Chuchotis Marins - Page 5 sur 30 -

Dernières trouvailles bloguesques inspirantes !

A l’heure actuelle je ne lis plus qu’une petite poignée de blogs, de jolis espaces virtuels dont les mots me touchent et dont je ne manquerais la lecture pour rien au monde. Ils sont simples et poétiques, ils racontent la vie et ses aspérités mais rendent tout ça plus joli : finalement ils me font du bien, nourrissent ma curiosité intellectuelle et ma soif d’apprendre. Loin de tout marketing qui fleurit malheureusement un peu trop, ils n’ont rien à vendre mais tout à raconter et à partager avec générosité.
Ces jolis endroits occupaient mes favoris depuis un petit moment. J’ai eu l’envie soudaine de les partager avec vous, afin qu’ils ne prennent pas seulement la poussière dans mon ordinateur mais diffusent aussi chez vous un peu de leurs paillettes. Le bonheur, ça se partage !

* Papillon Papillonnage

J’ai découvert l’univers de Sybille dans un numéro de Flow (le magazine), et je suis tout de suite tombée sous le charme de son univers poétique. Papillon papillonnage est un blog plein de mots doux et terriblement justes qui viennent se loger en plein cœur, mais se sont aussi ses délicates illustrations au trait minimaliste.

Sybille tient aussi une boutique de papeterie et petits objets, et moi je ne peux résister à tant de mignonnerie. Hop! ni vu ni connu j’ai enfoui dans ma besace une chouette petite carte à coquelicots et deux adorables tampons pour tamponner toutes mes enveloppes. Les destinataires de mes cartes seront ravis !

* Ne Paniquez-pas

C’est un peu par hasard que je suis tombée sur ce blog doux et chaleureux, au cours de mes quotidiennes pérégrinations sur le web. J’aime ces découvertes aussi évidentes qu’inattendues, qui brise un peu le flux continu de l’instant. Ne-paniquez-pas (nous l’appelleront comme ça, je ne connais son prénom) attend une petite grenouille et lui écrit souvent, mais ce n’en est pas pour autant un blog maternité. Il y a un peu de tout dedans, mais surtout plein de petites réflexions, d’amour et de lumière : c’est aussi beau et réconfortant qu’une tartine de purée d’amande à l’heure du goûter.

* Conscience Quantique

Crédit illustration : Conscience Quantique

C’est cette fois grâce à la page Facebook du magazine Kaïzen, dont je suis abonnée, que je suis tombée sur le petit monde fabuleux d’Art-mella (Facebook a parfois du bon, quoi que l’on en dise…). La jeune femme est une talentueuse artiste-illustratrice passionnée par le développement personnel et les mystères de l’humain, et l’article partagé mettait en avant un extrait du tome 2 de sa BD intitulée Émotions : enquête et mode d’emploi.

Cela m’a bien sûr donné envie de découvrir son travail. J’ai passé de longues minutes à me promener d’articles en articles, tous plus inspirants les uns que les autres et qui donnent matière à réflexion.Qui suis-je, Qu’est-ce qui me rend heureux ?, Comment puis-je communiquer avec les autres ?… Je partage avec vous une de ses réflexions qui m’a beaucoup touchée, c’est par ici : Osons être magnifiques !

Allez vous faire lire !

Découvert chez Pauline d’Un invincible été, Allez vous faire lire ! est un blog spécialisé littérature jeunesse et en passe de devenir mon favoris des favoris (un jour il faudra que je vous parle de mon amour pour la littérature jeunesse…). Pas que j’en lise des tas mais celui-là, en plus de son humour, a ce petit truc spécial qui pousse à la réflexion et l’analyse de ses lectures, ce que je ne prends malheureusement pas souvent le temps de faire. C’est ainsi qu’après lecture d’un de ses articles sur la critique littéraire, il m’est venu l’idée de m’essayer à cet art difficile. C’est aussi grâce à elle que je me suis mise à tenir un Journal de lecture, ce qui est en soi une idée tout à fait géniale pour le petit bookworm que je suis.

Il y a de ces blogs qui m’enthousiasment au plus haut point et me donnent l’impulsion nécessaire de devenir une meilleure version de moi-même : celui-là en fait assurément partie. Le nom est juste parfait et pour moi, une personne qui écrit à propos d’une BD : « Björn, ce n’est rien qu’une petite boule d’amour. Un nid en coton dans lequel on a envie de tortiller son derrière pour trouver la sensation du parfait écrin dans lequel s’endormir le sourire aux lèvres. » ne peut qu’être au comble de la coolitude !

