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Chuchotis Marins - Page 26 sur 30 -

Mes savons maison : le résultat

Trois jours après la fabrication, lors du démoulage
Vous vous rappelez, dans cet article je vous avais raconté que je m’étais lancée dans la fabrication de savons de Castille. Alors, qu’est-ce que ça a donné ? 
J’ai dû prendre mon mal en patience mais la cure de cinq semaines étant maintenant terminée, j’ai pu enfin les utiliser.
Eh bien, après les avoir testés sur mon corps et mon visage, je peux vous dire que je suis plus que ravie. Ils sont tout doux, aussi efficaces que ceux du commerce et… ils moussent ! Sérieusement. Bon ne vous attendez pas à du grandiose mais leur petite mousse légère est tout à fait honorable.
Bah oui, qu’est-ce que je croyais ? Dans ma tête, une petite voix me disait que ça n’allait pas fonctionner, que c’était trop simple et trop beau pour être vrai. 
Mais c’est vrai ça, pourquoi croire que les produits industriels sont toujours mieux, plus efficaces que ceux que nous ferions avec nos petites mains ? Aah, ces croyances limitantes qui nous empêchent de nous aventurer trop loin…
Comme vous pouvez le constater sur les photos, la couleur a évolué et a foncé du orange au marron. J’aime bien cette couleur, ça fait « brut » et rustique. Par contre il faudra que je mette moins de curcuma la prochaine fois, car cela a tendance à déteindre sur le gant de toilette…
Quant à l’huile essentielle d’Ylang-Ylang plus jamais, je trouve l’odeur affreuse (entêtante et vieillotte). Bon c’est vrai, mes petits savons sont plutôt moches et coupés à l’arrache mais c’était mon premier essai, j’ai prévu de m’améliorer par la suite 😉

Super efficacité pour un minimum d’ingrédients : 100% huile d’olive
En conclusion, je n’ai qu’une hâte : m’y remettre dès que possible. C’est tellement gratifiant d’utiliser quelque chose que l’on a créé de ses blanches mains. Bon c’est décidé, j’abandonne mes études pour devenir savonnière ! Je plaisante, mais je crois qu’avoir un métier de ce genre me plairait beaucoup…

En tout cas si vous avez envie de vous lancer, n’hésitez plus ! 

Le Chœur des femmes

Source
Je suis tombée sur ce texte magnifique de Patricia Lynn Reilly, que j’ai eu envie de partager avec vous. En lisant ces mots je me suis imaginée cette femme forte, pleine de confiance en elle et dans les autres, et ça m’a donné envie d’être elle. Une femme fière de son corps, fière d’appartenir au clan féminin.
« Imaginez une femme qui croit que c’est juste et bon qu’elle soit une femme.
Une femme qui honore son expérience et raconte ses histoires.
Qui refuse de porter les péchés des autres dans son corps et sa vie.
Imaginez une femme qui a confiance et se respecte elle-même .
Une femme qui écoute ses besoins et désirs.
Qui y répond avec tendresse et grâce.
Imaginez une femme qui reconnaît l’influence du passé sur le présent.
Une femme qui a traversé son passé.
Qui a guéri dans le présent.
Imaginez une femme qui réalise sa propre vie.
Une femme qui exerce, initie et agit en son propre nom.
Qui refuse de se rendre sauf à son soi authentique et sa plus sage voix.
Imaginez une femme qui nomme ses propres dieux.
Une femme qui imagine le divin à son image et à sa ressemblance.
Qui conçoit une spiritualité personnelle pour sa vie quotidienne.
Imaginez une femme amoureuse de son propre corps.
Une femme qui croit que son corps est suffisant, comme il est.
Qui célèbre ses rythmes et cycles comme une ressource exquise.
Imaginez une femme qui honore le corps de la Déesse dans son corps en changement.
Une femme qui célèbre l’accumulation de ses années et sa sagesse.
Qui refuse d’utiliser son énergie vitale pour déguiser les changements de son corps et de sa vie.
Imaginez une femme qui estime les femmes dans sa vie.
Une femme qui s’assoit dans les cercles de femmes.
À qui l’on rappelle la vérité de sa nature quand elle l’oublie.
Imaginez-vous comme cette femme. » –  Patricia Lynn Reilly
Extrait de page original : Wild Women Spirit Dance – Sisterhood
J’ai aussi envie de vous conseiller un superbe roman de Martin Winckler que j’ai lu l’année dernière et que j’avais beaucoup, beaucoup aimé : Le Chœur des femmes.
Si pendant les premières pages j’ai mis un peu de temps à rentrer dans l’histoire, la suite m’a en revanche totalement absorbée. Hé oui c’est comme ça, certains livres ne se laissent pas apprivoiser facilement. Définitivement, ce roman sur les femmes (mais pas que…) et sur un lourd secret de famille a laissé une trace dans ma mémoire. Il m’a tellement émue et touchée que plusieurs semaines après l’avoir terminé, il m’arrivait d’y penser encore.
Martin Winckler est d’abord un médecin gynécologue français, mais aussi un écrivain humaniste engagé en faveur des femmes et d’une médecine plus humaine. 
Son webzine, qui répond à toutes les questions qu’une femme se pose à propos de la contraception sans forcément trouver de réponse, m’avait beaucoup aidée et rassurée lorsque j’ai décidé de passer au DIU cuivre.

