MENUMENU
Chuchotis Marins - Page 7 sur 32 -

Mots d’été



Ce matin, j’ai reçu une visite lumineuse.

 
Il a traversé la fenêtre, sans un bruit, comme un vagabond volant une miche de pain négligemment posée sur une table.
 
Je l’ai aperçu dans le miroir alors que je peignais mes cheveux, regard furtif aux yeux d’or.  
Il a paru surpris de me voir, croyant sans doute trouver la maison vide.
 
Il a paru intimidé, puis s’est posé sur ma joue – douce caresse -, sur ma main et mon épaule, comme pour me dire qu’il ne m’en voulait pas d’avoir découvert ses visites secrètes. Habit de lumière sur  peau nue. 
 
Il est allé prendre place sur le fauteuil près de la fenêtre, sans bouger, m’observant vaquer à mes occupations d’été.
 

Et puis sans un mot, comme un vieil ami qui prend congé, l’astre solaire s’est évanoui.

Chers vous qui me lisez,

Je reprends doucement le chemin du blog, que je n’avais pas totalement abandonné physiquement (le dernier article n’a que deux semaines en fin de compte !) mais par l’esprit. J’avoue l’avoir totalement occulté ces deux dernières semaines, pour me consacrer corps et âme à mes derniers exams de l’année. C’est que je ne tiens pas spécialement à revenir en Août pour les rattrapages, voyez-vous.Mais voilà, les derniers partiels terminés, l’année est enfin bouclée ! Je me réjouis déjà des jours dorés qui m’attendent, plein d’expérimentations culinaires, de lectures tirées de ma liste-de-titres-à-lire-AB-SO-LU-MENT (il y a beaucoup trop de tirets dans ce terme), de rooibos glacé et de repos. C’est la perspective de ce chouette programme qui m’a fait tenir, durant ces derniers jours où il m’a fallu tout donner pour atteindre la ligne d’arrivée.

Aussi, quelque chose de nouveau se trame par ici, et je fais de petits bonds d’impatience à l’idée de vous en parler. Dans les coulisses, à l’abri des regards, le blog se transforme, se pare de brises marines et renaîtra dans quelques temps. Nouvelle plateforme, un nom de domaine rien qu’à moi et… nouveau nom ! Après plus de deux années à vivre sa petite vie dans cet endroit, la chenille se transforme enfin en un joli papillon prêt à vous chuchoter toutes sortes de mots, photos, recettes et petites histoires.

Stay tuned ! 

 

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De beaux muffins aux fraises. (VGL)

Tous les samedis matin depuis que la saison bat son plein, c’est le même rituel. Nous nous précipitons au stand des fraises, vite-vite-vite faites-qu’il-en-reste-je-vous-en-prie !, avant de repartir (la plupart du temps. Il y a des jours plus tristes que d’autres, vous savez) avec le petit paquet tant convoité sous le bras.

Jusqu’à présent, je n’avais jamais expérimenté les fraises au four. C’est que cela m’apparaissait comme une hérésie, une atteinte à la dignité de la fraise fraîche. Cela ne se faisait pas, c’est tout. Et puis, récemment, j’ai changé d’avis…

Le problème avec avec ces demoiselles, c’est qu’elles finissent souvent englouties plus vite qu’il ne nous faut pour courir les acheter, et c’est un peu embêtant. On aimerait les faire durer, prolonger le plaisir, pour avoir chaque jour de la semaine un petit rubis frais à déguster.

Seule solution au manque que j’ai trouvée, prolonger le délice par le supplice du four. Notez, ce n’est peut-être pas très judicieux, sous cette chaleur dominical de mois de juin, que de vous proposer d’allumer votre four. Mais je vous le promets solennellement, vous ne le regretterez pas.

Pour 6 muffins
 
 
Ingrédients :
– 200 g de farine
– 90 g de sucre complet type Rapadura
– 1 càc de bicarbonate de soude
– 1 pincée de sel
– 2 càS d’huile de coco fondue
– lait végétal, d’avoine ici
– 5 belles fraises
Préparation :
  • Mélanger dans un saladier tous les ingrédients secs, puis l’huile de coco et le lait.
  • Bien mélanger, et rajouter du lait si nécessaire afin d’obtenir une pâte fluide
  • Ajouter les fraises coupées en petits morceaux, et bien mélanger pour les incorporer
  • Préchauffer le four quelques minutes et enfourner pour environ 25-30 min à 170°C

 

 
Bon dimanche !