J’espère que vous aurez fait de belles découvertes, aussi n’hésitez pas à partager en commentaires vos favoris afin que j’en découvre de nouveaux

Mots d’été



Ce matin, j’ai reçu une visite lumineuse.

 
Il a traversé la fenêtre, sans un bruit, comme un vagabond volant une miche de pain négligemment posée sur une table.
 
Je l’ai aperçu dans le miroir alors que je peignais mes cheveux, regard furtif aux yeux d’or.  
Il a paru surpris de me voir, croyant sans doute trouver la maison vide.
 
Il a paru intimidé, puis s’est posé sur ma joue – douce caresse -, sur ma main et mon épaule, comme pour me dire qu’il ne m’en voulait pas d’avoir découvert ses visites secrètes. Habit de lumière sur  peau nue. 
 
Il est allé prendre place sur le fauteuil près de la fenêtre, sans bouger, m’observant vaquer à mes occupations d’été.
 

Et puis sans un mot, comme un vieil ami qui prend congé, l’astre solaire s’est évanoui.

Chers vous qui me lisez,

Je reprends doucement le chemin du blog, que je n’avais pas totalement abandonné physiquement (le dernier article n’a que deux semaines en fin de compte !) mais par l’esprit. J’avoue l’avoir totalement occulté ces deux dernières semaines, pour me consacrer corps et âme à mes derniers exams de l’année. C’est que je ne tiens pas spécialement à revenir en Août pour les rattrapages, voyez-vous.Mais voilà, les derniers partiels terminés, l’année est enfin bouclée ! Je me réjouis déjà des jours dorés qui m’attendent, plein d’expérimentations culinaires, de lectures tirées de ma liste-de-titres-à-lire-AB-SO-LU-MENT (il y a beaucoup trop de tirets dans ce terme), de rooibos glacé et de repos. C’est la perspective de ce chouette programme qui m’a fait tenir, durant ces derniers jours où il m’a fallu tout donner pour atteindre la ligne d’arrivée.

Aussi, quelque chose de nouveau se trame par ici, et je fais de petits bonds d’impatience à l’idée de vous en parler. Dans les coulisses, à l’abri des regards, le blog se transforme, se pare de brises marines et renaîtra dans quelques temps. Nouvelle plateforme, un nom de domaine rien qu’à moi et… nouveau nom ! Après plus de deux années à vivre sa petite vie dans cet endroit, la chenille se transforme enfin en un joli papillon prêt à vous chuchoter toutes sortes de mots, photos, recettes et petites histoires.

Stay tuned ! 

 

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De beaux muffins aux fraises. (VGL)

Tous les samedis matin depuis que la saison bat son plein, c’est le même rituel. Nous nous précipitons au stand des fraises, vite-vite-vite faites-qu’il-en-reste-je-vous-en-prie !, avant de repartir (la plupart du temps. Il y a des jours plus tristes que d’autres, vous savez) avec le petit paquet tant convoité sous le bras.

Jusqu’à présent, je n’avais jamais expérimenté les fraises au four. C’est que cela m’apparaissait comme une hérésie, une atteinte à la dignité de la fraise fraîche. Cela ne se faisait pas, c’est tout. Et puis, récemment, j’ai changé d’avis…

Le problème avec avec ces demoiselles, c’est qu’elles finissent souvent englouties plus vite qu’il ne nous faut pour courir les acheter, et c’est un peu embêtant. On aimerait les faire durer, prolonger le plaisir, pour avoir chaque jour de la semaine un petit rubis frais à déguster.

Seule solution au manque que j’ai trouvée, prolonger le délice par le supplice du four. Notez, ce n’est peut-être pas très judicieux, sous cette chaleur dominical de mois de juin, que de vous proposer d’allumer votre four. Mais je vous le promets solennellement, vous ne le regretterez pas.

Pour 6 muffins
 
 
Ingrédients :
– 200 g de farine
– 90 g de sucre complet type Rapadura
– 1 càc de bicarbonate de soude
– 1 pincée de sel
– 2 càS d’huile de coco fondue
– lait végétal, d’avoine ici
– 5 belles fraises
Préparation :
  • Mélanger dans un saladier tous les ingrédients secs, puis l’huile de coco et le lait.
  • Bien mélanger, et rajouter du lait si nécessaire afin d’obtenir une pâte fluide
  • Ajouter les fraises coupées en petits morceaux, et bien mélanger pour les incorporer
  • Préchauffer le four quelques minutes et enfourner pour environ 25-30 min à 170°C

 

 
Bon dimanche !

