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Chuchotis Marins - Page 30 sur 32 -

Comment j’ai cédé à la tendance du No Poo

…Et pourtant, ce n’était pas gagné !

 

Il y a de cela un peu plus de six mois, je me lavais les cheveux tous les jours. Et tant qu’à faire, avec un shampoing du commerce bien cracra, aussi connu sous le charmant nom de « shamprout » par les adeptes du No Poo.
Je disais donc, je me décapais le cuir chevelu chaque jour sans exception et je ne voyais pas où était le problème. Mon entourage avait beau me dire que c’était inutile, que je gaspillais de l’eau et que je les abîmais par la même occasion, je ne voulais rien entendre.
« Oui mais t’as vu c’est écrit Ultra Doux sur le flacon, ça veut dire que je peux l’utiliser tous les jours. »
Ah la bonne blague ! Si j’avais su…
Bien sûr, je m’intéressais déjà au naturel, aux modes de vie alternatifs et j’étais même végétarienne, mais quand il s’agissait de mes cheveux il n’y avait plus personne. Pas touche à ma tignasse !
Et puis petit à petit, à force de lire des articles sur la composition dégoûtante des shampoings et des témoignages enthousiastes de la part de celles/ceux qui étaient passés au No Poo, l’idée a fait son chemin.
J’ai d’abord commencé par en faire un 1 jour/2, puis tous les trois jours, et ainsi de suite jusqu’à tenir presque une semaine. Entre deux shampoings, je m’aidais d’un shampoing sec à la Maïzena pour tenir jusqu’au suivant.
En parallèle, j’ai commencé à bannir complètement les shampoings conventionnels bourrés de silicones et autre sodium laureth sulfate (qui, soit dit en passant, est un puissant détergent qui était aussi utilisé pour dégraisser les moteurs de voiture. Mmh, ça fait envie !) pour me tourner vers le bio.
Malheureusement, aucun ne me convenait tout à fait. Soit la composition n’étais pas aussi « clean » que je le pensais, soit mes cheveux n’étaient pas bien lavés. Plus tard, j’ai décidé de tenter le No Poo et c’est comme ça que j’ai découvert les poudres lavantes.
Avant de continuer, quelques définitions :
  • Low Poo : pas de shampoing du commerce, mais lavage au shampoing bio ultra doux et à la composition la plus naturelle possible
  • No Poo : pas de shampoing du tout, qu’il soit bio ou non. Les No poo-euses se lavent les cheveux aux rhassoul, sidr, shikakaï, farine de pois chiche et autres produits bruts trouvés çà et là dans leur cuisine (cela va des oeufs au miel en passant par la compote de pomme -véridique !-)
  • Water  Only (WO) : Alors là, on atteint le haut niveau, le top du top ! C’est l’idéal vers lequel tend toute no poo-euse chevronnée. A ce stade, plus aucun produit autre que de l’eau, rien que de l’eau. A la rigueur, un rinçage au vinaigre de cidre ou bien des décoctions de plantes.
  • SS : Shampoing Sec
J’ai commencé par le rhassoul et les toutes premières fois, c’était parfait. Cheveux propres et légers, il m’a permis d’espacer un peu plus mes lavages. Et puis un beau jour, je ne sais pas pourquoi, la magie des débuts a disparu. Pourtant, j’avais tout bien fait comme d’habitude mais ça ne fonctionnait tout simplement plus : j’avais les cheveux lourds et poisseux.
Allez hop, retour à la case départ.
La farine de pois chiche revenait souvent dans les forums et j’en lisais plutôt du bien. En effet, elle fut efficace, et peut-être un peu trop : même avec un agent hydratant comme du miel ou de l’HV de jojoba, je l’ai trouvée asséchante.
Et puis les petits grains difficiles à enlever qui restent dans les cheveux… J’ai voulu essayer encore autre chose.
Avec les noix de lavage, ce fut tout bonnement une catastrophe ! J’avais les cheveux gras et poisseux comme s’ils n’avaient pas été lavés. Merci mais non merci !
Après de nombreux essais plus ou moins concluants, j’ai enfin trouvé une routine qui me convient très bien (mais rien ne dit qu’elle ne changera pas dans les mois à venir) :
Mon shampoing solide pour cheveux normaux (oui il y a un cheveu ! ^^)
  • Une fois par semaine, je me lave les cheveux avec un shampoing solide bio et naturel de la marque Secrets de Provence
  • Le 6ème jour, le SS m’est d’un grand secours pour tenir un jour de plus. Néanmoins, après six mois, je tends à en avoir de moins en moins besoin
  • Matin et soir, je me brosse les cheveux avec une brosse à picots en bois, pour les débarrasser des impuretés et les aérer
Mon kabuki (pinceau à blush) avec lequel j’applique mon shampoing sec
Avec tout ça, j’ai découvert que mes cheveux n’étaient pas gras comme je le croyais mais juste, ô surprise !… normaux.
S’il y a bien une chose que m’a apprise cette expérience, c’est le lâcher-prise. J’avais pris la (mauvaise) habitude de ne pas pouvoir aller me coucher sans me les être lavés avant, et de me sentir « sale » sinon. Maintenant c’est plutôt :
Mes cheveux montrent des signes de sébum ? Qu’à cela ne tienne ! je les laverai demain, ou même… après-demain tiens (soyons fou). Une queue de cheval et il n’y paraîtra plus.
 
