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Chuchotis Marins - Page 4 sur 32 -

Scones à la farine de châtaigne et aux noix (VGL)

Chers petits petons gelés par le froid hivernal,

Courez vous enfouir dans de grosses chaussettes épaisses, à défaut de vivre avec un chat-bouillotte chaud comme un radiateur (ce n’est pas mon cas, malheureusement…). Hum, bon, je ne voulais pas commencer comme ça. En fait, je voulais vous parler de scones.

Il y a quelques années, je suis partie faire du WWOOFING à Cambridge. Il n’est question ni de chien ni d’aboiement dans cette phrase, mais bien d’une idée tout à fait géniale pour étancher sa soif de voyages et de connaissances : le wwoofing consiste à travailler dans une ferme écologique, quelques jours par semaine, en échange du gîte et du couvert. Je suis donc partie trois semaines à Cambridge, et croyez-moi ce fût une expérience que je n’oublierai pas de sitôt. Cambridge est une ville magnifique, et la campagne anglaise encore plus.

Trois jours par semaine, j’avais pour mission de cueillir et d’empaqueter des framboises bio pour une coopérative (je revois monsieur G., mon hôte, la bouche pleine de framboises m’expliquer dans un sourire malicieux qu’il fallait les goûter pour voir si elles étaient bonnes. Moi je n’osais pas, évidemment, mais il m’y encourageait fermement. C’était l’homme le plus adorable que j’aie jamais rencontré et il était végétarien, chose que je trouvais absolument bizarre à l’époque).

Le reste du temps, je partais explorer la ville au grès de mes envies. Je me souviens avoir pensé que je ne pouvais décemment pas quitter cet endroit sans avoir au moins une fois eut le plaisir de m’offrir un vrai teatime à l’anglaise, alors dans mon petit cahier noir j’avais écrit une liste de salons de thé (‘tearooms‘) à tester. J’en avais choisi un qui me paraissait bien, il s’appelait Harriet’s je crois (je vous dis ça de tête, je ne suis pas allée vérifier), et je m’étais installée à cette petite table près de la fenêtre. Et là, sur une petite assiette, on m’avait apporté deux jolis scones ronds et joufflus accompagnés d’un petit pot de clotted cream (qui est une sorte de crème fouettée comme seuls les anglais ont en le secret) et de confiture de fraise. Cet après-midi-là je me suis régalée de douceur et de thé, et me suis promis d’essayer de refaire ces scones une fois rentrée en France, avec l’emporte-pièce spécial que j’avais acheté là-bas.

Plusieurs années ont passé depuis cette aventure, mais mon affection pour les scones n’a jamais cessé. Seul changement : je ne les fais plus ronds désormais, mais triangles, et c’est tout aussi bon (la vérité c’est que ça prend moins de temps, et courir après le temps est une de mes activités les plus régulières…).

Pour 8 beaux scones

 

  • 250g de farine de blé
  • 50g de farine de châtaigne
  • 50g de sucre complet
  • 1 pincée de sel
  • 1 càc de bicarbonate de soude
  • 1 càS de vinaigre de cidre
  • 2 càS d’huile d’olive
  • 30 cerneaux de noix en petits morceaux
  • un peu de lait végétal

 

Préparation

Dans un saladier, mélanger les ingrédients secs : farines, sucre et sel. Ajouter le bicarbonate et le vinaigre par dessus (ça va mousser et faire pschitt ! ), puis mélanger et verser l’huile d’olive.

Ajouter les cerneaux de noix, bien mélanger et verser le lait peu à peu jusqu’à former une boule pas trop collante.

Étaler la pâte sur un papier sulfurisé en un cercle un peu épais, et couper au couteau 8 parts égales (enfin, essayer). Les décoller et les écarter les uns des autres pour ne pas qu’ils se touchent.

Enfourner à 180°C pour environ 13 minutes. Ça paraît court mais ils cuisent vraiment très vite !

Petites notes :

  • Vous pouvez poussez la décadence encore plus loin (je ne vous en voudrai pas) en ajoutant des pépites de chocolat noir (miam !), ou des raisons secs, ou des cranberries, ou… ce que vous voulez d’un peu sucré.
  • L’huile d’olive peut être remplacée par de l’huile de coco ramollie, et c’est encore meilleur d’après moi. Mais par souci de simplicité (car je pense que chacun en a dans ses placards) et de « localité », j’ai préféré utiliser de l’huile d’olive.

