Chuchotis Marins - Page 7 sur 29 -

Déboires photographiques + mes sources d’inspiration

Si je reçus mon premier reflex pour mes seize ans (mon premier appareil photo tout court au demeurant, que j’utilise encore à ce jour), je me mis sérieusement à la photographie il y a seulement une petite année. Apprendre les prémices d’un monde fantastique que je ne connaissais guère, un univers à apprivoiser peuplé de règles des tiers, de bokeh et autres « cailloux ». Si je soupçonne Instagram et les jolis blogs d’être à l’origine de ce regain d’enthousiasme, le fait est que j’avais en moi cette petite graine depuis plusieurs années. Restait à affûter le regard et former l’œil, tel les muscles souples d’un athlète. Si les premiers progrès sont souvent fulgurants, la suite est parfois frustrante devant l’échec. En cas de doute, ne jamais oublier que tout artiste est passé par là !

Pleine de velléité à la pensée de tous les champs photographiques qui allaient s’ouvrir à moi, je décidai de m’offrir un trépied. Pas ce qu’on pourrait appeler un coup de tête – j’y pensais depuis un moment -, épluchant au passage tout ce que je pouvais trouver sur le sujet pour bien le choisir. Naïvement j’imaginais qu’il serait facile de l’utiliser, voire, qu’il ferait tout le travail (Mais bien sûr…). J’ai eu beau pester contre lui, trépigner d’impatience, tempêter (et puis me traiter de nulle aussi, mais ça c’était pas obligé)(Spoiler alert : ça ne résout rien), impossible de faire la mise au point là où je le voulais. Bon.
Finalement j’en revenais toujours au même point, celui de la facilité : « Chériiii, tu m’aides à prendre des photos steupléé ? », avec regard résigné du monsieur sus-mentionné.
Je me rends compte combien la photo a pris une place importante dans ma vie, jusqu’à l’intégrer totalement dans mon quotidien. Je me suis mise à voir la vie, ma vie, dans le prisme d’un appareil photo. Les couleurs, le cadrage, les petits détails…, chaque facette de mon environnement passée au crible pour y trouver une place précise dans le cadre. Si c’est assez déroutant au début (et follement amusant ?), ça a le mérite de me faire prendre conscience de la beauté qui nous entoure.
♥ Où je puise mon inspiration ♥

Je suis très peu touchée par les photos studio trop travaillées, trop chargées ou mises en scène à outrance, leur préférant de loin le charme de clichés plus naturels et à la composition épurée. La Toile est pleine de personnes aussi talentueuses qu’inspirantes, je vous livre ici mes principales sources lorsqu’il s’agit d’aller chercher l’inspiration. Il ne s’agit pas de copier trait pour trait le travail d’autrui, mais simplement de s’en inspirer afin de définir ce qui nous touche, ou bien de retrouver l’envie quand elle s’éloigne un peu trop. Comme le disait mon prof de Lettres préféré, « Le loup mange de l’agneau mais fait du loup« .

  • La douce Céline du blog Les Mots Ailés, dont les photos toutes douces et lumineuses sont ma première source d’inspiration. J’aime énormément son univers, qui met en lumière (tiens, tiens, photographie : littéralement écrire la lumière) les petits bonheurs du quotidien et rend la vie un peu plus extraordinaire.
  • Célie aka Miss Blemish, dont les articles sur ses questionnement photographiques me parlent tout particulièrement. J’aime aussi beaucoup l’univers qu’elle s’est créé autour de clichés de couleurs pastels et aux tons très blancs, presque effacés pour n’en laisser que la substantifique moelle.
  • Les jolies photos de la très talentueuse Caroline du Plus Bel Age, photographe de métier mais aussi rédactrice.
  • Instagram est également un très bel endroit numérique à explorer, le tout est de ne pas s’y noyer. Mon conseil : aller fouiller minutieusement dans les abonnements des personnes que l’on suit et dont on admire le travail, il y a de fortes chances de tomber sur de nouveaux comptes à l’atmosphère similaire.
 

Quelques articles pour apprivoiser le sujet


J’espère que cet article vous aura été un peu utile, et surtout, un dernier conseil : ne vous découragez pas devant vos premiers résultats ! 

La petite salade de fenouil à l’orange qui appelle le printemps.