Comment j’ai définitivement adopté les huiles végétales pour ma peau ♥

Depuis un an maintenant, c’est-à-dire lorsque j’ai décidé de passer au naturel, je voue une grande passion aux huiles végétales. Si je m’écoutais, je les achèterais toutes et j’en ferais une jolie petit collection. Mais désencombrement oblige, je me force à n’en posséder que quelques unes et à attendre qu’un flacon soit terminé pour en racheter une nouvelle.
Lorsque j’ai voulu désencombrer ma trousse de toilette et passer au 100% naturel, je suis allée voir du côté de ces dernières – que je ne connaissais pas vraiment. Comme il en existe une infinité et pour tous les types de peau, j’étais à peu près sûre de trouver mon bonheur.
Soin minimaliste par excellence, grâce à elles plus besoin de sérum, produit liftant, crème de jour, crème de nuit, contour des yeux, repulpeur… tous ces produits qu’on croit devoir appliquer pour une peau sans défaut.
Pourtant, au début, j’étais plutôt sceptique. Comme beaucoup de gens j’imagine, je pensais qu’appliquer de l’huile sur une peau grasse allait la rendre encore plus grasse. Et puis en lisant beaucoup d’articles vantant les bienfaits de l’huile végétale pour les peaux « à problème », je me suis rendue compte que j’avais TOUT FAUX ! J’ai donc mis mes préjugés de côté et à mon tour j’ai voulu essayer.
Verdict ? Elles ont tellement fait de bien à ma peau que je ne peux plus m’en passer !
Après l’arrêt de la pilule, j’ai été tranquille pendant deux mois puis petit à petit, de l’acné a recommencé à apparaître sur mon visage. Les joues, le front, le menton… ma peau était devenue horrible et ça me déprimait.
Puis j’ai décidé de chouchouter ma peau et de n’utiliser que des produits naturels, les plus bruts possibles. Je suis donc entrée dans le monde merveilleux des huiles essentielles, des savons artisanaux tout doux pour la peau et des huiles végétales. Après quelques mois, ma peau s’est nettement améliorée : beaucoup moins de boutons, teint plus « frais », plus uniforme et elle s’est rééquilibrée (zone T matifiée/zones sèches nourries). Aujourd’hui on est plutôt copine elle et moi et elle ne me pose presque plus de problème (bon, sauf en période rouge hum hum).
Alors bien sûr, tous ces bénéfices ne sont pas apparus du jour au lendemain mais comme tout ce qui est naturel, il faut savoir être patient. Personnellement, j’ai pu me rendre compte des effets au bout d’environ 6 mois. Je vous prépare d’ailleurs un petit article sur ma routine beauté pour le visage, stay tuned !
Voici un petit récap’ de mes préférées :
  • L’huile de noisette : ma Number One à moi, notamment grâce à sa délicieuse odeur à tomber à la renverse. Mon dieu cette odeur ! Régulatrice, elle convient aussi bien aux peaux sèches qu’elle hydrate qu’aux peaux grasses qu’elle matifie.
  • L’huile de nigelle :  cette huile de cumin noir très puissante est connue pour son efficacité sur les peaux à problème. Je l’applique avant d’aller me coucher avec 2 gouttes d’HE de Tea tree ou lavande en cas de besoin, et je la laisse faire son travail pendant que je dors. Selon le prophète Mahommet, elle « guérirait tout sauf la mort ».
  • L’huile de jojoba : c’est une huile sèche que j’utilise en crème de jour, en alternance avec celle de carotte ou de noisette. Elle pénètre rapidement et son pouvoir matifiant est bien réel : en fin de journée je n’ai plus la peau qui brille comme avant ! Seul point négatif, son odeur un peu fumée pas très agréable… Mais heureusement ça ne reste pas.
Après la douche, j’applique tout simplement de l’huile d’olive (oui oui, la même que pour assaisonner ma salade ! héhé) sur mon corps et elle rend ma peau hyper douce et souple. En plus, elle pénètre plutôt rapidement et ne laisse pas de film gras !
Sinon, j’ai bientôt fini mon huile de nigelle et pense la remplacer par une huile de rose musquée pour essayer, j’en ai entendu beaucoup de bien pour les cicatrices d’acné.
Vous l’aurez compris, les huiles et moi c’est une histoire d’amour ♥