« Lire, c’est voyager  » : trois livres, trois univers

Salut les petits amis, j’espère que vous allez bien et n’êtes pas (encore) (trop) frigorifiés. (Moi c’est limite…)

Avez-vous remarqué comme le temps semble ralentir ces temps-ci, comme si l’automne avait déjà laissé place à l’hiver en s’en allant sur la pointe des pieds ? Il fait nuit de plus en plus tôt, et les arbres sont maintenant aussi nus que des nouveaux nés : je crois que l’on est bel et bien entrés dans cette période de l’année où la seule activité satisfaisante consiste à sortir du lit le plus tard possible et de boire du chaud, du chaud, et encore du chaud ! (Vive le lait d’épeautre au cacao, si réconfortant par les temps qui courent). J’ai déjà envie de préparer des sablés aux Quatre-épices en écoutant des chants de Noël, comme tous les ans à la même période. Plus cliché on meurt (mais ne mourrez pas, s’il vous plaît. J’ai besoin de vous pour lire cet article, hein)

Quelle meilleure période de l’année que celle-ci pour rester chez soi avec un bon livre ? (je veux dire, à part l’été. Mais l’été on va aussi à la plage alors ça ne compte pas). Cet article attend dans mes brouillons depuis plusieurs semaines déjà, car je dois vous avouer quelque chose : lorsque je me suis lancée dans le NaNoWriMo – que j’ai malheureusement arrêté, faute de temps – j’ai vraiment eu du mal à concilier ce challenge avec mon blog. Comme si cette avalanche de mots était trop pour un seul esprit et menaçait de se déverser tel un torrent en furie. Bref, ce fût compliqué.

Mais me revoilà, pour vous parler de trois lectures récentes qui m’ont bien plu et que j’aimerais vous faire découvrir !

Voyager… au pays du Soleil Levant

 

J’aime le nattô – Julie Blanchin Fujita

Direction le Japon avec ce délicieux petit roman graphique. C’est d’abord son titre qui m’a interpellée (le natto, qu’est-ce donc que cette chose ?) puis ses jolies illustrations à l’aquarelle. Il se lit en une petite poignée d’heures et se déguste comme un moshi, cette délicieuse pâtisserie japonaise fourrée à la pâte de haricots rouges. Parfait pour faire une pause après la lecture interminable que j’ai eu du mal à terminer.

J’ai adoré suivre la jeune femme dans son périple, au grès de ses pérégrinations et de ses découvertes d’une culture et des mœurs différentes des nôtres. Je connais beaucoup de personnes dans mon entourage passionnées par le Japon, ce n’était pas forcément mon cas jusqu’à ce que je lise ces pages. Résultat : j’ai maintenant envie de découvrir ce pays, et je gage que ce sera votre cas !

 Voyager… au pays de l’enfance

 

Neverland – Timothée de Fombelle

Qui ne connaît pas Timothée de Fombelle, auteur jeunesse de la saga Tobie Lolness ? Il se lance pour la première fois dans la littérature adulte, sans pour autant mettre de côté son thème de prédilection qu’est l’enfance. Devenu un homme, de Fombelle décide de partir à la recherche de l’Enfance (avec une majuscule sivouplé), et nous embarque avec lui dans cette longue quête faite de souvenirs enfouis et de sensations : comme une madeleine de Proust, chaque objet, chaque odeur est prétexte à un retour en arrière.

On retrouve évidemment l’univers onirique et poétique propre à l’auteur, qui nous régale de ses jolis mots. Cependant, par certains côtés j’ai trouvé Neverland assez sombre et mélancolique, et si je dois être tout à fait honnête j’ai été quelque peu mitigée quant à ce conte philosophique. Si j’ai tourné les pages avec un certain plaisir (et un plaisir certain), cette lecture ne m’a pas autant enthousiasmée que ses romans jeunesse… Pour finir, je dirais que c’est quand même une jolie madeleine de Proust à déguster lors d’une journée pluvieuse de fin d’automne. (Mais à éviter si vous êtes déprimés…)

Voyager… dans les tréfonds d’une société où les libertés individuelles sont bafouées

The heart goes last – Margaret Atwood

Stan et Charmaine, jeune couple américain, sont touchés de plein fouet par la crise économique qui touche les USA. Après avoir perdu leur travail, ils se voient contraints de loger dans leur voiture. Alors quand ils voient à la télé une publicité qui leur promet une vie de rêve dans la ville de Concilience, ils n’hésitent pas une seconde et s’engagent.