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Oh, at(temps) un peu…

S’il y a bien une chose qui m’angoisse au delà du raisonnable, c’est l’impermanence des choses. Les marques du temps qui passe. Je n’aime rien moins que les fissures dans les murs, les volets écaillés et les départs des gens que j’aime.
La vieillesse me fait peur. Pas la mienne, pas encore, mais celles des objets, de la matière, des situations même. Cette pente invisible et inéluctable que nous fait dévaler le temps contre notre grès, à toute vitesse et sans branches amies auxquelles se raccrocher. Nous sommes des jouets dans le tourbillon de la vie. J’ai toujours eu du mal avec l’imperfection, les cicatrices, enfin tous ces petits signes du temps qui passe et nous rappelle que rien n’est éternel.
Comme si tout devait rester figé dans son essence. Ne pas bouger, ne pas évoluer sous peine de se fissurer instantanément. Je crois que ça a quelque chose à voir avec mon côté perfectionniste, mon besoin de stabilité et de contrôle que je cherche pourtant à maîtriser (ce paradoxe…). J’essaye chaque fois de me raisonner bien sûr, de voir le bon côté de tout ça, parce qu’après tout c’est ça la vie : les changements, les bascules, les virages à 90°, le mouvement perpétuel.

C’est un fait, rien ni personne ne peut y échapper à moins de vivre dans le musée de ses pensées ou de ses souvenirs. Mais c’est un peu triste, quand même.

Toujours, je ne peux m’empêcher de penser à… l’après. A chaque début, chaque commencement, j’envisage la fin, inéluctable. Comment goûter l’instant avec légèreté, comment absorber le moment présent sans penser à la suite, et gâcher le plaisir des retrouvailles ?
Je pense déjà à  « Tu me manques », alors qu’il est là, à côté de moi.

Dis, toi aussi parfois tu ressens l’angoisse du temps qui passe ?

Déambulation par belle soirée de mai


Je vous écris à cette heure de la journée où la chaleur est écrasante, les volets doucement clos pour tenter de conserver le peu de fraîcheur qu’il reste, dérangée de temps à autre par quelque courant d’air égaré.

Il y a quelques jours, j’ai ressorti cette crème à l’iris dont l’odeur me rend dingue. C’est une crème d’été, parce qu’elle en a l’odeur et que sa légèreté ne convient pas vraiment au reste de l’année. Alors je la remise au placard en attendant les beaux jours. Je l’avais un peu oubliée à vrai dire, quand je l’ai retrouvée par hasard j’ai murmuré dans ma tête avec cet air d’étonnement, « tiens, tu es là toi ? ».

Elle sent divinement bon.
Genre vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment,
BON.

Si bien que je pourrais passer la journée à me shooter à l’odeur (c’est un peu fou vous en conviendrez), si je n’avais autre chose à faire tel que : faire une lessive/un gâteau/mes devoirs/lire un livre.

Un soir avec mon amoureux (qui est merveilleux l’ai-je déjà dit ?), on est sortis prendre des photos. C’était en semaine, le soleil couchant cognait contre la fenêtre comme pour nous inviter à le rejoindre, et je me suis dit que la lumière devait être drôlement belle dehors. Alors on a mis nos chaussures et on est partis comme ça, en laissant tout en plan pour ne pas rater la lente descente de l’astre, les assiettes sales sur la table attendront oh!
C’était bien, c’était parfait, on a marché un peu puis pris les fleurs en photos. Après c’était notre tour, on a fait les fous derrière l’objectif en prenant des poses et je me suis laissée faire alors que je déteste ça.

Et puis retrouver les joies du marché du samedi matin, ce qui est drôlement chouette aussi, surtout quand le soleil nous fait l’honneur de sa présence. C’est comme un rendez-vous qu’on avait un peu oublié et qu’on est heureux de retrouver, c’est un festival d’odeurs et de couleurs qu’on a envie d’étreindre et de toucher. C’est l’arrivée tant attendue des fraises, celles dont on se réjouit bien à l’avance parce que ce sont les premières de la saison, – ça y est elles sont là ! Sans oublier la rhubarbe ramenée par fagots rougeoyants, et qui finira sans doute en compote embaumant délicieusement l’appartement.

