MENUMENU
Lecture Archives - Chuchotis Marins

Lecture

Mon (ultime) TOP 10 de 2018 (romans, BD..)

Ainsi s’achève 2018, dans la joie et l’allégresse des jours qui rallongent. Hum, les jours qui rallongent sont sans doute la seule chose qui va dans ce pays (monde ?) qui part à vaux-l’eau. Mais enfin, il faut se raccrocher à ces petites choses.

De mon côté cette fin d’année fût un très bon cru littéraire, avec de très très belles découvertes qui ont fait palpiter mon petit palpitant. Ce genre de lectures qui vous donnent envie de danser la samba en maillot de bain dans votre salon et de révolutionner le monde autour de vous. Et le plus beau, c’est que j’ai été heureuse de constater que toutes ces œuvres ont été écrites par… des femmes ! Je ne l’ai pas fait exprès, mais croyez-moi j’en suis ravie.

Reprenant mon Journal de lecture dans lequel je consigne toutes ces pépites (et les autres aussi, pas de jaloux), voici pour vous mesdames, mesdemoiselles, messieurs et mesdemoiseaux :

* MON TOP 10 LITTÉRAIRE DE L’ANNÉE 2018 *

(en vrac et pas dans l’ordre je vous préviens, parce que j’ai vraiment eu du mal à les classer : je les ai tous trouvés excellents dans leur genre)(La fille qui veut ménager la chèvre et le chou, quoi)

 

– BD / Romans graphiques –

 

♥ Les culottés (T. 1 & 2) – Pénélope Bagieu

J’ai tellement aimé lire et découvrir ces destins de femmes hors du commun, qui ont su s’extraire de ce que la société (patriarcale, il faut le dire) attendait d’elle pour vivre leur propre vie. Le genre de récits qui donne envie de déplacer des montagnes et d’aller au bout de ses rêves, et qu’on devrait mettre entre toutes les mains des petites filles à qui ont demande ce qu’elles veulent faire plus tard.

♥ Parole d’honneur – Leïla Slimani & Laëtitia Coryn

De Leïla Slimani j’avais aimé le roman Une chanson douce. Ici, elle recueille les témoignage intimes de femmes marocaines sur l’hypocrisie de la société dans laquelle elles vivent, qui condamne leur liberté sexuelle tandis que les hommes, eux, s’autorisent la fréquentation de prostituées (Eh oui, tant que c’est caché tout va bien…). Des rencontres qui font réagir, s’indigner, et espérer qu’un changement surviendra… Une très belle BD à offrir ! (je l’ai d’ailleurs offerte à ma maman pour Noël)

♥ La différence invisible – Julie Dachez & Mademoiselle Caroline

Après avoir lu sa BD en début d’année dernière, j’ai assisté il y a quelques jours à une rencontre avec Julie Dachez. A 27 ans, et après plusieurs années d’errances médicales, Julie découvre avec soulagement qu’elle est autiste. De cette particularité qu’elle nomme sa « différence invisible », elle en fait une BD retraçant son parcours. J’ai adoré cette BD, qui m’a permis de comprendre un peu mieux cette différence (et non maladie…). Les illustrations et le choix des couleurs, réalisés par Mademoiselle Caroline, m’ont en outre beaucoup plu.

 

– Romans –

♥ No et moi – Delphine de Vigan

C’est le premier roman de cette auteur que je lisais, et j’en ai été immensément touchée. Je l’ai lu à une période de ma vie où je ne me sentais pas très bien, et cette histoire d’amitié entre une adolescente surdouée et une jeune fille de la rue m’a d’une certaine façon réconfortée, bien qu’il ne soit pas des plus joyeux (j’en avais d’ailleurs fait une critique ici). Par la suite j’ai continué de découvrir l’oeuvre de Delphine, et je crois qu’elle restera l’une de mes plumes préférées de l’année ! Si vous ne la connaissiez pas encore, allez vite vous procurer celui-ci ou Jours sans faim ♥ (aussi dans mon TOP 10)

♥ Dans la forêt – Jean Hegland

Croyez-le ou non, mais ce roman fût publié pour la première fois en 1996 ! Difficile à croire, tant le sujet est encore terriblement d’actualité ! A croire que l’Homme n’évolue pas sur ces questions d’écologie. A force de le voir vanté partout je me suis laissée tenter, et je n’ai pas été déçue. C’est une des fictions qui m’a fait le plus réfléchir cette année : à l’avenir incertain de notre monde, à sa déchéance possible et aux moyens de l’en empêcher, à une certaine résilience…  Un roman assez noir donc, mais nécessaire et à la plume agréable. Attention néanmoins à certains passages choquants.