Cette lecture, j’ai vraiment eu du mal à la terminer. Ce qui est terriblement injuste à son égard puisque je l’ai vraiment appréciée, au delà du simple « moui, c’est pas mal » qui aurait pu justifier un tel rythme de ma part. Peut-être était-ce la langue, car c’était le premier roman que je lisais en langue originale (c’est bête, mais je n’avais jamais osé jusque-là bien que je maîtrise plutôt bien l’anglais)(du moins à l’écrit…), mais je n’ai pas vraiment d’explications. Bref, j’ai eu l’impression de mettre littéralement DES SIÈCLES à finir ce roman.

Pourtant, je vous encourage vivement à découvrir ce roman et à vous faire votre avis ! The Heart goes last (c’est le coeur qui lâche en dernier, en français) est encore une belle dystopie de la prêtresse-es-dystopie, j’ai nommé Margaret Atwood. Ayant lu auparavant La Servante Ecarlate, j’ai trouvé The Heart Goes Last plus réussi et plus vivant, notamment au sujet des personnages et des actions (mais je pense que le propos s’y prêtait davantage). C’était mon petit roman-défi du mois, pour me mettre doucement à la lecture en version originale.

 

Et vous, connaissez-vous ces livres ? Etes-vous tentés de les découvrir ?

 

Carte postale

Je crois qu’on a tous une ville à laquelle on est particulièrement lié, pour cause de souvenirs d’enfance, de quelques années passées pendant ses études ou de rencontre de son premier amour… Un endroit cher à notre cœur pour toutes ces raisons, souvenirs d’une autre époque que les brumes du temps n’enfouiront jamais.

Petits nous passions toutes nos vacances d’été ici, chez notre grand-mère, dans cette petite station balnéaire de Vendée. Entre sable blond et crème solaire, je me souviens toujours du voyage en voiture pour venir jusqu’ici. Il faisait souvent très chaud, nos vêtements s’effeuillaient au fil des heures et au grès des chansons qui défilaient à la radio. Un short par ci, une chaussette par là, nous laissant à la fin aussi peu vêtus et légers qu’un souffle de vent. Je souris de cet épisode estival déjà révolu, alors que dehors la pluie tambourine aux carreaux et que les feuilles tombent déjà.

Il y avait les impatients et universels « Quand est-ce qu’on arriiiive », évidemment, et nos chamailleries de gosses laissant nos parents fatigués. Cette phrase que notre père nous demandait de dire à notre grand-mère, parce qu’il aimait la taquiner, Mamie qu’est-ce que tu as encore cassé pendant qu’on était pas là ?, plus difficile à répéter qu’elle n’y paraît pour les petits que nous étions. Alors je m’appliquais à la répéter dans ma tête, encore et encore, jusqu’à la savoir par cœur et en restituer chaque mot, sans fautes.

Nous y sommes retournés récemment pour un petit weekend – je n’y étais pas allée depuis cet été – pour un retour aux sources plus-que-bienvenu. Adieu cônes glacés et ciels d’Azur, sur la plage les bambins en maillot ont laissé place à des adultes en anorak, vaste ballet du temps qui passe. Et puis nous sommes rentrés prendre le thé, où une pile de crêpes nous attendait sur la table. Passée la porte, une délicieuse odeur nous chatouillait déjà les narines, nous faisant nous hâter pour la dégustation. On a fait jouer les cuillères dans le pot de confiture d’abricot, entre la pluie de sucre en poudre et les carrés de chocolat.

Ensuite on est rentré tout court, chez nous je veux dire, dans la nuit qui tombait déjà. Il suffit parfois de quelques jours au vert pour repartir du bon pied.

Une journée à la VeggieWorld Paris 2017

Samedi dernier, par une belle journée d’automne j’ai traîné A., mon amoureux, à la Veggieworld de Paris. Traîner n’étant peut-être pas le terme exact, puisqu’il était au moins aussi emballé que moi. J’ai un amoureux formidable. (Il faut dire que je lui avais promis d’aller au salon de l’automobile le lendemain.)

Après une petite escapade dans le métro parisien aussi instructive (on en apprend beaucoup sur le genre humain dans ces endroits) qu’éreintante, nous arrivons au lieu des réjouissances. Et là, surprise ! Malgré notre avance, une queue de plusieurs mètres de long se presse déjà dans la rue devant le Cent-Quatre (le lieu des réjouissances, donc).