Dites, vous aussi vous attendez le Printemps avec impatience ?
Je ne sais pas, c’est peut-être moi, mais je trouve l’hiver particulièrement long cette année. Remarquez, c’est sûrement la même chose tous les ans… Peut-être même que je vous ai écrit exactement la même chose l’année dernière, sur le blog. Mais à l’heure où je vous écris, le vent souffle à cent à l’heure sur fond de pluie torrentielle qui tape aux carreaux. Ce matin nous étions sûrement les deux seules âmes esseulées à s’aventurer dehors, à braver le froid et la pluie tout en pestant contre les parapluies qui se retournent à chaque rafale, dans le seul but de ramener quelques légumes bio à la maison. Est-on fou, hein.
Je n’ai jamais vraiment aimé le fenouil : il a longtemps fait partie des légumes que je déteste, au même titre que le céleri ou les endives. Ceci étant, j’ai aussi cette aptitude bizarre – quoique assez utile – à prendre plaisir à manger un aliment que je n’apprécie pas, juste parce que je sais qu’il est bon pour la santé. Vous avez dit maso ? Peut-être bien, un tout petit peu…

Pour cette petite salade en revanche, je n’ai pas eu à me forcer, bien au contraire ! Avec son petit air de salade de fruits, je suis sûre qu’elle plaira même aux plus réfractaires du fenouil. Et puis, elle a quand même un petit goût de printemps, et ça c’est un bon point. Sa fraîcheur, ses couleurs vives, ce croquant sous la dent…

 

Salade de fenouil à l’orange

Pour 2 personnes :

– 1 fenouil moyen
– 1 bonne poignée de cranberries séchées
– 1 bonne poignée de noix de cajou
– 1 orange bio + son zeste
– le jus d’un 1/2 citron bio

Préparation :

  • Détailler le fenouil en petits morceaux
  • Prélever les zeste de l’orange, puis la peler à vif et la détailler en petits quartiers. Ajouter au fenouil
  • Ajouter les cranberries et les noix de cajou, puis le jus de citron et bien mélanger le tout
  • Laisser reposer au frais quelques heures avant de déguster, elle n’en sera que meilleure
Bon appétit !

Pise la solaire.

En furetant un peu sur les internets avant notre départ pour préparer notre voyage, je me suis heurtée à de bien maigres trouvailles. Et pour cause : Pise, injustement dénigrée, souffre de la comparaison avec ses sœurs Sienne et Florence. Pourtant, ça aurait été bien dommage de ne pas lui laisser sa chance, à la belle Pise de Toscane et ses maisons aux couleurs chaudes !
Contre toute attente nous avons beaucoup, beaucoup apprécié cette ville chaleureuse, à commencer lors de notre arrivée par une promenade le long du fleuve Arno, dans la douce lumière du matin. Nous avions loué sur Airbnb un petit logement simple mais coquet, parfaitement situé dans le centre historique et par conséquent très proche à pied des lieux stratégiques à visiter. Ainsi nous n’avons pas du tout utilisé les transports en commun sauf à notre arrivée à la gare, avant de découvrir que celle-ci était en fait toute proche du centre-ville. 
Les personnes ayant comme moi le sens de l’orientation d’une taupe aveugle, seront ravies de découvrir que Pise a la taille d’un (joli) mouchoir de poche. C’est qu’il est très gratifiant de réussir à se repérer dans une ville étrangère, sans avoir à tourner en rond pendant des heures en maugréant sur son sens de l’orientation défaillant -où sur les panneaux mal foutus, au choix…
Pise ma belle, Pise aux mille couleurs, tu nous as fait chavirer. Nous avons parcouru tes ruelles bruissantes d’un italien chantant avec gourmandise, fureté dans tous les recoins que tu as bien voulu nous montrer, glissé sur ton fleuve d’une rive à l’autre, et savouré tes glaces comme si c’était le dernier repas de notre vie (ah-ah). 
Pise, tu nous as nourri le ventre et les yeux, la tête et le cœur.