♥ Songe à la douceur – Clémentine Beauvais

Celui-là, je ne pensais pas l’aimer à ce point. Pour être honnête, je pensais même ne PAS l’aimer du tout. Je ne sais pas d’où sortent ces préjugés que j’ai envers certains livres parfois… Et puis Plouf est passée par là, à en vanter les mérites plusieurs fois sur les réseaux, alors j’ai succombé et suis tombée tête la première dans les bras de ce roman plus profond qu’il n’y paraît. Mention spéciale pour l’écriture en vers plaisante et fort originale !

♥ Americanah – Chimamanda Ngozi Adichie

J’ai dévoré ce roman en une poignée de jours, alors ne vous laissez pas impressionner par son épaisseur. De ce récit du périple d’une jeune nigériane effrontée entre deux continents, j’ai adoré le ton irrévérencieux, politiquement incorrect et l’humour de la jeune femme. Sur quinze ans on suit le parcours d’Ifemelu, entre réflexions sur la « race » (au sens sociologique du terme), l’amour et les racines. Un roman impertinent que j’ai poussé mon copain à offrir à sa grand-mère pour Noël, tant j’étais persuadée que ça lui plairait.

♥ King Kong Théorie – Virginie Despentes

On aime ou on déteste le personnage de Despentes, personnellement j’ai choisi mon camp : j’adore son côté effronté et grande gueule, pourtant tellement loin de mon caractère. Embarquée depuis quelques temps dans une soif d’apprentissages sur le mouvement féministe, je me suis mise en tête de faire le tour des « meilleurs » ouvrages sur le sujet. Je ne pouvais donc pas passer à côté de ce court essai « pro-prostitution et pornographie« , au point de vue original et aux arguments convaincants. Un bon basique sur la question à lire au moins une fois.

♥ La folle rencontre de Flora et Max – Coline Pierré & Martin Page

Alors là les ami(e)s, on tient du lourd. Ce tout petit roman épistolaire entre une jeune détenue et un adolescent atteint de phobie sociale est une pépite en or, de ceux que l’on aimerait lus par la planète entière. C’est drôle, touchant, lumineux et infiniment beau : un phare dans la nuit. Si vous ne deviez retenir qu’un seul livre de cette liste, ce serait celui-ci (Mais pourquoi choisir, après tout ? Lisez-les toooous !). J’ai ouï dire dans mon oreillette qu’une suite des aventures de ces deux-là serait déjà sortie, et c’est la meilleure nouvelle de ma journée !

Voilà, j’espère que vous trouverez quelques idées dans cette liste, n’hésitez pas également à me parler de vos lectures à vous !

J’en profite pour vous souhaiter une excellente année 2019 (oh bah oui tiens, il était temps…), remplie de joie, d’ami(e)s sur qui compter, de bonne nourriture et de livres. Lisez des livres, achetez des livres, empruntez-les, offrez-en ! C’est tout ce que je vous souhaite.

My absolute darling, mon avis

Gabriel Tallent a mis huit longues années à publier ce premier roman, et honnêtement ça ne m’étonne guère vu le mastodonte qu’il représente. C’est d’abord le titre qui m’a attirée, sonnant terriblement romantique, puis la jolie couverture. Pourtant, ce roman n’a vraiment rien de romantique, croyez-moi…

Parce que pardonnez-moi, mais My absolute darling est un putain de roman sombre et brutal (dirais-je même bestialqui prend aux tripes et ne les lâche plus jusqu’à la dernière page. Malgré quelques petites longueurs liées à la description détaillée de paysages somptueux, je n’ai pas pu le lâcher avant la fin, tournant les pages encore et encore. A certains égards l’héroïne m’a faite penser à celle du film Les combattants, semblable à cette jeune fille farouche et renfermée (jouée par Adèle Haendel) qu’une rencontre inattendue va peu à peu transformer.

Suffocant et d’une rare violence, parfois à la limite du supportable, certaines descriptions m’ont vraiment révulsée (je pense notamment à un certain passage à la fin du chapitre 1. Ceux qui savent SAVENT…).