Petites notes :

– Préférez les huiles bio, de première pression à froid et sans additifs ni conservateurs afin de bénéficier au mieux de leurs propriétés

– Je me fournis principalement chez AromaZone, LE temple de la cosmétique naturelle, mais aussi à ma Biocoop avec la marque De Saint-Hilaire.

– Je vous conseille également un très bon article sur le blog Mezamashidokei : De l’Ô, de l’huile et des fleurs, ainsi que le site de Julien Kaibeck : L’essentiel de Julien

Et vous, vous utilisez les huiles végétales ? Quelles sont vos préférées ?

Pancakes vegan et tout moelleux : ma recette

Le vendredi soir c’est souvent Pancakes Night Fever chez moi.
Sûrement pour conjurer les lendemains studieux qui m’attendent chaque semaine depuis trois ans : quatre heures de DS dans les dents les zamis ! Ouch…

Aujourd’hui j’inaugure donc ma première recette sur le blog, mais certainement pas la dernière. La cuisine végétale est un sujet qui me passionne et que j’adore explorer, cherchant toujours de nouvelles associations originales mais néanmoins délicieuses.

Je suis un vrai bec sucré, mais c’est aujourd’hui une recette salée que je vous propose Elle est cependant tout à fait modulable, puisqu’il suffit de remplacer le sel par du sucre (CQFD !)
S’il y a bien une chose dont je ne me lasse pas de manger ce sont eux, ces petites choses rondes et douillettes que j’aime encore plus que les crêpes. Rapides à préparer, sains et très simples à faire puisqu’ils ne nécessitent qu’une poêle, c’est ma comfort food de prédilection.
J’adore les tartiner de tout un tas de trucs, comme du fromage végétal au soja ou de la purée d’amande en passant par des lamelles d’avocats légèrement écrasées. Ils se prêteront à toutes vos envies les plus folles.
Bon assez parlé, place à la recette !

Figurez-vous qu’il m’a fallu 1h pour prendre LA photo parfaite de saladier ! Gné
Pour environ six gros pancakes moelleux :

– 250 g de farine (ici j’ai utilisé 200g orge mondé/50g pois chiche)
– 1/2 càc de sel non raffiné
– 1 càc rase de bicarbonate de sodium
– 1 CàS d’huile d’olive
– 1 CàS de vinaigre de cidre
– lait végétal

Si vous le pouvez, essayez de préparer la pâte au moins une heure à l’avance afin qu’elle ait le temps de reposer.

  • Verser tous les ingrédients sauf le lait dans un saladier, et mélanger.
  • Ajouter le lait jusqu’à obtenir une pâte souple, ni trop épaisse ni trop liquide. Ne pas trop travailler le mélange
  • Faire chauffer une poêle avec un peu d’huile. Quand elle est bien chaude, verser une petite louche de pâte et laisser cuire jusqu’à ce que des petites bulles se forment à la surface, puis retourner à la spatule.
  • Recommencer jusqu’à épuisement de la pâte
Avec la petite vue de coupe qui va bien 😛
Pour ma part ce soir ce sera pancakes, purée de panais et salade de mâche aux graines de tournesol 🙂
Bon week-end si vous avez la chance d’y être dès ce soir ! 😉

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Prendre conscience, et avoir envie que le monde entier sache

Je ne pense pas être de ceux qui s’insurgent pour leurs idées et les revendiquent haut et fort. Je la joue plutôt profil bas de peur de déranger, et quand le sujet ne tombe pas sur la table je n’avoue pas spontanément que je suis végétalienne. Par contre quand on me pose des questions je suis ravie d’en parler.

Pourtant il y a des jours comme ça, où mon âme de militante se réveille et où je me sens révoltée.