C’est beau la vie



Et vous racontez-moi, c’est quoi vos petits bonheurs des jours qui rallongent ?

Bruxelles, une première fois

Un samedi de mai nous sommes partis à Bruxelles, ce n’était pas vraiment prévu. En réalité ça faisait un petit moment qu’on rêvait de découvrir la ville, mais sans voiture c’est un peu plus difficile que de partir sur un coup de tête, un sac à dos sous le bras. Pourtant c’est un peu ce qu’on a fait. Le vendredi soir nous réservions un covoit, le samedi matin nous étions sur la route, encore ensommeillés mais la soif d’aventures chevillée au corps. La technologie a du bon, sans aucun doute.
Cette fois je n’ai pas pu prévoir les différentes étapes dans les moindres détails comme je le fais d’habitude, je n’avais que la soirée pour définir les grandes lignes de notre périple. Je ne suis pas très à l’aise avec l’improvisation à vrai dire, mais de temps en temps ça ne fait pas de mal de fonctionner autrement. J’ai eu la chance, dans les méandres parfois obscurs des internets, de tomber sur un article très utile dont on a suivi les pas, sans oublier au passage de se perdre dans les petites rues, parce que c’est un peu ce qui fait le sel des découvertes c’est bien connu.

Evidemment on ne peut pas tout voir en une journée, mais notre circuit nous a quand même permis d’en apercevoir pas mal et de ressentir l’atmosphère de Bruxelles. On a pas mal marché, trouvé un petit restaurant sympa qui servait des burgers végé délicieux et des frites maison (c’est le Ellis gourmet burger), dégusté quelques pintes comme il se doit (bien que je ne sois pas trop fan de bière) et dégusté des gaufres à tomber, puis fait un petit coucou au célèbre Manneken-Pis revêtu pour l’occasion d’une robe et d’un calot. Ce garçonnet s’est avéré beaucoup plus petit que ce que l’on pensait, sans compter la foule amassée qui le cachait…

Quelques idées de choses à voir à Bruxelles

Voici une (toute) petite liste d’endroits que nous avons vus et qui nous ont bien plu, sans toutefois prétendre à l’exhaustivité vous l’aurez compris :

– Première étape, le musée de la Bande Dessinée ! Nous ne pouvions raisonnablement pas passer à côté de ce célèbre musée, alors nous y sommes allés juste avant le déjeuner. Nous avons beaucoup aimé cette incursion dans l’histoire de la BD, de son invention il y a des milliers d’années (les prémices…) à sa forme contemporaine, en passant par le roman graphique. Ensuite, petit passage obligé au magasin accolé, dédié à ce genre littéraire parfois sous-estimé et très bien fourni. Sans aucun doute une caverne d’Ali baba pour les fanatiques du genre !

– Le ventre criant famine d’avoir parcouru tant de kilomètres à pied, pause gourmande et méritée chez Ellis gourmet Burger, une bonne adresse dénichée sur Internet. C’est très bon avec pas mal de fait-maison, les prix sont plutôt raisonnables et leur limonade-maison aux fraises est super rafraîchissante. Nous nous en tirons pour 17€ chacun, pour un menu composé d’un burger, frites et limonade.

– Petit passage au Musée des Brasseurs Belges dont la visite nous a simplement déçus du fait de la pauvreté de « l’exposition », ce qui nous a amené à penser que ce n’était qu’un attrape-touriste. Le musée en lui-même consiste en fait en une pièce réduite avec quelques cuves et un petit film de trente minutes, suivi d’une « dégustation » à une table du petit bar attenant. 5€ pour une dégustation succincte de bière, donc.

– Et comme nous ne pouvions décemment pas quitter le pays sans une dégustation de gaufres en bonne et due forme (hé!), nous nous sommes précipités chez Le Funambule, minuscule échoppe située juste à côté du Manneken-Pis, et qui ne nous a décidément pas déçus ! Les gaufres sont bonnes, très très bonnes même, et à un prix défiant toute concurrence.

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