J’avais prévu de faire le plein de faux-mages, ou vromages, ou ce que vous voulez s’apparentant à ce mets très prisé des français en version végétale, afin d’en faire goûter à notre entourage. Mais aussi pour nous-mêmes, quand même ! (D’autant qu’ils n’ont pas fait long feu, nous avons été un peu trop ambitieux quand au nombre de goûteurs potentiels…). Nous avons testé des tas de vromages aussi exquis les uns que les autres, bluffés par leur apparence, leur goût et leur texture. A s’y méprendre !

Est-ce une bonne chose ? Oui (bien-sûr que c’est une bonne chose !) ET non. Non parce que le fromage ne m’avait jamais manqué jusque-là, mais que ces versions à se damner ont peut-être ravivé la flamme, qui sait… En tout cas, je ne doute pas que ce domaine ait de l’avenir. Si vous cherchez encore votre vocation… A bon entendeur.

(D’ailleurs, j’en profite pour vous présenter le blog de Thomas que je viens juste de découvrir grâce à Instagram, avec sa recette de « cashewbert » et ses photos incroyables : c’est ici)

Evidemment, on ne s’est pas arrêté aux fauxmages, puisque ce salon est aussi un immense paradis de la bouffe végane en tout genre. Je n’aime pas trop utiliser le terme « bouffe », mais ici c’est vraiment le mot qui m’est venu à l’esprit au vu de la variété et du choix gargantuesque de mets proposés. Bref, il y a eu régalance. Après avoir fait le tour des stands, arriva ce qui devait arriver : à midi nous n’avions plus faim pour le déjeuner ! Qu’à cela ne tienne, nous essayons quand même le petit burger avocat-façon-œuf du Potager de Charlotte. C’était bon.

N’allez pas croire que nous n’avons fait que manger (heu, attendez…). On a aussi découvert plein de petites marques de cosmétiques éthiques, et j’ai jeté mon dévolu sur une mousse de karité aux huiles essentielles. Mention Slow Cosmétique s’il vous plaît ! Tradition & Co est une toute jeune marque parisienne spécialisée dans le beurre de karité, que ce soient des savons saponifiés à froid – vous savez comme je les aimes ! -, des beurres parfumés ou des mousses. J’utilise la mienne depuis plus d’une semaine déjà et je la trouve tout simplement parfaite !

C’est quand même fou (et trop cool), un salon entier consacré au mode de vie végane ! Y êtes-vous déjà allé ?

Tag livresque d’automne

La semaine dernière j’ai été taguée par l’adorable Plouf du non moins adorable Plouf qui lit n’amasse pas mousse (un dicton bien connu), un blog chroniques-littéraires-mais-pas-seulement que vous vous devez absolument d’aller lire sous peine d’être changé en gnome velu aux doigts crochus (pas pratique pour tenir un livre). Plouf est drôle, Plouf lit beaucoup, et par ses chroniques elle vous emmène dans un grand élan d’enthousiasme. Alors moi, vous comprenez, je suis tombée sous le charme.

Lorsqu’elle m’a mentionnée dans ce tag je me suis d’abord retournée pour voir si c’était bien de moi dont il s’agissait, façon « Hein, quoi… moi ? » avec des yeux ébahis de petit phoque en goguette dans le vaste monde. Ensuite, il me restait assez d’énergie pour sautiller de joie et me creuser la tête pour tenter d’honorer dignement cette mention.

Allez, c’est parti !

TAG LIVRESQUE D’AUTOMNE AVEC DU POTIMARRON DEDANS

1. Feuilles qui craquent : le monde est rempli de couleurs – choisis un livre à la couverture rouge, orange ou jaune

Je me suis d’abord demandé ce que j’allais bien pouvoir répondre à cette question. Parce qu’il ne faut pas se leurrer, les livres à couverture rouge, orange ou jaune ne courent pas les rues en France. Je sens que je vais passer pour une folle, mais par association d’idées je me suis mise à penser à mes deux carottes en train de flétrir tristement depuis deux semaines dans le bac à légumes. Parce qu’elles sont jaunes, voyez-vous.