Julia Alveston, qui se surnomme elle-même « Turtle » et souhaite qu’on l’appelle ainsi, est aussi « Croquette » pour son père Martin, qui l’aime d’un amour fou et absolu (« My absolute darling »). Depuis la mort de sa mère, ils vivent dans cette petite bicoque rafistolée de bric et de broc sur la côte sauvage Californienne. Là, ils vivent repliés sur eux-même et à l’écart du monde, pétris de méfiance envers l’extérieur. Dès le début, on comprend que cet amour hors-norme, exclusif et démesuré, est une pure folie, tout comme la passion de Julia pour les armes.

Lors d’une balade solitaire en forêt Turtle rencontre Jacob, adolescent fantasque et aventurier, qui réussit à percer sa carapace. Bientôt un lien de confiance et de survie se tisse entre eux, qui devient un grain de sable dans la relation fusionnelle père-fille et déclenche la colère sourde de Martin : l’équilibre est brisé, le compte à rebours de la folie enclenché jusqu’au drame final, sanglant et irrémédiable.

Malgré tout, je n’ai pas réussi à m’attacher à Turtle ni à la trouver sympathique comme j’ai pu le lire dans des critiques. Je l’ai trouvée trop impénétrable pour pouvoir la comprendre, trop résignée pour pouvoir la plaindre. Sa confiance aveugle envers son père m’a parue assez insupportable, et je lui en ai voulu, oui, d’accepter un peu trop facilement les sévices qu’elle subie depuis des années. J’imagine que ce n’est pas aussi simple que ça, mais plusieurs fois au cours de ce roman j’ai eu envie de la traiter d’idiote et de lui crier de s’enfuir de cet enfer (je suis sûrement un peu dure, oui…).

Dieu merci, la fin adoucit quelque peu le récit et nous permet de souffler. Il était temps hein, on commençait à suffoquer. Pour autant, je ne crois pas que ce roman soit à mettre entre les mains des cœurs les plus sensibles, sauf à aimer souffrir en lisant (c’est mon cas, ha ha)… A l’heure où j’écris ces lignes, je suis encore incapable de savoir si j’ai aimé ou non ce roman. Mais une chose est sûre, il m’a fortement perturbée et ne cesse d’occuper mon esprit, et je suis persuadée qu’il y laissera une trace durable.

 

Avez-vous lu ce roman, l’avez-vous aimé ?

Qu’en avez-vous pensé ?

 

Où je tombe sous le charme de la plume de Delphine de Vigan (No et moi)

Mardi, fin d’après-midi, la nuit tombe doucement comme un manteau de velours. Je sors d’une journée de cours ennuyeuse à pleurer, et j’ai désespérément besoin d’un livre pour me remonter le moral. L’école d’ingénieur n’est décidément pas pour moi, que diable suis-je venue faire ici…

 

Mon échappatoire

J’arpente les rayons de la bibliothèque, m’abreuvant de titres enjôleurs et de tranches bien droites. Les bains de livres ont toujours été ma solution à moi, je m’en rends compte maintenant. La vue de tous ces bouquins m’apaise littéralement. Ce soir-là, plus que jamais, j’ai faim de pages à tourner et de mots à avaler.

Je tombe sur ce titre que j’ai déjà vu maintes fois, et qui ne m’a jamais vraiment donné envie. Je me souviens du film, sorti quelques années plus tôt. Moui, bof… L’instinct me pousse pourtant à m’en emparer. Ça fait tilt dans ma tête : Camille en a parlé une fois sur Twitter, Camille dont j’adore les billets remplis de tendresse et de souvenirs. On cherche toujours un peu à ressembler aux gens qu’on admire non ? Alors je le prends.

Sitôt rentrée je me jette dessus comme une affamée. Je prends le plaid, mes jambes ramenées sous les genoux, et j’entre dedans. Une page, deux pages. Puis le reste défile. Je ne peux plus m’arrêter, je suis happée par l’histoire. Cette toute jeune fille bien trop précoce, qui a compris le monde avant les adultes, me touche. Je me fais la réflexion que j’aurais dû emprunter ce livre plus tôt. Quelle merveille, comment ai-je pu passer à côté ?

Ce beau roman aborde avec douceur des questions sensibles comme le deuil d’un bébé, la dépression et la difficulté d’être soi lorsque l’on est « différent ». La plume de Delphine est fluide, concise, incroyablement juste. Je m’insurge contre ce monde cruel et insensible qui met des jeunes filles à la rue. Je souris (et pleure, un peu), pleine d’espoir, à ce début d’amitié touchant comme une rosée du matin.

Ce livre, sur qui je ne misais pas grand-chose (allez savoir pourquoi), m’a bouleversée au-delà de ce que j’imaginais.

(Alors bien sûr, je vous le conseille mille fois.)