Contre mon père qui, un midi s’énerve : « Tu ne peux pas manger comme tout le monde non ?! » (le contexte : ma maman avait fait du couscous dans lequel la viande avait mariné avec les légumes. Bien sûr j’ai refusé de manger ces derniers lorsque je me suis rendue compte qu’ils en avait pris le goût. Berk, berk et re-berk ! Soit-dit en passant, j’aurais trouvé ce comportement ridicule il y a seulement quelques années…
La frustration de me sentir incomprise, sentir des larmes de colère me monter aux yeux et l’envie d’envoyer valser mon assiette. Ce qui m’aurait bien avancée, tiens.
C’est rare que je rencontre de telles réaction de la part de mon entourage, qui est plutôt tolérant, mais là… ça m’a un peu découragée. Je croyais qu’il avait compris, du moins accepté, que je ne veuille plus ingérer ne serait-ce qu’un minuscule bout de cadavre animal.
Contre ces publicités désinformatrices qui prônent les sacro-saints 3 produits laitiers par jours ou les « indispensables » protéines animales -entre autre-, ou le spot radio du supermarché Carrefour dans lequel une vilaine dinde annonce qu’elle a envie de fraises (cela se passe au mois de février) et que justement Carrefour en vend ! Je trouve ça irresponsable d’inciter les consommateurs à acheter des produits hors-saison qui viennent de loin, alors qu’il suffirait de patienter…
Il y a des jours où j’ai envie de m’engager et de crier « Ouvrez les yeux c’est urgent ! Les industriels n’en en rien à faire de votre bien-être. Tout ce qu’ils veulent c’est s’en mettre plein les poches ». Comme tout ce que j’ai découvert ces derniers mois, j’ai envie que les gens se rendent compte de ce qui se trame derrière les rideaux, de tout ce que les lobby manigancent pour vendre toujours plus, toujours plus mal.
Plusieurs passages dans l’essai de Matthieu Ricard, notamment sur le sort des animaux, m’ont choquée et atterrée (non pas que je ne m’en doutais pas…), ce qui fait affirmer à l’auteur :

« Il suffirait sans doute à la plupart d’entre nous d’être mieux informés, et de prendre conscience de ce qui se passe tous les jours dans les élevages industriels et les abattoirs, pour que nous changions naturellement d’opinion, et même de mode de vie. Les médias, qui participent souvent à la diffusion du prêt-à-penser, n’informent guère le public, et, de toute façon, il leur serait impossible d’enquêter librement dans les abattoirs. On trouve cependant, sur Internet en particulier, des reportages montrant sans ambiguïté la réalité des lieux d’où provient la viande que nous mangeons. » p. 601

« On comprend que l’égoïsme soit la règle dans les régimes totalitaires qui accordent peu de valeur à l’individu. Il se manifeste toutefois dans les pays libres et démocratiques, lorsque des groupes d’intérêt cyniques font de leur profit une priorité absolue, ignorant les conséquences néfastes de leur activité pour la population. Quand ces groupes ont sciemment recours à toutes sortes de manipulations pour préserver leurs intérêts, il est alors légitime de de parler d’égoïsme institutionnalisé. » p. 613

Je vous épargne les détails sanglants et le récit de toutes ces atrocités commises sur les animaux, passages empruntées au très bon livre Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer.

Pourtant je ne suis pas irréprochable, loin de là. Je suis humaine après tout, je ne cherche pas à être parfaite mais juste à vivre le plus possible en accord avec mes convictions. Parfois je culpabilise quand j’ai conscience que je n’ai pas agi de manière « éthique ». Dernier exemple en date : au marché je me suis rachetée une paire de Converse. J’avais usé les miennes il y a des mois et m’étais promis de ne plus porter de chaussures fabriquées dans de telles conditions. Pleine de bonne volonté, je les avais même remplacées par une paire de baskets Veja, lesquelles sont sensées, si vous connaissez un peu la marque, être plus éthiques et écologiques. Sauf que zut ! mes Converses chéries me manquaient trop 🙁

Néanmoins, je ne sais pas vous mais quand je découvre quelque chose qui m’a interpellée/choquée et qui mérite d’être connu, j’ai envie de le dire au monde entier. Après, je peux comprendre que certaines personnes préfèrent fermer les yeux et continuer leur chemin, qu’il soit difficile de changer certaines habitudes, surtout lorsque les effets néfastes ne se voient pas immédiatement ou que les potentielles victimes de nos comportements se trouvent loin de nous.
Pourtant, je suis convaincue qu’on y gagnerait tous à sortir de ces croyances qu’on cherche à nous inculquer 😉

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