Et soudain je me suis rappelé ce livre fraîchement terminé, Vernon Subutex : Bingo, pile dans la tendance automnale ! C’est l’occasion pour moi d’évoquer ce curieux bouquin sur un ancien disquaire devenu SDF, dont j’ai hésité à faire une chronique ici. Je ne sais trop quoi penser de ce roman, à part que l’auteur a réussi à mettre en scène une galerie de personnages assez attachants et à me faire plonger dans l’histoire alors que… ce n’était pas gagné. L’écriture de Virginie Despentes est crue, incisive et sans concession, on aime ou on n’aime pas, mais je crois que j’ai fini par m’y faire.

La couverture ressemble donc à ÇA :

2. Pull douillet : il fait finalement assez froid pour enfiler des vêtements chauds et douillets – quel livre te réchauffe le cœur ?

Il y a quelques années, quand les affres du temps n’avaient pas encore atteint le coin de mes yeux (eh je plaisante, je n’ai que 23 ans)(bon d’accord, bientôt 24), j’ai dévoré la saga Malaussène de Daniel Pennac devant la cheminée distillant sa douce chaleur. Je suis tombée amoureuse de l’univers tendre et loufoque de cette fratrie soudée, et sur le moment j’ai vraiment rêvé d’avoir une famille comme la sienne. Décalée et un peu fêlée, mais tellement attachante.

Dans un autre registre, j’avais eu un gros coup de cœur pour ce livre de Holly Goldberg Sloan, La vie par 7. J’adore ce genre de littérature jeunesse, intelligente et émouvante, qui te redonne foi en l’humanité. Typiquement le genre de bouquin qui réchauffe le cœur justement.

3. Air frais et piquant : avec quel personnage voudrais-tu échanger ta place ? 

J’avoue que j’ai eu beaucoup de mal à répondre à cette question, parce que je crois que je n’ai jamais ressenti l’envie d’être à la place d’un personnage. Non que ma vie soit parfaite (quelle vie le serait ?), mais je l’aime bien comme ça, avec ses aspérités et ses déliés. Des amis, des livres, un amoureux, des voyages et du vin de temps en temps… 😉

4. Cidre chaud : quel livre pas assez connu aimerais-tu voir devenir la prochaine lecture dont tout le monde parle ?

J’ai dû me replonger dans mon journal de lecture pour trouver la réponse. Oui, je suis ce genre de personne qui tient religieusement compte de chacune de ses lectures. En réalité c’est une passion toute récente que je dois à un article découvert chez Allez vous faire lire, et dont j’ai trouvé l’idée excellente. Parce que figurez-vous que les livres lus s’évaporent de mon esprit aussi tôt la dernière page tournée, et que je suis souvent bien en peine de répondre correctement à un quidam désirant s’enquérir de mes dernières lectures (ce qui est bien dommage, avouons-le. Le monde regorge de romans fantastiques qui méritent toute notre attention.). Ainsi, il me suffit de me plonger dans ce carnet merveilleux pour retrouver la mémoire : c’est proprement stupéfiant.

Donc, ce livre : Broken Soup de jenny Valentine, dont j’avais un peu parlé ici. Une petite pépite dévorée au cœur de l’été avec le chant des cigales en toile de fond, et qui m’a beaucoup marquée. Juste : lisez-le ♥

5. Manteau, écharpe et gants : le temps s’est rafraîchi et il est temps de se couvrir. Quelle est la couverture de livre la plus embarrassante que tu possèdes et que tu préfères cacher ?

En prépa j’ai lu du Marquis de Sade. Voilà c’est dit. *cours se cacher*

Mais c’est pas (vraiment) de ma faute, c’est mon prof de lettres : il n’arrêtait pas de nous rappeler d’être curieux et de lire de tout, que rien n’était interdit. Alors voilà, même pas honte (bon par contre j’évite de mettre la couverture sous les yeux du tout-venant. Parce que Les prospérités du vice et Justine ou les malheurs de la vertu, ça le fait moyen devant les petits cousins pas encore majeurs)

6. Potiron épicé : quelle est ta nourriture d’automne favorite ?

Sans hésitation ni tergiversation aucune : LE VELOUTE DE POTIMARRON bien sûr ! Je ne conçois aucun automne digne de ce nom sans un bon velouté de potimarron, ah non mais quel comble sinon. Il faudrait mentionner les châtaignes fraîchement ramassées, aussi : je trouve qu’on ne parle pas assez des châtaignes. C’est si bon, surtout quand elles sont grillées !

Voilà, j’espère que cela vous aura donné envie de découvrir ces livres ! N‘hésitez pas vous aussi à répondre en commentaire, ou bien juste à me raconter vos dernières (ou non) lectures marquantes

 

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