Que faire à Pise 

♥ Se perdre dans les ruelles, nez en l’air, en admirant l’architecture de la ville et longer le fleuve qui sépare la ville en deux.
Lors de notre séjour, un dauphin avait même élu domicile près de l’un des ponts du fleuve, nous montrant sa trombine de temps à autre !
♥ Faire un saut à La Piazza dei Miracoli, juste le temps d’admirer ce lieu incontournable abritant la célèbre Tour penchée, mais aussi d’autres monuments d’envergure.
Lieu commun s’il en est, il vaut quand même le coup d’admirer ces merveilles de ses propres yeux !
♥ C’est un fait, on mange de TRÈS bonnes glaces à Pise ! Deux glaciers artisanaux testés et -largement- approuvés : La Bottega del Gelato et Il Gelato di Toto, aussi bons l’un que l’autre. Mention spécial pour les parfums Pistache et Noix, une merveille au goût authentique !
♥ Vivre quelques jours la Dolce Vita et se mettre à l’heure italienne en découvrant l’aperitivo, formule économique du soir qui consiste à ne payer qu’un verre et se voir offrir le buffet à volonté. Nous avons testé le Mimi Bar, mais il en existe plein d’autre au cœur de la ville !
♥ Jeter un œil au mur peint par Keith Haring, avec ses célèbres petits personnages de toutes les couleurs.
♥ Saliver devant la vitrine de boulangeries au charme rétro remplie de pâtisseries traditionnelles
♥ Rapporter du Chianti, vin rouge de Toscane, ou des paquets de pâtes de toutes les couleurs (décidémment, la couleur est partout par ici). Pise regorge aussi de mille douceurs sucrées qui collent au palais, des déliceux Cantuccini à la pistache (mon dieu !) à l’exquis Panforte (mon dieu again !), grosse pâtisserie sucrée aux fruits secs et aux épices originaire de Sienne
La jolie ville de Lucca où nous avons fait un saut, à 30 min en train de Pise

« Parlez-moi d’amooour » (petits plaisirs de la vie à deux)

Après avoir lu l’article le plus choupinou de la blogosphère (enfin, je ne les ai pas tous lus mais c’est Céline alors foncez !) sur les clés d’un couple qui dure, j’ai eu moi aussi envie d’écrire un article Spécial St-Valentin. Cette fête toute rose qui n’a pas forcément bonne presse, considérée comme commerciale et dégoulinante de mièvrerie par les uns – et donc totalement indigne d’intérêt -, incontournable pour les autres. Mais toute proportion gardée, je trouve qu’il n’est pas inutile de fêter l’Amour dans ce monde un peu trop violent, et de rappeler aux gens qu’on aime qu’on les aime, justement (la vie est trop courte pour oublier de le dire, merde !).

J’aurais pu vous raconter comme il est doux de vivre avec lui, que c’est une évidence entre deux êtres qui ont dû se rencontrer dans une vie antérieure, qui sait. Que je n’ai jamais eu cette pointe d’appréhension qui touche généralement deux personnes sur le point de vivre ensemble, mélange d’excitation à l’idée de vivre une nouvelle aventure et de peur que ça ne fonctionne pas. C’est très étrange et en même temps rassurant, de se rendre compte que oui la vie peut être simple parfois, qu’il y a des évidences qui ne se refusent pas.
A la place j’ai eu envie de lister tous ces petits bonheurs de la vie à deux, qui rendent les jours un peu plus lumineux et les soirées un peu plus belles. Bien sûr je ne dis pas que c’est triste de vivre seul, je suis moi-même plutôt indépendante de manière générale, et vivre seule pendant trois ans dans un petit 9m² ne m’a pas été désagréable. Pourtant, pour rien au monde je ne retournerais en arrière… Peut-être que certains rituels vous sembleront familiers, ou bien que vous en aurez inventé d’autres à votre image. Dans tous les cas, je serais curieuse de les connaître 🙂

♥ Les petits bonheurs de la vie à deux ♥

– Me coller à lui dans le lit, et oublier pour un temps les grosses chaussettes dont je suis coutumière en temps normal. Sachez-le, dormir à deux est excellent en terme d’économie d’énergie !
– Quand avant d’aller prendre sa douche il m’enjoint de ne pas m’endormir avant qu’il ait fini, « qu’on puisse papoter un peu avant de dormir » (je fooonds devant sa propension à la communication)
– Lorsqu’on refait le monde, à notre façon, et que l’on a de grandes discussions philosophiques (ou pas…)

– Quand un réveil inopiné me cueille au milieu de la nuit, sa main que je serre dans la mienne avant de me rendormir tout contre son dos

– Les promenades du dimanche au bord du lac, avant de rentrer prendre le goûter comme des enfants qui n’en sont plus tout à fait. Les goûter du dimanche sont toujours les meilleurs, non ? L’odeur des gâteaux maison en toile de fond, et le temps qu’on prend (enfin) pour soi.