Petites notes :
 
-L’article d’Ophélie par lequel tout a commencé : Le jour où j’ai arrêté de me laver les cheveux
-Recette de Green Me Up! du shampoing au rhassoul : Ma routine beauté green
Et pour vous, abandonner le shampoing c’est envisageable ou c’est NO WAY ?

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Vis ma vie de Végé : « Et ça, t’as le droit ? »

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Souvent on me demande « Et ça, t’as le droit d’en manger ? ».
J’ai toujours envie de répondre : « Ah non. Si j’en mange ne serait-ce qu’un tout petit morceau, la Police des végé va venir me chercher, me menotter et m’emmener direct en prison. »
Mon père, mangeant un baba au rhum dégoulinant de crème pâtissière : Et les fraises, t’as le droit d’en manger des fraises ?
Heu, ben oui pourquoi ? C’est quoi le problème avec les fraises ? (outre le fait qu’en ce moment ça ne soit absolument pas la saison, j’entends).
Comme si ma vie était régie par une Autorité Supérieure, qui épierait mes moindres faits et gestes et me dicterait l’autorisation de manger tel ou tel aliment. En réalité, mes proches semblent croire que le végétarisme est un châtiment que je m’inflige à moi-même pour me punir de je ne sais quel péché, me privant de tous les plaisirs de la bonne chère.

Au contraire, j’ai envie de dire !

Oui, ça j’ai le droit ! Gniark gniark. Source
Pour moi, ce n’est pas une question de « droit » ou de « pas droit ». Je ne vois pas du tout cela comme une contrainte mais plutôt comme un choix de vie conscient et mûrement réfléchi.
Un jour, j’ai décidé de me nourrir non plus avec passion mais avec raison, voilà tout.
Et ce n’est pas pour ça que je ne prends plus de plaisir à manger, bien au contraire. En fait, je suis très, trèès gourmande et s’il n’y avait pas eu toutes ces alternatives, je ne suis pas sûre que j’aurais sauté le pas avec autant d’enthousiasme.
En vérité, je n’ai jamais jamais aussi bien mangé et varié que depuis que j’ai banni la viande et autres produits animaux de mon alimentation. J’ai découvert les galettes de céréales, les laits végétaux, le seitan, le tempeh et j’en passe… Même si j’évite au maximum les produits transformés (même vegan) et que je n’en mange que très rarement, il existe une infinité de simili-viandes et  faux-mages qui imitent ces produits à la perfection.
Tenez l’autrefois par exemple, j’ai commandé un petit-déjeuner anglais végétalien au resto et je ne pense pas me tromper en affirmant que même le plus convaincu des carnivores n’y aurait vu que du feu.
En fait ce qui est génial, c’est que tout, absolument TOUT, est végétalisable !
En bonus, quelque uns de mes blogs culinaires préférés (liste non exhaustive) :
Antigone XXI : le blog d’Ophélie, qui s’est surtout fait connaître pour ses articles sur le No-poo et le shampoing au bicarbonate de soude. Pour moi c’est une référence en cuisine végétale et quand je cherche quelque chose à cuisiner, c’est souvent ici que je viens en priorité. Ses recettes sont toujours originales et ses photos… Whaou !
Absofruitly ! Malheureusement, je découvert ce blog alors que la blogueuse ne publiait plus depuis longtemps. Tristesse.
En plus de proposer des recettes alléchantes, Deborah a le sens de l’humour et accompagne chacun de ses articles de gifs d’animaux trop mignons.
100% végétal, l’auteur du génial livre de cuisine Vegan, qui est un peu devenu ma Bible.
Better Than Butter : Gaëlle n’a même pas 18 ans mais possède déjà une belle maturité, et ses photos d’inspiration rustique sont magnifiques !