Trois petites choses littéraires (décembre 2017)

J’aime ces petits rendez-vous du dimanche sur le blog, de moi à moi et de moi avec vous, quelques minutes volées à nos emplois du temps surchargés pour venir vous écrire ici. Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de trois petites choses, qui sont en vérité de petits bonbons littéraires, et qui ont accompagné (embelli !) ma semaine.

  • Petit pays, Gaël Faye ♥

Il y a, d’abord, ce petit roman bouleversant dont les dernières pages m’ont fait monter les larmes aux yeux. Je l’ai refermé, bouleversée, incapable de faire un geste. Dans les rayonnages il était à côté de Chanson douce, que je voulais lire depuis longtemps, collés l’un contre l’autre alors je les ai pris tous deux. Je n’avais pas le cœur à les séparer. C’est l’histoire de Gabriel et sa bande de copains (qui m’a d’ailleurs fait penser aux aventures du Petit Nicolas), de leur enfance heureuse au Burundi, petit pays d’Afrique, avant que n’éclate la guerre et l’épuration ethnique. Je connaissais Gaël Faye (très rapidement) en tant que rappeur et compositeur, pas du tout comme écrivain. Ce premier roman à la narration impeccable, petit bijou empreint de poésie malgré l’horreur, est un petit chef d’oeuvre que j’ai eu envie d’offrir à tout le monde.

  • La page suivante, Les mots ailés

La semaine dernière, Céline nous présentait sur son blog sa dernière création, de petites vidéos intimistes et artistiques sur les livres qui ont marqué sa vie. Et je suis absolument enthousiasmée ! Le deuxième épisode, sorti hier, met en lumière un roman jeunesse et fantasy de Pierre Bottero : Ellana. Je ne suis pas très fantasy, mais plus jeune je me rappelle avoir adoré La quête d’Ewilan (dont Ellana est le spin-off) du même auteur, alors je suis bien tentée de découvrir celui-ci. La vidéo vaut vraiment le détour, rien que pour ses jolis plans et la voix douce de Céline nous lisant quelques lignes. Idéal pour prendre une pause douceur à l’heure du thé.

  • Le cœur battant de nos mères, Britt Bennett.

Il était posé là, en évidence, dans le coin « Nouveautés » de ma bibliothèque. Attirée par sa couverture colorée et le titre qui me disait quelque chose, je l’ai emprunté. Je n’en suis encore qu’au chapitre Quatre mais je suis déjà conquise par ce premier roman d’une jeune femme de 27 ans (je suis toujours admirative – voire un peu envieuse, soyons honnête – devant l’âge de certains artistes…). C’est l’histoire de Nadia, 17 ans, dont la mère vient de se suicider et qui vient d’avorter (beaucoup de traumatismes pour une seule jeune fille…). Dans la communauté religieuse noire et stricte qui l’a vue grandir, elle doit en plus endurer leur jugement et les silences de son père. J’aime beaucoup le style, à la fois simple et percutant, de ce roman à la deuxième personnes du pluriel. Qui est ce nous narrateur et mystérieux ? Un récit captivant parfait pour les jours froids d’hiver.

 

Et vous, que lisez-vous  en ce moment ? Quelles sont les œuvres qui vous ont enthousiasmés ?

« Lire, c’est voyager  » : trois livres, trois univers

Salut les petits amis, j’espère que vous allez bien et n’êtes pas (encore) (trop) frigorifiés. (Moi c’est limite…)

Avez-vous remarqué comme le temps semble ralentir ces temps-ci, comme si l’automne avait déjà laissé place à l’hiver en s’en allant sur la pointe des pieds ? Il fait nuit de plus en plus tôt, et les arbres sont maintenant aussi nus que des nouveaux nés : je crois que l’on est bel et bien entrés dans cette période de l’année où la seule activité satisfaisante consiste à sortir du lit le plus tard possible et de boire du chaud, du chaud, et encore du chaud ! (Vive le lait d’épeautre au cacao, si réconfortant par les temps qui courent). J’ai déjà envie de préparer des sablés aux Quatre-épices en écoutant des chants de Noël, comme tous les ans à la même période. Plus cliché on meurt (mais ne mourrez pas, s’il vous plaît. J’ai besoin de vous pour lire cet article, hein)

Quelle meilleure période de l’année que celle-ci pour rester chez soi avec un bon livre ? (je veux dire, à part l’été. Mais l’été on va aussi à la plage alors ça ne compte pas). Cet article attend dans mes brouillons depuis plusieurs semaines déjà, car je dois vous avouer quelque chose : lorsque je me suis lancée dans le NaNoWriMo – que j’ai malheureusement arrêté, faute de temps – j’ai vraiment eu du mal à concilier ce challenge avec mon blog. Comme si cette avalanche de mots était trop pour un seul esprit et menaçait de se déverser tel un torrent en furie. Bref, ce fût compliqué.