– Quand il remarque que j’ai changé de coupe/coiffure/bijoux, que j’ai un nouveau vêtement. Qu’il remarque toujours ces petits détails, quoi qu’on affirme sur les hommes…
– Quand il me propose de faire à manger/la vaisselle alors que c’est mon tour, mais que je suis trop fatiguée pour le faire. (ou, avouons-le, flemmarde… Je lui renvois bien-sûr la pareille en une autre occasion hein, n’allez pas croire que je l’exploite !)
– Aller faire les courses ensemble au magasin bio comme on part à l’aventure ou en voyage, en vu du délicieux repas qu’on a prévu de préparer ensemble. S’arrêter sur tel ou tel ingrédient nouveau, imaginer ce qu’on pourrait en faire et prévoir de l’acheter à la prochaine session courses.
– Décider de se préparer un petit apéritif à boire rien que tous les deux, comme ça, sans raison. Juste pour rendre cette soirée un peu plus spéciale qu’elle ne l’est en réalité.
– Cuisiner à quatre mains, le voir s’affairer à touiller nos potions magiques dans la casserole et jouer avec les épices. Sourire de le voir s’amuser avec la pâte à pizza, tellement moelleuse et agréable à travailler.
– Etre de mauvaise humeur et le voir essayer de tout arranger. Quand il propose de me faire un massage, et que je me laisse pétrir entre ses mains magiques
– Se mettre sur la canapé avec un plaid et regarder un film serrés l’un contre l’autre. S’agacer un peu de nous gâcher la surprise lorsqu’il connaît les dialogues par cœur, mais sourire très fort devant sa mémoire d’éléphant.

– C’est être ensemble 7 jours/7 sans se lasser et en redemander, et trépigner d’impatience en comptant les heures ou les dodos en cas d »éloignement

♥ ♥ ♥


{Cantine végé} Le Bar à lire, à Valenciennes

Depuis quelques mois, un nouveau petit salon de thé a vu le jour à Valenciennes. Un endroit comme je les aime et qu’on trouve malheureusement trop peu par ici, où l’on peut déguster boissons chaudes et pâtisseries à l’abri du monde et dans une ambiance chaleureuse. Moi qui me déplaçais souvent à Lille pour profiter de ce genre de lieu, c’est un petit plaisir de constater que ça sera désormais possible sans prendre le train.

C’est une amie qui m’a parlé en premier de cette bonne adresses, en mettant en avant le fait qu’on pouvait également y déguster des petits plats végétaliens à l’heure du déjeuner. Renseignements pris, je découvre que c’est également une bouquinerie remplies de livres d’occasion, autant qu’une petite cantine avec quelques tables.
On a décidé d’y déjeuner un midi, après que la carte du jour affichée sur leur page Facebook nous ait mis l’eau à la bouche. Ce jour-là, donc, nous sommes attirés par une assiette de curry de légumes au lait de coco (pléonasme ou pas ? Y’a-t-il toujours du lait de coco dans les curry ?) avec son accompagnement de riz et de falafels maison. L’assiette paraît petite de prime abord mais il n’en est rien, petits-yeux-plus-gros-que-le-ventre que nous sommes ! Bien que le riz fût un peu collant à mon goût, nous nous sommes tout de même régalés. Je n’avais malheureusement plus faim pour un dessert mais mon acolyte préféré, lui, a opté pour un petit muffin banane-chocolat qu’il a eu l’air d’apprécier, eût égard au temps d’engloutissement ne dépassant pas les trente secondes.

Si la carte n’est pas entièrement végétalienne, je suis ravie de pouvoir trouver ce genre d’options dans une petite ville telle que Valenciennes ! Preuve en est que les régimes sans produits animaux se démocratisent, même en dehors de Paris.
Les livres disposés un peu partout dans des étagères, les meubles de récupération aux couleurs vives et les murs de briques -typiques de la région- participent à la chaleur de la déco, et font que l’on s’y sent vraiment bien.

Le Bar à Lire
16 Square Crasseau
59300 Valenciennes 
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