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Oh, at(temps) un peu…

S’il y a bien une chose qui m’angoisse au delà du raisonnable, c’est l’impermanence des choses. Les marques du temps qui passe. Je n’aime rien moins que les fissures dans les murs, les volets écaillés et les départs des gens que j’aime.
La vieillesse me fait peur. Pas la mienne, pas encore, mais celles des objets, de la matière, des situations même. Cette pente invisible et inéluctable que nous fait dévaler le temps contre notre grès, à toute vitesse et sans branches amies auxquelles se raccrocher. Nous sommes des jouets dans le tourbillon de la vie. J’ai toujours eu du mal avec l’imperfection, les cicatrices, enfin tous ces petits signes du temps qui passe et nous rappelle que rien n’est éternel.
Comme si tout devait rester figé dans son essence. Ne pas bouger, ne pas évoluer sous peine de se fissurer instantanément. Je crois que ça a quelque chose à voir avec mon côté perfectionniste, mon besoin de stabilité et de contrôle que je cherche pourtant à maîtriser (ce paradoxe…). J’essaye chaque fois de me raisonner bien sûr, de voir le bon côté de tout ça, parce qu’après tout c’est ça la vie : les changements, les bascules, les virages à 90°, le mouvement perpétuel.

C’est un fait, rien ni personne ne peut y échapper à moins de vivre dans le musée de ses pensées ou de ses souvenirs. Mais c’est un peu triste, quand même.

Toujours, je ne peux m’empêcher de penser à… l’après. A chaque début, chaque commencement, j’envisage la fin, inéluctable. Comment goûter l’instant avec légèreté, comment absorber le moment présent sans penser à la suite, et gâcher le plaisir des retrouvailles ?
Je pense déjà à  « Tu me manques », alors qu’il est là, à côté de moi.

Dis, toi aussi parfois tu ressens l’angoisse du temps qui passe ?

Déambulation par belle soirée de mai


Je vous écris à cette heure de la journée où la chaleur est écrasante, les volets doucement clos pour tenter de conserver le peu de fraîcheur qu’il reste, dérangée de temps à autre par quelque courant d’air égaré.

Il y a quelques jours, j’ai ressorti cette crème à l’iris dont l’odeur me rend dingue. C’est une crème d’été, parce qu’elle en a l’odeur et que sa légèreté ne convient pas vraiment au reste de l’année. Alors je la remise au placard en attendant les beaux jours. Je l’avais un peu oubliée à vrai dire, quand je l’ai retrouvée par hasard j’ai murmuré dans ma tête avec cet air d’étonnement, « tiens, tu es là toi ? ».

Elle sent divinement bon.
Genre vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment,
BON.

Si bien que je pourrais passer la journée à me shooter à l’odeur (c’est un peu fou vous en conviendrez), si je n’avais autre chose à faire tel que : faire une lessive/un gâteau/mes devoirs/lire un livre.

Un soir avec mon amoureux (qui est merveilleux l’ai-je déjà dit ?), on est sortis prendre des photos. C’était en semaine, le soleil couchant cognait contre la fenêtre comme pour nous inviter à le rejoindre, et je me suis dit que la lumière devait être drôlement belle dehors. Alors on a mis nos chaussures et on est partis comme ça, en laissant tout en plan pour ne pas rater la lente descente de l’astre, les assiettes sales sur la table attendront oh!
C’était bien, c’était parfait, on a marché un peu puis pris les fleurs en photos. Après c’était notre tour, on a fait les fous derrière l’objectif en prenant des poses et je me suis laissée faire alors que je déteste ça.

Et puis retrouver les joies du marché du samedi matin, ce qui est drôlement chouette aussi, surtout quand le soleil nous fait l’honneur de sa présence. C’est comme un rendez-vous qu’on avait un peu oublié et qu’on est heureux de retrouver, c’est un festival d’odeurs et de couleurs qu’on a envie d’étreindre et de toucher. C’est l’arrivée tant attendue des fraises, celles dont on se réjouit bien à l’avance parce que ce sont les premières de la saison, – ça y est elles sont là ! Sans oublier la rhubarbe ramenée par fagots rougeoyants, et qui finira sans doute en compote embaumant délicieusement l’appartement.

C’est beau la vie



Et vous racontez-moi, c’est quoi vos petits bonheurs des jours qui rallongent ?
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