MENUMENU
Chuchotis Marins - Page 30 sur 32 -

Attraper au vol un rayon de soleil.

C’était hier, il y avait un beau soleil et on n’avait pas grand chose à faire. Ni une ni deux, on a enfilé un manteau, mis une écharpe et nos chaussures et armée de mon appareil photo, on est parti explorer la campagne.
Dans cet article, point de grand discours mais des photos de jolis petits coins que nous avons croisés sur notre chemin.

J’avais envie de partager ces quelques clichés de Normandie avec vous. Allez venez, je vous emmène sous ce beau ciel bleu !
« Regarde Babette, des humains qui nous prennent en photo ! »
En traversant un petit chemin bordé d’arbres, on finit par arriver en face d’un grand étang à côté duquel se trouve un petit cours d’eau. Cet endroit respire le calme et la sérénité, et écouter l’eau qui coule est vraiment apaisant.
Fermer les yeux, et laisser le soleil caresser sa peau. C’est donc ça le bonheur ? 😀

 

Ode à mon cordonnier

Source

Aujourd’hui, j’avais envie d’écrire un article un peu spécial et de parler de ces personnes qui font un travail formidable pour nous faciliter la vie, chaque jours : ce sont les petits artisans. (ou les grands d’ailleurs)

En particulier je voulais rendre hommage à… ma cordonnière ! Depuis quelques temps maintenant, j’emmène systématiquement mes chaussures chez elle afin de les rendre plus résistantes et les garder plus longtemps, chose que je ne faisais jamais avant.

Pas plus tard que ce matin je suis allée chercher une paire de bottines dont elle venait de refaire la semelle et le talon, qui était bien entamé. Résultat, elles étaient parfaitement réparées et vraiment comme neuves ! Si vous voulez mon avis, je crois bien que cette femme est une fée.

Non seulement elle fait un boulot remarquable, mais elle est aussi très chaleureuse avec ses clients et son métier semble être une véritable passion pour elle.
Parfois je me dis que j’aimerais être comme elle. Trouver un métier qui me ferait lever le matin en ayant la joie d’aller travailler et qui, chaque soir, me donnerait l’impression d’avoir accompli quelque chose d’utile à quelqu’un.

Voilà ma petite réflexion du jour : c’est une chose à laquelle on ne pense pas forcément mais nos cordonniers, couturières et autres artisans sont nos amis !

J’ai testé pour vous : fabriquer son savon maison [technique de saponification à froid]

L’année dernière, je suis allée à un atelier de fabrication de savons saponifiés à froid. Et ça m’a beaucoup plu !

Après avoir fini ceux que j’avais fabriqués, j’ai eu vite envie de m’y remettre mais j’avais peur de me lancer tout seule. Peur de devoir acheter tout un tas de matériel, peur de manipuler de la soude, peur que ça ne fonctionne pas… STOP !
En réalité, ce n’est pas sorcier. Je vais donc essayer de vous démystifier tout ça pour que vous aussi, vous vous lanciez.

Comme c’étaient mes premiers, j’ai voulu faire simple et ai commencé par du savon de Castille, composé à 100% d’huile d’olive.

Premièrement, la base du savon ne se compose que de 3 ingrédients : Corps gras + base alcaline + liquide. Par exemple pour moi, c’était : 
Huile d’olive + hydroxyde de sodium NaOH + eau

J’ai choisi un surgraissage à 8%, ce qui signifie que 8% de l’huile ne sera pas saponifiée et que le savon sera encore plus doux. J’ai pour cela utilisé la calculateur d’AromaZone : il suffit d’ajouter les huiles/beurres végétaux que l’on désire utiliser et leur quantité.

j’ai réuni tout mon matériel dans ma cuisine

Matériel :
-soude caustique (hydroxyde de sodium NaOH) de préférence en perles
-eau
-huile d’olive

-une balance de cuisine avec une précision à 1g
-une casserole
-2 pichets en plastique
-des pots de confiture pour les additifs
-un mixer plongeant
-une cuillère à soupe
-des moules

+ des vêtements de protection : blouse/tablier, gants, lunettes

Il est préférable de réserver ce matériel à l’usage unique de la savonnerie et de ne pas le réutiliser en cuisine. Pour le mixer, on en trouve facilement d’occasion et pas chers dans les dépôt-ventes ou sur internet.