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Attraper au vol un rayon de soleil.

C’était hier, il y avait un beau soleil et on n’avait pas grand chose à faire. Ni une ni deux, on a enfilé un manteau, mis une écharpe et nos chaussures et armée de mon appareil photo, on est parti explorer la campagne.
Dans cet article, point de grand discours mais des photos de jolis petits coins que nous avons croisés sur notre chemin.

J’avais envie de partager ces quelques clichés de Normandie avec vous. Allez venez, je vous emmène sous ce beau ciel bleu !
« Regarde Babette, des humains qui nous prennent en photo ! »
En traversant un petit chemin bordé d’arbres, on finit par arriver en face d’un grand étang à côté duquel se trouve un petit cours d’eau. Cet endroit respire le calme et la sérénité, et écouter l’eau qui coule est vraiment apaisant.
Fermer les yeux, et laisser le soleil caresser sa peau. C’est donc ça le bonheur ? 😀

 

Ode à mon cordonnier

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Aujourd’hui, j’avais envie d’écrire un article un peu spécial et de parler de ces personnes qui font un travail formidable pour nous faciliter la vie, chaque jours : ce sont les petits artisans. (ou les grands d’ailleurs)

En particulier je voulais rendre hommage à… ma cordonnière ! Depuis quelques temps maintenant, j’emmène systématiquement mes chaussures chez elle afin de les rendre plus résistantes et les garder plus longtemps, chose que je ne faisais jamais avant.

Pas plus tard que ce matin je suis allée chercher une paire de bottines dont elle venait de refaire la semelle et le talon, qui était bien entamé. Résultat, elles étaient parfaitement réparées et vraiment comme neuves ! Si vous voulez mon avis, je crois bien que cette femme est une fée.

Non seulement elle fait un boulot remarquable, mais elle est aussi très chaleureuse avec ses clients et son métier semble être une véritable passion pour elle.
Parfois je me dis que j’aimerais être comme elle. Trouver un métier qui me ferait lever le matin en ayant la joie d’aller travailler et qui, chaque soir, me donnerait l’impression d’avoir accompli quelque chose d’utile à quelqu’un.

Voilà ma petite réflexion du jour : c’est une chose à laquelle on ne pense pas forcément mais nos cordonniers, couturières et autres artisans sont nos amis !

J’ai testé pour vous : fabriquer son savon maison [technique de saponification à froid]

L’année dernière, je suis allée à un atelier de fabrication de savons saponifiés à froid. Et ça m’a beaucoup plu !

Après avoir fini ceux que j’avais fabriqués, j’ai eu vite envie de m’y remettre mais j’avais peur de me lancer tout seule. Peur de devoir acheter tout un tas de matériel, peur de manipuler de la soude, peur que ça ne fonctionne pas… STOP !
En réalité, ce n’est pas sorcier. Je vais donc essayer de vous démystifier tout ça pour que vous aussi, vous vous lanciez.

Comme c’étaient mes premiers, j’ai voulu faire simple et ai commencé par du savon de Castille, composé à 100% d’huile d’olive.

Premièrement, la base du savon ne se compose que de 3 ingrédients : Corps gras + base alcaline + liquide. Par exemple pour moi, c’était : 
Huile d’olive + hydroxyde de sodium NaOH + eau

J’ai choisi un surgraissage à 8%, ce qui signifie que 8% de l’huile ne sera pas saponifiée et que le savon sera encore plus doux. J’ai pour cela utilisé la calculateur d’AromaZone : il suffit d’ajouter les huiles/beurres végétaux que l’on désire utiliser et leur quantité.

j’ai réuni tout mon matériel dans ma cuisine

Matériel :
-soude caustique (hydroxyde de sodium NaOH) de préférence en perles
-eau
-huile d’olive

-une balance de cuisine avec une précision à 1g
-une casserole
-2 pichets en plastique
-des pots de confiture pour les additifs
-un mixer plongeant
-une cuillère à soupe
-des moules

+ des vêtements de protection : blouse/tablier, gants, lunettes

Il est préférable de réserver ce matériel à l’usage unique de la savonnerie et de ne pas le réutiliser en cuisine. Pour le mixer, on en trouve facilement d’occasion et pas chers dans les dépôt-ventes ou sur internet.

