avant de continuer, quelques définitions :
  • Low Poo : pas de shampoing du commerce, mais lavage au shampoing bio ultra doux et à la composition la plus naturelle possible
  • No Poo : pas de shampoing du tout, qu’il soit bio ou non. Les No poo-euses se lavent les cheveux aux rhassoul, sidr, shikakaï, farine de pois chiche et autres produits bruts trouvés çà et là dans leur cuisine (cela va des oeufs au miel en passant par la compote de pomme -véridique !-)
  • Water  Only (WO) : Alors là, on atteint le haut niveau, le top du top ! C’est l’idéal vers lequel tend toute no poo-euse chevronnée. A ce stade, plus aucun produit autre que de l’eau, rien que de l’eau. A la rigueur, un rinçage au vinaigre de cidre ou bien des décoctions de plantes.
  • SS : Shampoing Sec
J’ai commencé par le rhassoul et les toutes premières fois, c’était parfait. Cheveux propres et légers, il m’a permis d’espacer un peu plus mes lavages. Et puis un beau jour, je ne sais pas pourquoi, la magie des débuts a disparu. Pourtant, j’avais tout bien fait comme d’habitude mais ça ne fonctionnait tout simplement plus : j’avais les cheveux lourds et poisseux.
Allez hop, retour à la case départ.
La farine de pois chiche revenait souvent dans les forums et j’en lisais plutôt du bien. En effet, elle fut efficace, et peut-être un peu trop : même avec un agent hydratant comme du miel ou de l’HV de jojoba, je l’ai trouvée asséchante.
Et puis les petits grains difficiles à enlever qui restent dans les cheveux… J’ai voulu essayer encore autre chose.
Avec les noix de lavage, ce fut tout bonnement une catastrophe ! J’avais les cheveux gras et poisseux comme s’ils n’avaient pas été lavés. Merci mais non merci !
Après de nombreux essais plus ou moins concluants, j’ai enfin trouvé une routine qui me convient très bien (mais rien ne dit qu’elle ne changera pas dans les mois à venir) :
Mon shampoing solide pour cheveux normaux (oui il y a un cheveu ! ^^)
  • Une fois par semaine, je me lave les cheveux avec un shampoing solide bio et naturel de la marque Secrets de Provence
  • Le 6ème jour, le SS m’est d’un grand secours pour tenir un jour de plus. Néanmoins, après six mois, je tends à en avoir de moins en moins besoin
  • Matin et soir, je me brosse les cheveux avec une brosse à picots en bois, pour les débarrasser des impuretés et les aérer
Mon kabuki (pinceau à blush) avec lequel j’applique mon shampoing sec
Avec tout ça, j’ai découvert que mes cheveux n’étaient pas gras comme je le croyais mais juste, ô surprise !… normaux.
S’il y a bien une chose que m’a apprise cette expérience, c’est le lâcher-prise. J’avais pris la (mauvaise) habitude de ne pas pouvoir aller me coucher sans me les être lavés avant, et de me sentir « sale » sinon. Maintenant c’est plutôt :
Mes cheveux montrent des signes de sébum ? Qu’à cela ne tienne ! je les laverai demain, ou même… après-demain tiens (soyons fou). Une queue de cheval et il n’y paraîtra plus.
 
Petites notes :
 
-L’article d’Ophélie par lequel tout a commencé : Le jour où j’ai arrêté de me laver les cheveux
-Recette de Green Me Up! du shampoing au rhassoul : Ma routine beauté green
Et pour vous, abandonner le shampoing c’est envisageable ou c’est NO WAY ?

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