Mais me revoilà, pour vous parler de trois lectures récentes qui m’ont bien plu et que j’aimerais vous faire découvrir !

Voyager… au pays du Soleil Levant

 

J’aime le nattô – Julie Blanchin Fujita

Direction le Japon avec ce délicieux petit roman graphique. C’est d’abord son titre qui m’a interpellée (le natto, qu’est-ce donc que cette chose ?) puis ses jolies illustrations à l’aquarelle. Il se lit en une petite poignée d’heures et se déguste comme un moshi, cette délicieuse pâtisserie japonaise fourrée à la pâte de haricots rouges. Parfait pour faire une pause après la lecture interminable que j’ai eu du mal à terminer.

J’ai adoré suivre la jeune femme dans son périple, au grès de ses pérégrinations et de ses découvertes d’une culture et des mœurs différentes des nôtres. Je connais beaucoup de personnes dans mon entourage passionnées par le Japon, ce n’était pas forcément mon cas jusqu’à ce que je lise ces pages. Résultat : j’ai maintenant envie de découvrir ce pays, et je gage que ce sera votre cas !

 Voyager… au pays de l’enfance

 

Neverland – Timothée de Fombelle

Qui ne connaît pas Timothée de Fombelle, auteur jeunesse de la saga Tobie Lolness ? Il se lance pour la première fois dans la littérature adulte, sans pour autant mettre de côté son thème de prédilection qu’est l’enfance. Devenu un homme, de Fombelle décide de partir à la recherche de l’Enfance (avec une majuscule sivouplé), et nous embarque avec lui dans cette longue quête faite de souvenirs enfouis et de sensations : comme une madeleine de Proust, chaque objet, chaque odeur est prétexte à un retour en arrière.

On retrouve évidemment l’univers onirique et poétique propre à l’auteur, qui nous régale de ses jolis mots. Cependant, par certains côtés j’ai trouvé Neverland assez sombre et mélancolique, et si je dois être tout à fait honnête j’ai été quelque peu mitigée quant à ce conte philosophique. Si j’ai tourné les pages avec un certain plaisir (et un plaisir certain), cette lecture ne m’a pas autant enthousiasmée que ses romans jeunesse… Pour finir, je dirais que c’est quand même une jolie madeleine de Proust à déguster lors d’une journée pluvieuse de fin d’automne. (Mais à éviter si vous êtes déprimés…)

Voyager… dans les tréfonds d’une société où les libertés individuelles sont bafouées

The heart goes last – Margaret Atwood

Stan et Charmaine, jeune couple américain, sont touchés de plein fouet par la crise économique qui touche les USA. Après avoir perdu leur travail, ils se voient contraints de loger dans leur voiture. Alors quand ils voient à la télé une publicité qui leur promet une vie de rêve dans la ville de Concilience, ils n’hésitent pas une seconde et s’engagent.

Cette lecture, j’ai vraiment eu du mal à la terminer. Ce qui est terriblement injuste à son égard puisque je l’ai vraiment appréciée, au delà du simple « moui, c’est pas mal » qui aurait pu justifier un tel rythme de ma part. Peut-être était-ce la langue, car c’était le premier roman que je lisais en langue originale (c’est bête, mais je n’avais jamais osé jusque-là bien que je maîtrise plutôt bien l’anglais)(du moins à l’écrit…), mais je n’ai pas vraiment d’explications. Bref, j’ai eu l’impression de mettre littéralement DES SIÈCLES à finir ce roman.

Pourtant, je vous encourage vivement à découvrir ce roman et à vous faire votre avis ! The Heart goes last (c’est le coeur qui lâche en dernier, en français) est encore une belle dystopie de la prêtresse-es-dystopie, j’ai nommé Margaret Atwood. Ayant lu auparavant La Servante Ecarlate, j’ai trouvé The Heart Goes Last plus réussi et plus vivant, notamment au sujet des personnages et des actions (mais je pense que le propos s’y prêtait davantage). C’était mon petit roman-défi du mois, pour me mettre doucement à la lecture en version originale.

 

Et vous, connaissez-vous ces livres ? Etes-vous tentés de les découvrir ?

 

Design par ASALINE