1- Préparation de la solution de soude :

Important : la soude caustique étant très corrosive pour la peau et les yeux, il est indispensable de porter un vêtement qui couvre les bras, des gants et des lunettes de protection. Néanmoins, elle n’est pas dangereuse pour l’environnement et après que les vapeurs toxiques de la réaction avec l’eau se soient évaporées, le savon ne présentera bien évidemment aucun danger pour la peau (au contraire !)

Dans un endroit bien ventilé ou à l’extérieur, peser les perles de soude dans un pot à confiture. Dans un des pichets, peser l’eau ou le liquide, qui doit être froid. Verser la soude dans l’eau ET NON L’INVERSE pour éviter les projections dangereuses.
Mélanger avec une cuillère et laisser refroidir.

/! Ne pas confondre la soude caustique, de formule NaOH (celle dont nous avons besoin ici), avec le bicarbonate de sodium, les cristaux de soude ou même la soude caustique servant à déboucher les canalisations, qui n’est pas pure. Ceux-ci ne permettent pas la saponification.
J’ai trouvé la mienne chez Castorama, 1kg à 9.90euros.

2- Préparation de l’huile :
Dans une casserole, peser l’huile d’olive et la mettre à chauffer sur feu moyen. Je l’ai ensuite versée dans un pichet en plastique, qui servira à contenir le mélange final.

3- Préparation des additifs :
Peser chaque ingrédient séparément dans un petit pot en verre. Pour mon savon, j’ai ajouté du curcuma pour la couleur et de l’huile essentiel d’Ylang-Ylang, mais je ne sais pas si l’odeur tiendra !

Maintenant, c’est parti !

Idéalement, l’huile et la solution de soude doivent se trouver entre 35 et 45°C avec moins de 5°C de différence entre les deux mélanges. Mais bon, j’avoue que je n’ai pas trop fait attention à ça car je n’avais pas envie d’acheter un thermomètre exprès.

Verser la solution de soude dans le pichet d’huile (ET NON L’INVERSE) et remuer à la cuillère. Continuer à mélanger au mixer plongeant jusqu’à obtenir la « trace », qui apparaît lorsque la pâte à savon à une consistance de crème anglaise et que les gouttes qui tombent du mixer laissent une marque en surface.
Ça ressemble à ça :

Ensuite, incorporer rapidement les additifs en mélangeant bien à la cuillère. 
Verser le savon dans le moule, couvrir de film alimentaire et mettre dans une glacière ou sous une couverture pour bien l’isoler, lui permettant de chauffer et durcir. 
48h après, le démouler avec des gants car il est encore basique et le laisser 3-4 jours à l’air libre.
Le découper au couteau de cuisine et le mettre à sécher dans un endroit sec, à l’abri de la lumière.
Après 5 semaines de séchage (cela s’appelle la « cure »), le savon est prêt à être utilisé ! Oui, c’est un peu long, mais ça en vaut la peine 😉
Mmh, de la crème au chocolat… Meuh non, c’est du savon !

Pour ceux qui possèdent un extracteur de jus, vous pourrez remplacer l’eau par des jus de carotte, betterave, épinard… pour donner une belle couleur au savon. Mais il faudra alors rajouter un antioxydant naturel pour éviter qu’il ne rancisse, par exemple vitamine E, huile de germe de blé ou pépin de pamplemousse.

Pour le moule, des briques de lait ou de jus de fruit font très bien l’affaire

Plus tard, j’aimerais m’offrir de jolis moules et expérimenter plusieurs recettes avec ce que j’aurai dans ma cuisine 🙂

Rendez-vous dans un mois pour découvrir le résultat final !
Pour ceux qui ont l’habitude, quel calculateur utilisez-vous ?
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