1- Préparation de la solution de soude :

Important : la soude caustique étant très corrosive pour la peau et les yeux, il est indispensable de porter un vêtement qui couvre les bras, des gants et des lunettes de protection. Néanmoins, elle n’est pas dangereuse pour l’environnement et après que les vapeurs toxiques de la réaction avec l’eau se soient évaporées, le savon ne présentera bien évidemment aucun danger pour la peau (au contraire !)

Dans un endroit bien ventilé ou à l’extérieur, peser les perles de soude dans un pot à confiture. Dans un des pichets, peser l’eau ou le liquide, qui doit être froid. Verser la soude dans l’eau ET NON L’INVERSE pour éviter les projections dangereuses.
Mélanger avec une cuillère et laisser refroidir.

/! Ne pas confondre la soude caustique, de formule NaOH (celle dont nous avons besoin ici), avec le bicarbonate de sodium, les cristaux de soude ou même la soude caustique servant à déboucher les canalisations, qui n’est pas pure. Ceux-ci ne permettent pas la saponification.
J’ai trouvé la mienne chez Castorama, 1kg à 9.90euros.

2- Préparation de l’huile :
Dans une casserole, peser l’huile d’olive et la mettre à chauffer sur feu moyen. Je l’ai ensuite versée dans un pichet en plastique, qui servira à contenir le mélange final.

3- Préparation des additifs :
Peser chaque ingrédient séparément dans un petit pot en verre. Pour mon savon, j’ai ajouté du curcuma pour la couleur et de l’huile essentiel d’Ylang-Ylang, mais je ne sais pas si l’odeur tiendra !

Maintenant, c’est parti !

Idéalement, l’huile et la solution de soude doivent se trouver entre 35 et 45°C avec moins de 5°C de différence entre les deux mélanges. Mais bon, j’avoue que je n’ai pas trop fait attention à ça car je n’avais pas envie d’acheter un thermomètre exprès.

Verser la solution de soude dans le pichet d’huile (ET NON L’INVERSE) et remuer à la cuillère. Continuer à mélanger au mixer plongeant jusqu’à obtenir la « trace », qui apparaît lorsque la pâte à savon à une consistance de crème anglaise et que les gouttes qui tombent du mixer laissent une marque en surface.
Ça ressemble à ça :

Ensuite, incorporer rapidement les additifs en mélangeant bien à la cuillère. 
Verser le savon dans le moule, couvrir de film alimentaire et mettre dans une glacière ou sous une couverture pour bien l’isoler, lui permettant de chauffer et durcir. 
48h après, le démouler avec des gants car il est encore basique et le laisser 3-4 jours à l’air libre.
Le découper au couteau de cuisine et le mettre à sécher dans un endroit sec, à l’abri de la lumière.
Après 5 semaines de séchage (cela s’appelle la « cure »), le savon est prêt à être utilisé ! Oui, c’est un peu long, mais ça en vaut la peine 😉
Mmh, de la crème au chocolat… Meuh non, c’est du savon !

Pour ceux qui possèdent un extracteur de jus, vous pourrez remplacer l’eau par des jus de carotte, betterave, épinard… pour donner une belle couleur au savon. Mais il faudra alors rajouter un antioxydant naturel pour éviter qu’il ne rancisse, par exemple vitamine E, huile de germe de blé ou pépin de pamplemousse.

Pour le moule, des briques de lait ou de jus de fruit font très bien l’affaire

Plus tard, j’aimerais m’offrir de jolis moules et expérimenter plusieurs recettes avec ce que j’aurai dans ma cuisine 🙂

Rendez-vous dans un mois pour découvrir le résultat final !
Pour ceux qui ont l’habitude, quel calculateur utilisez-vous ?

Et si on passait moins de temps connecté ?

Passer moins de temps sur Internet et me déconnecter plus souvent fait partie de mes résolutions pour cette année.
Sauf que souvent, quand je m’ennuie, j’ai le réflexe d’allumer mon ordinateur et de surfer sur le web. Il m’arrive même de chercher sciemment de nouveaux blogs ou articles à lire, alors même que j’ai déjà vu tout ce que je cherchais. Parfois jusqu’à l’écœurement, ce qui est un peu ridicule avouons-le.

Si vous êtes dans le même cas que moi et avez envie de remédier à cette situation, voici cinq idées pour s’occuper l’esprit et les mains, sans toucher à son ordinateur :

Ouvrir un livre : se poser dans un fauteuil moelleux ou allongé sur son lit, et embarquer pour de nouvelles aventures.
Pour quelques minutes ou quelques heures, oubliez qui vous êtes et laissez-vous emporter !
Option : ouvrir sa bibliothèque pour y choisir un livre, tomber sur une boîte remplie de photos et se perdre dans les vieux souvenirs. Oublier ce qu’on était venu chercher.

Sortir de chez soi et aller se promener : Oui, on a la flemme. Mais en rentrant, quel bonheur d’avoir pris l’air !
Option : emmener son appareil photo et s’amuser à capturer ces petits détails qu’on ne prend pas souvent la peine de contempler.

Téléphoner à un(e) ami(e) ou un proche pour prendre de ses nouvelles. Parfois, la conversation prend une tournure inattendue et en raccrochant, on se sent tout léger d’avoir parlé avec cette personne.
Option : si vous n’aimez pas le téléphone, écrivez une lettre ! Je parie que cette personne sera agréablement surprise, car qui envoie encore des lettres de nos jours ?

Faire un gâteau, ou de la boulangerie. Et le déguster après, bien-sûr 😉
Admirer quelque chose qu’on a crée, quand en plus on peut le manger, provoque toujours un sentiment d’accomplissement et de bien-être.
(Mauvaise) option : chercher une recette sur internet et, une chose en entraînant une autre, se retrouver à lire toute sorte d’articles alors que ce qu’on voulait, nous, c’était justement se déconnecter !

Trier ses tiroirs encombrés, un à un : les vider entièrement, les nettoyer puis y remettre seulement les objets dont est sûr de se servir. Personnellement, ranger ma chambre me laisse toujours un sentiment de sérénité et bien-être (quand je dis ça à mes amis, j’ai toujours l’impression de passer pour une fille bizarre… ^^ )

***
Avec ça, plus d’excuses pour rester le nez collé à son écran ! ;-P (Enfin, en théorie…)

Vis ma vie de Végé

source : Pinterest. N’est-il pas adorabubble ce petit cochonnet ? Je foond

J’ai remarqué, souvent les gens cherchent une faille dans le mode de vie végéta*ien et s’engouffrent dans la moindre petit brèche. Comme si dénigrer ce mode de vie légitimait le leur, et leur évitait de voir la vérité en face.
Dans ces cas-là, j’ai toujours envie de leur répondre sèchement qu’ils n’y connaissent rien, et puis je me retiens. Car je ne peux le nier, j’ai conscience qu’en des temps pas si reculés je pensais la même chose.

L’autre jour, on était au self quand une amie me sort, tout de go : « Tu sais, quand tu manges du soja tu contribues à la déforestation. C’est pas très écologique tout ça. » 
Sur le moment je ne sais jamais quoi répondre, mais heureusement, après un an de végéta*isme bien renseigné, j’ai pu amasser un bon stock d’arguments face à ces accusations non fondées.

Eh oui ma cocotte, sache que :

Premièrement, le soja dont il est question est issu de cultures destinées à l’alimentation des animaux d’élevages. Ces mêmes animaux que TU retrouveras dans TON assiette (Je peux paraître un peu véhémente avec toutes ces majuscules mais ne nous inquiétez pas, c’est pour les besoins de la narration ^^).
Alors oui, dans ce cas, le soja conventionnel est un désastre écologique. Mais personnellement, ce n’est pas celui que je consomme.

Deuxièmement, il existe en Agriculture Biologique une filière française dans le Sud-Ouest de la France. Celui-là même qui est destiné à la consommation humaine, et qu’on trouve en magasins bio ou au rayon bio des grandes surfaces sous forme de yaourts, lait ou bien de Tofu.
Non seulement il ne contribue pas à la déforestation, mais en plus cela vient de France donc tout à fait local et contribue au soutien des producteurs locaux

Voilà, c’est ce que j’aurais voulu lui expliquer en détail mais malheureusement on n’avait pas vraiment le temps. Il n’en reste pas moins que c’est une amie que j’adore <3

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